31/12/2013

Katia Poulin

KATIA POULIN

Vision, vérithé & envoûtement

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a katia 1.jpgPour couronner mon année de prospection artistique, je vais présenter une remarquable artiste. Katia Poulin. J'aime les élans superbes de son art, j’aime ces silhouettes végétales, longues et flexibles renoncules féminines, orchidées sublimes, j'aime la rencontre chorégraphique qu’elle organise entre le hiéroglyphe et Alfons Mucha, le mélange envoûtant qu’elle réalise entre l’esprit de Klimt et l’âme impressionniste, je trouve la superbe hantise des merveilleux spectres lumineux du fastueux Odilon Redon, et je trouve en légères applications cet « or de leurs corps » de Gauguin, oui, j’aime chez Katia Poulin cet élan métaphysique vers l’or, un or volatil, exquis, sensuel, j’aime ses beautés suaves en calme natation dans de splendides bains de couleurs, j’aime son entreprise esthétique de réinvention de la beauté, de la grâce, de l’infusion de la grâce dans des ors liquides. Toute scène de vie est ici sublimée, promue scène onirique. Théâtre rêvé, aérien. Katia Poulin est en relation intime avec le resplendissement, avec le radieux, avec la mise au point formidablement originale de sa vision du resplendissement. Oui, voilà, une vision porte l’œuvre, la soulève, l’habite, l’irrigue, lui confère ce pouvoir d’hypnose. La peinture de Katia Poulin embaume exquisément, elle répand des parfums raffinés et hallucinogènes. C’est un baume étrange, inédit, qui exalte et apaise, dans le même mouvement.

Il y aurait bien ici quelque chose de mode, il y aurait bien quelques délicats soupçons du tracé des croquis de mode en haute couture : mais alors d’une mode indémodable qui fait tenir en un mouvement le temps qui va de l’antique au contemporain, qui saisit la vapeur du drapé, son élan, son tomber, la chute même du rein, qui capte et exprime la mystique sensuelle d’une présence. Mode intemporelle de l'élégance. Et nuance essentielle : l’âme ici double l’habit.   

Ici, des indices baudelairiens se mêlent aux délicieux bains de couleurs, des correspondances livrent leurs échos. Ici,  tout n’est qu’ordre et beauté, luxe, calme et volupté. Le vrai monde, l’immonde sont laissés sur le seuil. Ici, même la petite fièvre danse posément, ici, même la solitude est en rapport avec l’heureuse mélodie d’une sonate. Ici, c’est un autre monde mais un lieu uni, un bel endroit, une cime. C’est le lieu d’un voyage tel que Baudelaire le chante. Ici, on est au-delà d’une porte, on entre dans l’ouate intime et moelleuse d’un songe. Ici, point de vérité. Seulement une vérithé exquise, allongée de laudanum, seulement une quête du beau couronnée d’étincellements. Ici, le phantasme à nouveau, - en raison de sa grâce, de son exquisité, de sa vénusté tout juste esquissée – s’écrit avec ph. Ici, l’art, poème visuel rend visible et fait briller. Que fait-il briller, étinceler ? Cette formule magique de Char : « Le poème est l’amour réalisé du désir demeuré désir ». Oui, ce sont à cette magie, à ce vertige, à cette merveille qu’il faut relier l’art de Katia Poulin.

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