19/09/2016

The Free State of Jones

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a aa 1.pngTHE FREE STATE OF JONES

Une vérité moins plastique

Le film de Gary Ross, un drame historique, nous apporte un nouvel et terrible éclairage sur la guerre de Sécession. D'abord, la cruauté obscène des combats, sorte de 14-18 américano-américain, déchire l'écran. Des questions, souvent tues, jaillissent, pertinentes et troublantes : faut-il que les pauvres se sacrifient dans une guerre fratricide au profit des gros propriétaires ? Faut-il que nous soyons, nous, pauvres péquenots sacrifiés, des acteurs de l'injustice raciale, de l'esclavage ? Mais plus encore, le film s'oppose farouchement au kitsch de l'histoire, à l'embellissement crapuleux de l'histoire. Le cinéaste, qui réalise ici un film tiré de faits réels, en quelques mots, nous le donne à entendre dans une interview dont voici les références : 

http://cinema.jeuxactu.com/news-cinema-matthew-mcconaughe...

On traite d'une période que les Américains ont découverte dans leurs livres d'histoire dans le style :"la guerre est finie, l'esclavage est aboli et tout est résolu". Mais ce n'est pas ce qui s'est passé. A peine les esclaves ont-ils été affranchis qu'ils ont à nouveau été réduits en esclavage durant la Reconstruction. Ce n'est pas vraiment un sujet qui intéresse les Américains.

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Le grand acteur Mathew McConaughey, qui incarne Newton Knight - le personnage central - avec un talent et une conviction époustouflants, ne s'inquiète qu'à moitié du demi-succès rencontré par le film aux USA. Il sent que ce film bouscule l'imagier américain, il sent que ce film est une sorte de vent de vérité qui rattrape la légende. Il a une opinion bien claire sur cela, une opinion qui s'accorde bien avec celle du cinéaste :

C'est un film éminemment pertinent. Et cela même s'il n'a pas rencontré un énorme succès aux Etats-Unis. Tout comme Gary Ross, j'en tire une grande fierté. Il gagnera en notoriété avec les années. On peut se perdre en conjectures sur pourquoi le film n'a pas mieux marché. Mais bon, c'est un film dont le sujet est intense. Ce n'est pas un film léger sur lequel on discute en gobant du popcorn. C'est un film qui vous pousse à vous regarder dans le miroir. 

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Le film révèle, né d'un dégoût de l'exploitation de l'être et de la folie meurtrière des combats, un foyer de sédition gaucho-libertaire, égalitaire et coopératif. C'est Knight qui en est le fondateur. Il ne s'agit pas de l'instauration du paradis sur terre. Mais les choses éclosent lentement, douloureusement, comme au travers d'un grand chaos. Une lutte s'engage pour l'émancipation du prolétaire exploité, pour l'émancipation de l'Afro-américain, pour la propriété partagée. On s'en doute, ceci blesse aux entournures le spectateur lambada assis sur l'oeuf un peu rance de son rêve américain. Knight est là, figure laborieuse, humble, déterminée, meurtrie d'un défi qui sera écrasé et qu'on piétine aujourd'hui encore.

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Un grand film original

Après la mort violente de son neveu dans les tranchées, l'infirmier Knight, témoin privilégié de l'horrible boucherie, déserte et se réfugie dans le bayou. Il fonde, avec des fugitifs noirs comme lui cachés, une sorte de communauté à laquelle d'autres, Noirs et Blancs vont se rallier. L'ennemi commun, c'est le riche planteur du Sud. Knight s'éprend d'une jeune Noire avec qui il aura un enfant. Pour lui, tous les êtres sont égaux et doivent se comporter de façon solidaire. Chacun doit posséder sa part de terre et le fruit de son labeur. 

Le film de Ross se distingue de la geste hollywoodienne et de ses avatars. Il est filmé avec une certaine sobriété, un souci réaliste, il est surtout habité par une humanité poignante et pourtant se tient à l'écart de toutes les séductions faciles, de toutes les bassesses du genre. Il est soutenu par une équipe d'acteurs puissamment habitée par la qualité du projet cinématographique. Mathew McConaughy y est inspiré, brillant, personnel. Toute la distribution culmine, et, pour n'oublier pas quelques astres dans le ciel du film, je veux mentionner, dans le rôle de Rachel Knight, la très convaincante Gugu Mbatha Raw ou, dans celui de  Moses Washington, l'excellent Mahershala Ali. 

