25/01/2014

Linda Fry

L I N D A    F R Y

un merveilleux pincement au coeur

https://www.facebook.com/LindafryCreates?fref=ts

Je tombe sur cette artiste, Linda Fry, dont je m'éprends des petits portraits qui ont un charme fou, . Ils me font penser un peu à Van Dongen, à Kisling tout en étant formidablement originaux. Oh, le merveilleux parterre féminin, les épatants colliers de perles ! Grand mélange de candeur, de fraîcheur, de nuances, de suavité, de grâce, d'expressivité, de vitalité, d'élégance, de couleurs fleuries, d'ingénuité, de malice et de poésie. Tout ceci sent bon l'arc-en-ciel, la flore délicate, le sentiment et la psychologie, la guitare, le muguet et la lavande, le jazz et la flûte traversière, la nuit d'août, l'aube en mai. Un vent délicat (un zéphyr délicieux, une brise subtile, un habile coup d'éventail) parfume et décoiffe esthétiquement tout cette jolie faune d'agnelles et de papillonnes. Ces yeux démesurément beaux, adamantins, célestes ou d'un marron emprunté aux écureuils, sont ensorcelants et attendrissants. Poignants. Et me voilà dans cette oeuvre comme un bourdon en joie parmi des guirlandes de corolles. Ici, les choses sont profondes comme l'eau qui percole, légères comme le pollen que des ailes ébrouent. Entre la braise ardente et la luciole, Linda Fry invente quelque chose d'unique : le tison volant ou la luciole dévorante. Je raffole de l'allure exquise des étincelles qu'elle allume. Mille louanges à l'artiste qui nous dispose aussi aimablement.

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22/01/2014

Alain Beauvois

A L A I N    B E A U V O I S

Voilà un photographe français qui fixe avec une maîtrise et un goût raffinés les beautés singulières de la Côte d'Opale. Lieu que j'aime intensément. On sent qu'il la connaît, qu'il l'aime, qu'il vibre avec elle, qu'il en perçoit le pouls intime et la forge immense, qu'il en entend les profondes fosses d'orchestre, on sent qu'il sait quand et comment elle lève et peint ses plus beaux horizons. Il en saisit l'âme étrange et picturale, la féminité sauvage, cette beauté lente et dense, chorégraphique qu'il faut prendre le temps d'approcher et d'apprivoiser. Il en capte les voiles, les houles, les suaires, les filigranes. Il connaît et habite ces lieux quand, vers l'aube ou vers le crépuscule, les couleurs renouent avec leurs propres légendes, leurs limons originels, l'alchimie de leurs pigments. Il y a parfois de la lumière de vitrail, là-dedans, quelque chose qui appartient au sacré, aux lueurs qui traversent les plafonds des cathédrales. Et j'aime que ces grands espaces laissent aussi cette surprenante et magnifique atmosphère d'intériorité. J'aime la rencontre entre la technique contemporaine et un je-ne-sais-quoi qui me semble appartenir à l'art de la dentelle dont le Nord jadis finit une de ses spécialités. Son album constitue une suite d'instants poétiques, de prières marines et de sonates chromatiques denses et serrées. Bien sûr, Beauvois circule, il dépasse ces lieux, en révèle d'autres (Bretagne, Gers, ...) avec cette majesté nue, cette élégance dépouillée et cette subtilité simple qui semblent qualifier sa griffe. Mais, pour vous le présenter, j'ai retenu la magnifique palette des bleus, des verts, des nuances opalines et des ors qu'il a capturés sur la Côte d'Opale, l'une des plus belles régions de France. On fera bien, pour découvrir les proportions et l'étendue de l'oeuvre, de recourir aux liens que je mets à disposition.

http://www.flickr.com/photos/alainbeauvois62
https://www.facebook.com/alain.beauvois62

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14:32 Publié dans Alain Beauvois | Lien permanent |  Facebook |

