20/04/2013

Tristan Tzara

la grande complainte de mon obscurité deux

regarde mes cheveux ont poussé les ressorts du cerveau sont des lézards jaunis qui se liquéfient parfois

le pendu

troué

arbre

le soldat

dans les régions boueuses où les oiseaux se collent en silence chevalier astral

tapisseries fanées

acide qui ne brule pas à la manière des panthères dans les cages le jet-d’eau s’échappe et monte vers les autres couleurs

 

tremblements

souffrance ma fille du rien bleu et lointain

ma tête est vide come une armoire d’hôtel

dis-moi lentement les poissons des humbles tremblent et se cassent

quand veux-tu partir

le sable

passe-port

désir

et le pont rompre à tièrce résistance

l’espace

policiers

l’empereur

lourd

sable

quelle meuble quelle lampe inventer pour ton âme

septembre de papier gaz

dans l’imprimerie

 

je t’aime les citrons qui gonflent sur la glace nous séparent ma mère mes veines le long du seigneur

ma mère

ma mère ma mère tu attends dans la neige amassée électricité

fabuleux

discipline

 

les feuilles se groupent en constructions d’ailes nous tranquillisent sur une île et monte comme l’ordre des archanges

 

feu blanc

 

Tristan TZARA

12:32 Publié dans Choix de poèmes | Lien permanent |  Facebook |

Les commentaires sont fermés.