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Liens utiles :

BANDE SON

https://www.youtube.com/watch?v=J_22DoDBUhA

https://www.youtube.com/watch?v=chEyPzrHv8g

TRAILER 

https://www.youtube.com/watch?v=y_38WdArR20

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13:22 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent |  Facebook |

18/09/2016

Les Chroniques du Poisson Pilote n° 28

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Trop de choses captivantes durant mes déambulations. Il faut qu'à nouveau je recueille, je retienne ces merveilles parues dans la coulée iconographique.

Karine Burckel

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/karine-burckel/

On le sait, j'aime le travail de cette artiste singulière, sa quête de quelque chose qui excède de loin (sans jamais le nier) l'intérêt plastique du corps. Autre regard, plus dense, plus original, plus ouvert, plus existentiel, plus tendu sur l'image de la femme. Une longue et captivante approche de tous les aspects de l'humanité de l'être féminin. Un travail photographique d'une expressivité rare. Passionnant. Je vois cette image. Il faut que je l'emporte. C'est un joyau pour mon musée virtuel.

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René Peccolo

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/rene-peccolo/

La aussi, chez le peintre René Peccolo, une puissance d'expression absolument hallucinante. J'aime l'univers auquel il se consacre, j'aime la façon originale, sombre et marquée, frappée de lumière, intense, presque sacrée avec laquelle il le traite. Il y a de l'icône sociale dans l'oeuvre. Une dignité. Une douleur regardée. Une admirable humanité. Tout ceci est très à l'écart, chez Burckel ou chez Peccolo, de la vague de superficialité charmante qu'on voit délaver l'imagier internautique.  Je prends et j'emmène.

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Krys Gilbert

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/krys-gilbert/

Krys Gilbert aussi, elle est au nombre des gens profonds, singuliers, surprenants que j'aime. Elle est folle, poignante, incisive, inventive, sombre, corrosive, rock'n roll, savamment graphique, un peu anar, touchante, formidablement douée, elle a mis au point une geste très personnelle, un trait, une atmosphère, un esprit. Tout m'y plaît. Elle peut émouvoir, provoquer, secouer, gifler, caresser, mélanger le cynisme et la tendresse. Elle est toujours au-delà de l'indifférence. Caricaturiste, poétesse, esthète, libertaire, toujours avec ardeur. Je recueille ici, attendri et touché, ces précieuses petites âmes jumelles. Elle nous fait là une fleur que je cueille avec tendresse et empressement.

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Linda Fry

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/linda-fry/

Oui, je me suis pris d'affection et de tendresse pour les petits portraits de Linda Fry. Délicats, nostalgiques, joyeux, inspirés, ils ont une qualité de présence, de grâce et d'évidence à quoi je succombe invariablement. La joaillerie de leurs yeux achève de m'étourdir. Ce sont pour moi de beaux instants de poésie visuelle, une poésie simple, traversière.

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Béatrice Fortin

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/beatrice-fortin/

Oui, je reçois toujours Béatrice l'enchanteresse avec joie. Elle, avec son cortège de fête, de conte, de fumée magique, avec ses couleurs, sa geste allègre, avec ses beautés aériennes ou aquatiques, ses rubans d'oiseaux. Oui, j'aime l'art de Béatrice la fée bienfaisante, l'artiste-sirène, la semeuse d'étincelles. Elle a en outre le beau visage de son oeuvre, son amabilité et son charme. Tant et si bien qu'on dirait qu'elle peint ce qu'elle est, que toute son oeuvre est une vaste et lumineuse évocation de son jardin intérieur.  