20/01/2014

Renata Vogl

R E N A T A     V O G L

talent & vitalité

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http://www.renatavogl.com/
https://www.facebook.com/RenataVoglPhotography?ref=ts
https://www.facebook.com/RenataVoglPrekladyTlmocenieJazyk...
https://www.facebook.com/renata.vogl

renata 12.jpgIf you don't enjoy these photos, please, folks, go away of my blog and never come back. (DL Colaux, about Renata Vogl)

J'ai déjà, un peu sommairement et dans le cadre de mon espace consacré  au vivier d'artistes de l'image intitulé Sensual Photography, évoqué la photographe Renata Vogl. J'y reviens parce que j'ai acquis la conviction, en déambulant dans l'oeuvre, qu'il y a là une artiste débordante d'originalité, de vitalité et de créativité. je découvre chez elle une cascade d'idées, d'essais souvent couronnés, de trouvailles, un véritable esprit d'aventure artistique et un sens esthétique très sûr. Ses espaces foisonnent d'une quête admirable qui s'avance vers tous les horizons sans se disperser, sans se perdre, en ramenant toujours des pincées d'or. J'aime cet appétit artistique, je l'aime d'autant plus qu'il incline toujours du côté du gourmet. Il y a chez Vogl une ingéniosité,  J'aime cette fraîcheur, cette intelligence, cette merveilleuse impatience, cette insatiable curiosité. J'aime cet amour immodéré, communicatif et noble de son art, l'électricité aiguë qui éclaire son désir d'artiste, j'aime son désir de tout voir, de tout tenter. Cet enthousiasme soutenu par un vrai talent et un regard original me ravit. Son sens aigu de la couleur vive ou pastel, intense ou un peu voilée, le rhéostat de ses nuances, son goût de la composition, son souci du détail, son aisance dans la veine paysagiste, la grâce de ses autoportraits, l'onctuosité de certaines de ses images, la passionnante diversité de ses nus, l'aventure technique qui traverse l'oeuvre, l'étrangeté à la limite du fantastique à quoi elle atteint quelquefois, une imagination très sujette à la poésie, tout cela fonde une manière qui me séduit. Écrivons, dans la foulée de ce que nous avons trouvé sur le site de l'artiste, quelques mots à propos d'elle. Renata Vogl est née en 1969 en République Slovaque. Elle a étudié à l'Université de Matej Bel a Banská Bystrica, au département de traduction et d'interprétariat (langue et culture allemandes). Elle vit et travaille à Prievidza, en République Slovaque. Autodidacte, elle se lance dans la photographie en 2009. (Ci dessus à gauche, un autoportrait)

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Quelques autoportraits

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12:34 Publié dans Renata Vogl | Lien permanent |  Facebook |

18/01/2014

Jack Montgomery

JACK MONTGOMERY

Le curieux et merveilleux mélange de la sophistication et de l'humanité

a jack a.jpgCette notice biographique est la traduction de la note reprise sur l'espace personnel de l'artiste :

http://www.jackmontgomeryphotography.com

Jack Montgomery est un photographe portraitiste américain qui vit à South Freeport, dans le Maine. Il photographie souvent les membres de communautés (survivants de l'Holocauste, pompiers, fétichistes, ancêtres villageois) et oeuvre essentiellement dans le Maine, le Massachusetts et à New York. Il a beaucoup exposé dans le Maine et ailleurs. C'est un membre fondateur du Conseil du Maine Media Workshops (autrefois le Main Photographic Workshops) situé à Rockport dans le Maine, et de l'Institut des Etudes universitaires en Arts Visuels de Portland dans le Maine et à Spannocchia, en Toscane. Il est membre du Photography Advisory Board du Musée d'Art de Portland. Il est représenté par le Musée des Beaux-Arts Susan Maasch de Portland.

http://www.susanmaaschfineart.com/photographers 
http://www.susanmaaschfineart.com/photographers/#/montgom...

