03/12/2013

Jean-Marie Flémal

Matin de brouillard dans les prés Génois
Au bout de trois cents pas je suis perdu
Je me retourne en tous sens et m’inquiète
« Lepage tu n’es qu’une vieille bête »
me dis-je en rallumant ma cigarette
et en me remettant obstinément
en route vers là-bas où j’imagine
que doivent se trouver les quelques aulnes
restés au beau milieu des vastes prés
Et c’est ainsi que j’arrive au chemin
qui fait le tour des deux étangs Beauthié
Plus tard de retour je croise Génois
qui me regarde en rigolant : « Les aulnes ?
Je les ai sciés voici quinze jours »

 

Jean-Marie FLÉMAL

18:49 Publié dans Choix de poèmes | Lien permanent |  Facebook |

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