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16/09/2016

Séverine Lenhard

Séverine Lenhard

Les beautés de la magie domestique

a len a.jpgJe reviens, pour le moment, sur mes photographes favoris. Parmi eux, il y a Séverine Lenhard. Séverine Lenhard la Poitevine et sa geste si personnelle, si originale, si pleine d'oxygène, de talent, de grâce et de vie. J'ai pris le temps, déjà, de justifier mon admiration dans une suite d'articles et de collaborations. Mais il faut que j'y revienne encore. Inlassablement, fidèlement. J'aime aller respirer dans ses albums, dans les prés lumineux de son esthétique, dans l'univers de Gaspard et de Suzanne, ses beaux modèles et enfants qui sont tour à tour astronautes, hypnotiseurs de bovidés, fleurs, vitraux, acteurs chez Murnau, prodiges, acrobates, faons, cabris, dompteurs de pétales, fées et oiseaux en passe d'envol, songeurs. J'ai le goût de ces atmosphères feutrées et chaleureuses, vibrantes, de cette complicité, de ces contes visuels, de cette poésie qui se régénère sans cesse, se relance, rebondit. Rien n'est tendre et beau comme ce voile de pudeur amoureuse levé sur l'intime, rien n'est délicat et charmant comme cette virtuosité à recueillir le pollen volatil de la vie. Séverine l'orpailleuse, la cueilleuse de paillettes d'or, a atteint dans l'art de capturer le délicat, le bel et le tendre l'habileté d'un oiseau qui tresse son nid et le brio d'un artiste qui ourdit son oeuvre.

(Ci-contre, Séverine Lenhard dans le temps de son printemps)  

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14/09/2016

Nelly Kaplan - Entrez, c'est ouvert (autobiographie, L'Âge d'Homme, 2016)

NELLY KAPLAN SE LIVRE

Entrez, c'est ouvert - Autobiographie - L'Âge d'Homme - 2016

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Voilà que dans une toute récente autobiographie, la cinéaste et romancière Nelly Kaplan parcourt la surface jusqu'à présent accomplie de sa vie. Et nous la découvrons entre son enfance argentine et aujourd'hui, à l'instant même où elle rédige les dernières phrases de son récit autobiographique. La Flibustière est en forme, elle est inspirée, elle conçoit un récit haletant découpé en petits épisodes denses et alertes. La lecture du récit est savoureuse, émouvante, libre. Le courant vous emporte et vous chahute, vous trouble, vous émeut. Tout est là, la fillette originale, un peu fugueuse, rebelle à l'autorité, aimée des siens mais souvent incomprise, parfois redoutée. La jeune fille, bonne étudiante, est avide de lectures. Elle dévore la bibliothèque paternelle. L'ouvrage de Breton et Soupault, Les Champs magnétiques, qu'elle découvre en espagnol, la passionne. Une autre passion la dévore : le cinéma. Les origines juives sont racontées, avec les angoisses. Advient l'heure du départ à bord du Claude Bernard pour la France d'une très jeune femme résolue, d'une aventurière téméraire sans argent et qui ne parle pas le français. La dêche dans Paris. Les petits boulots. L'apprentissage accéléré de la langue avec la radio et la presse. Les immenses rencontres. Gance, Soupault, Fraenkel, Mandiargues, Breton, Picasso, Masson, les collaborations superbes. Et l'aventure de la création : écriture, cinéma. Et les amours libres, foudroyantes, libres, fiévreuses, libres ! Les succès, les échecs, le caractère tranché, volontaire d'une Piratesse qui ne s'avoue jamais vaincue. L'histoire des films, des livres est racontée avec malice, intensité et cet accent d'orgueil taquin et désarçonnant qui n'appartient qu'à l'artiste et que nous aimons sans modération. Le ton est enlevé, léger, hilarant, grave, profond, tragique, une sensibilité troublante traverse l'oeuvre, l'exhausse. Mais la sorcière est rebelle, aucun bûcher ne lui convient, l'artiste est libertaire, insolente, inflexible. Elle peut connaître des colères rougeoyantes, en venir aux poings pour défendre une oeuvre. Elle ne s'attarde pas au ressentiment, une élévation d'esprit préside au récit, une dignité, une noblesse. Et le goût immodéré de l'énormité, de la provoc. Et Nelly Kaplan est une travailleuse obstinée, parfois jusqu'au vertige. L'ouvrage a sa lucidité pour lui, son absence de complaisance. Les obstacles ont été nombreux, il a fallu ferrailler souvent. Mais le sens vital de la liberté n'a jamais cédé, le désir inextinguible de créer non plus. l'audace n'a pas renoncé. Au final, un livre original, singulier, passionnant au diapason de l'oeuvre atypique et audacieuse et déjà historique de Nelly Kaplan. Car oui, sa place est faite dans l'histoire du cinéma français. Nous sommes dans l'attente d'un nouveau défi.

