18/04/2013

Louis SCUTENAIRE

METTEZ-VOUS DANS L’AMOUR

Les jambes nues très haut

La grandeur folie des yeux

Au fond de la gorge ce peu de voix

Pour des bas noirs bon gré mal gré

Les bras nus jusqu’au milieu des épaules nues et les aisselles nues

Au bord des seins

Entrave d’ivoire de la robe pour le corps plus haut et plus bas que les hanches et les hanches nues

La jupe

A peine la courbe des genoux ou les genoux droits

Pliés pour unir la plénitude des jambes aux cuisses élargies

Au palais la fraîcheur des cuisses et leur forme

La saveur

L’odeur

Les gouttes de la pluie sur le manteau et sur les cheveux

Les cheveux

Les rides aux commissures d’une lèvre ont détruit le regret

La courbe du sexe de la femme définie par le maillot noir très juste

Les souliers à l’extrême découpé

La perfection de la jupe au-delà des chaussettes blanches roulées

La jupe

Et les jambes nues très haut

 

Ce sont les serrures du bruit que les yeux viennent fermer

 

Louis Scutenaire

10:32 Publié dans Choix de poèmes | Lien permanent |  Facebook |

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