Petite promenade dans une grande oeuvre

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12/09/2016

Mes actrices - My favorite actresses

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Sophie Barjac - Christine Pascal - Romy Schneider - Giulietta Masina- Hilary Swank

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Maiwenn - Marina Foïs - Kristin Scott-Thomas - Christine Boisson - Agata Kulesza

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Charlotte Gainsbourg - Glenda Jackson - Irène Jacob - Anna Magnani - Kate Winslet

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Catherine Jacob - Marie Trintignant - Suzanne Flon - Kathy Bates - Muriel Combeau

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Agata Trzebuchowska - Marina Vlady - Anna Thomson - Halle Berry - Agnès Jaoui

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Judi Dench - Claudia Cardinale - Merryl Streep - Sofia Loren - Caroline Cellier

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Catherine Frot - Elizabeth Montgomery - Jamie Lee Curtis - Sandrine Kiberlain - Amy Adams

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Anita Ekberg - Maggie Smith - Magali Noel - Julie Depardieu - Marisa Tomasi

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Ellen Burstyn - Louise Fletcher - Irène Papas - Mylène Demongeot - Natalia Dontcheva

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Mira Sorvino - Pam Grier - Liz Taylor - Anouk Aimée - Willeke van Ammelroy

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Kerry Washington - Louise Brooks - Jacqueline Maillan - Maureen O'Hara - Bernadette Laffont

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Gina Rowland - Sissi Spacek - Tsilla Chelton - Jessica Lange - Sylvie Joly

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Chiara Mastroianni - Emmanuelle Devos - Sandrine Bonnaire - Vanessa Paradis

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Ingrid Thulin - Marthe Keller - Tracy Camilla Johns - Reese Witherspoon - Halina Reijn

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Sandra Milo - Naomi Watts - Scarlett Johnasson - Gunnel Lindblom

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Cat Blanchett - Emmanuelle Seigner - Faye Dunaway - Julianne Moore - Anna Thomson

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Barbara Steele - Valeria Bruni-Tedeschi - Anne Brochet - Anna Galiena - Fanny Ardant

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Frances Mc Dormand - Helena Bonham Carter - Jacqueline Bisset - Marianne Sagebrecht - Mira Sorvino

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Claude Jade - Myriam Mézières - Sarah Miles - Margaret Avery - Harriet Andersson

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Natacha Régnier - Anouk Aimée -  Amy Ryan - Elodie Bouchez - Delle Bolton

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Tsetsegee Byamba - Liv Ullmann - Marie Trintignant - Paulette Goddard - Suzanne Flon

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Emilie Dequenne - Bridget Fonda - Brenda Blethyn - Marianne Jean-Baptiste - Laura Smet

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Michelle Pfeiffer - Charlotte Rampling - Laura Dern - Emily Watson - Angela Bassett

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Katrin Cartlidge - Andréa Ferréol - Christina Ricci - Annie Girardot - Aissa Maiga

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Marisa Berenson - Sandrine Bonnaire - Simone Signoret - Yolande Moreau 

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Sheree North - Vimala Pons - Emmanuelle Seignier- Christelle Cornil

17:14 Publié dans Mes actrices | Lien permanent |  Facebook |

09/09/2016

Les grands pictorialistes : Pierre Dubreuil

P i e r r e    D u b r e u i l

https://www.photo-arago.fr/C.aspx?VP3=CMS3&VF=GPPO26_...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pierre_Dubreuil_(photographe)

http://www.christies.com/lotfinder/photographs/pierre-dub...

Pictorialiste français (1872-1944). Fils d'une famille aisée, il se lance dans la photographie à l'âge de 16 ans. Après une collaboration avec le photographe français Louis-Jean Delton, spécialisé dans le reportage hippique, Dubreuil intègre la Société photographique de Lille. Dubreuil prend son essor, le Photo-Club de Paris, en 1896, accepte cinq de ses épreuves, il est admis en 1900 au sein au sein du Linked Ring Brotherhood de LOndres et une de ses oeuvres est publiée dans Camera Work, la revue de Stieglitz. Dubreuil photographie les monuments de Paris, composant ainsi une suite remarquable. Six photographies de lui, qu'il avait envoyées pour publication dans Camera Work ne seront pas publiées mais  exposées à l'Exposition internationale à la galerie Albright de Buffalo. Durant la première guerre, Dubreuil est ambulancier, sa maison est saccagée et son matériel photographique lui est dérobé. En 1923, il revient néanmoins à la photographie en ralliant l'Association belge de photographie (il en deviendra le président en 1932). Il expose beaucoup et publie au sein de l'Association des textes sur la technique et l'esthétique photographiques. En 1935, la Royal Photographic Society de Londres lui consacre une rétrospective en exposant de cent cinquante œuvres. Ses archives, confiées en 43 à la société Gevaert, seront détruites lors d'un bombardement.  

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08/09/2016

Les grands pictorialistes : Clarence Hudson White

Clarence Hudson White

Photographe américain né dans l'Ohio (1871-1925)

Adolescent, il est curieux intellectuellement et attiré par les arts. Comptable dans l'épicerie de son père, il ne dispose pas de grands moyens financiers.  Autodidacte de la photographie, il se passionne pour cet art et met les membres de sa famille à contribution en les faisant poser. Il est toujours aimanté par la lumière avec laquelle il entretient de merveilleux rapports. En 1898; il présente ses œuvres au premier salon de la photographie de Philadelphie. L'année suivante, il intègre le jury de la manifestation et fait la rencontre de Fred Holland Day, Gertrude Käsebier, Edward Steichen et Alfred Stieglitz. Il est là parmi les étoiles. Il va en devenir une lui-même. En 1902, il participe à la fondation du groupe Photo Secession où sévissent les pictorialistes.

http://www.universalis.fr/encyclopedie/photo-secession/ 

Il devient portraitiste itinérant, puis s'installe avec sa famille à New-York en 1906. L'université de Columbia, qui instaure un tout nouveau cours de photographie, le sollicite pour donner le premier cours de photographie. Il mettra, pour animer ses cours, ses amis à contribution (Fred Holland Day ou Gertrude Käsebier). Notons que cet emploi le libère des obligations de la photographie commerciale. Il fonde ensuite sa propre école, la Clarence H. White School of Photography à New-York tout en assumant conjointement des cours au Brooklyn Institute of Arts and Sciences. Il va avoir une influence considérable sur la nouvelle génération de photographes. Il a pour élèves des gens comme Laura Gilpin, Margaret Bourke-White, Dorothea Lange, Paul Outerbridge ou Doris Ulmann. Bien que d'obédience socialiste, White ne cherche pas la transmission d'un message politique dans son art. Il est seulement habité par le désir de créer de la beauté. Il le sera jusqu'à son dernier jour.

Les élèves de White

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Laura Gilpin

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Margaret Bourke-White

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Dorothea Lange

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Paul Outerbridge

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Doris Ulmann

Les photographies de White

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07/09/2016

Les grands pictorialistes : Rudolph Dührkoop

R u d o l p h    D ü h r k o o p

https://fr.wikipedia.org/wiki/Rudolf_D%C3%BChrkoop

http://www.nationalmediamuseum.org.uk/Collection/Photogra...

https://books.google.be/books?id=norFsq8c-2MC&pg=PA26...

http://data.bnf.fr/15078200/rudolf_duhrkoop/

(1848-1918). Voici, en la personne de ce Hambourgeois autodidacte, une des étoiles allemandes du pictorialisme. Il s'établit en 1883 en tant que photographe professionnel. On va voir, en découvrant ses albums, l'artiste élégant, distingué, original et inspiré qu'il était. Un sens extraordinaire de la mise en scène, de la ligne, une grande exigence esthétique, un art singulier, personnel du cadrage et de la composition. Homme de la nuance, de la délicatesse, chantre d'une féminité exquise et noble, saupoudrée d'une vapeur de spiritualité, poète visuel de la maternité et de l'enfance, il compte parmi mes préférés. Dührkoop travaillait souvent avec sa propre fille, Myna Diez-Dührkoop qui apporte peut-être à l'oeuvre cette pointe de distinction féminine,  ce petit supplément éthéré, peut-être a-t-elle aussi une part dans le choix des thèmes. Ce à quoi je ne veux pas circonscrire sa possible influence. Mais je connais trop peu ces artistes pour en dire davantage. Myna reprit l'atelier après la disparition de son père.

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T h o m a s    L e e    S y m s

J'ai trouvé cette photographie de Thomas Lee Syms sur qui je ne trouve à peu près rien. Il est anglais, il est présenté comme un photographe victorien (1867-1938). La photographie me ravit.

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06/09/2016

Les grands pictorialistes : Constant Puyo

C o n s t a n t    P u y o

 https://en.wikipedia.org/wiki/Constant_Puyo

https://www.youtube.com/watch?v=tj1Bb6xktHQ

http://mastersofphotography.blogspot.be/2012/02/charles-e...

https://www.photo-arago.fr/C.aspx?VP3=CMS3&VF=GPPO26_...

Constant Puyo (1857-1933) est un pictorialiste français majeur, il est aussi un des théoriciens du mouvement. Sorti de l'Ecole polytechnique, Puyo fait carrière dans l'artillerie. Dès 1880, il se passionne pour la photographie. Avec un autre polytechnicien, Jean Leclerc de Pulligny, il met au point un appareil  photographique qui permet l'exploitation du flou artistique. En 1894, il entre au Photo-Club de Paris (fondé en 1888), il en deviendra le président en 1921. En 1902, il quitte la carrière militaire pour se consacrer pleinement à la photographie. Esthète, technicien hors-pair, artiste doué d'une très grande sensibilité, Puyo est un phare du pictorialisme. Sa quête photographique est aimantée par la sublimation du sujet. 

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05/09/2016

Hautes figures du Pictorialisme (suite) Julia Margaret Cameron, Alvin Langdon Coburn, Fernand Bignon

Julia Margaret Cameron

http://mu-inthecity.com/2015/05/julia-margaret-cameron-ph...

http://info.arte.tv/fr/focus-sur-la-photographe-julia-mar...

https://fr.wikipedia.org/wiki/Julia_Margaret_Cameron

Photographe britannique (1815-1879) dont la carrière artistique se concentre sur 12 ans. Elle vient tard à la photographie, sa fille lui offre son premier appareil photographique alors qu'elle est âgée de 48 ans. Ce cadeau sera à l'origine d'une foudroyante passion. Grande portraitiste, elle puise son inspiration chez les peintres préraphaélites. Elle recherche dans son travail la façon de dépasser la précision documentaire. Elle concentre sa quête sur la beauté, l'esthétique, la signature artistique. Son portrait doit rendre des éléments de la personnalité qu'elle saisit. On peut dire qu'elle invente le flou artistique. Regardée comme la photographe de l'âme, c'est une des premières femmes à marquer l'histoire de la photographie. Bien d'autres viendront par la suite.

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Alvin Langdon Coburn

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alvin_Langdon_Coburn

http://www.moma.org/collection/artists/1164

https://www.youtube.com/watch?v=KOVcWUQHNC4

Photographe américano-photographique (1882-1966), il est essentiellement portraitiste mais ses paysages ont une beauté fascinante. Il a publié chez Stieglitz. Il a aussi travaillé l'aspect abstrait de la photographie. Avec Ezra Pound, il prend part au mouvement appelé le vorticisme (l'art prend vie dans le tourbillon des émotions) et produit des vortographies.

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Rodin

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G.B. Shaw

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Fernand Bignon

https://fr.wikipedia.org/wiki/Fernand_Bignon

http://www.wikimanche.fr/Fernand_Bignon

http://www.archivesenligne.fr/education/item/bignon-fernand

http://www.thydelor.eu/photographie/bignon.html

http://www.poleimagehn.com/archives-expositions-hors-les-...

http://photo-graphie.biz/2009/bignon/bignon.html

Photographe et cinéaste amateur français (1888-1969), Bignon est d'abord agriculteur (la ferme est une des grandes scènes de son art) et horloger. Pictorialiste superbe imprégné d'impressionnisme, formidable esthète des gestes familiers, alchimiste et poète de la lumière, artiste méticuleux, exigeant, habité, portraitiste inspiré des siens, Bignon, - qui semble enchanté, possédé par les virtualités de son art -, est l'auteur de somptueuses icônes du quotidien. Ses photographies ont côtoyé en exposition les œuvres des plus grands (Emerson, Puyo, Demachy), ses œuvres ont été exposées un peu partout dans le monde. 

L'iconographie de la présentation est issue du magnifique lien suivant :

http://photo-graphie.biz/2009/bignon/galerie2.html

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