Voici quelques liens qui permettront au visiteur d'approcher l'oeuvre :

http://themainemag.com/blog/q-a-a-maine-blog/2230-jack-mo...
http://www.bernsteinshur.com/attorney/jack-h-montgomery/
 
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C'est en prenant des photographies de sa fille Molly que Jack Montgomery découvre sa passion photographique. Il m'a paru intéressant d'approcher le travail de Montgomery en traduisant le texte par lequel il fait appel à des modèles.

Je suis, dit-il un photographe des Beaux-arts qui cherche des modèles pour collaborer avec moi dans le but de créer des images fortes, mystérieuses et belles. J'encourage mes modèles à consulter mon site afin qu'ils puissent se faire une opinion sur ce que je cherche. Je suis intéressé par un regard, une apparence naturelle, par les formes inhabituelles ou "edgy" de la beauté. (Je vais revenir sur ce mot, "edgy"). Je cherche des modèles investis, habités et qui aime authentiquement le processus d'une création forte dont le photographe et le modèle seront fiers. Mon travail explore souvent l'ambiguité et les styles de vie alternatifs.

Voilà, c'est ainsi que Montgomery se présente à ses éventuels modèles. Je vais revenir sur ce qualificatif "edgy" qu'il utilise et qu'il est bien périlleux de traduire et de rendre par un seul mot. Chercher à rendre les nuances de ce mot, c'est déjà, me semble-t-il s'aventurer dans l'espace photographique de Montgomery qui revendique et aime le naturel et s'impose comme un esthète d'un raffinement exquis. Il y a dans ce photographe l'incroyable et exaltante rencontre d'un dandy à l'affût de la singularité et de la distinction et d'un être spontané et immédiat passionné par le vrai. Le mélange crée une oeuvre sublime, étrange, acidulée et sincère. Revenons à ce très polysémique "edgy" qui semble préfacer le style de l'oeuvre. Eddgy, cela signifie : sensible, nerveux, susceptible, tendu, à cran, sur les nerfs. Mais aussi : distinct, remarquable. Et encore : risqué. Et : avant-garde, branché. Oui : irritable, impertinent. On le traduit aussi par attrayant ou audacieux et tranchant. C'est un peu cela, l'art de Montgomery : un art sensible, à fleur de peau et médité, réfléchi, maîtrisé. Un art singulier, audacieux parfois, attrayant toujours. Un art oxymorique qui se distingue par son raffinement  et sa vérité nue.

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Montgomery photographie les gens revenus d'enfer, les survivants de la Shoah, il photographie les agnelles, les anges, les enfants et les filles sur le parvis de la féminité, il photographie les indécis, les ambigus, ceux qui affichent une troublante identité intermédiaire. Il photographie l'être encore asexué, l'être embarrassé qui s'avance vers son assomption, l'être boudeur et exaspéré, l'ange assailli par la beauté. Il a l'attitude d'un orpailleur découvrant une paillette d'or, il veut en capturer l'éclat, l'étincelle fulgurante, l'once d'extraordinaire. Et il saisit cela, toujours, infailliblement. Son regard est d'une eau qui fait éclore les fleurs étranges et charmantes. Montgomery est un détecteur d'âme aussi. S'il excelle à rendre une ligne de corps, une silhouette, il culmine dans l'art de saisir ce qui chante, ce qui vibre, ce qui bout dans l'être.

En regardant les photographies que j'ai recueillies, je me dis aussi que Montgomery a une palette immense, un très large spectre d'action, une envergure saisissante. Et sa virtuosité l'autorise à développer une remarquable suite de gammes, à inventer sans cesse nuances et variations. Et je pense encore qu'il devine cette braise dans l'être qu'il regarde et que d'un souffle il l'attise. Oui, il crée une relation intense, une magie, un échange fulgurant avec l'être qu'il photographie. 

Et puis, chez ce type exigeant et doué, chez cet artiste pointu et raffiné, il me semble que je devine une tendresse immense, une curiosité pour l'autre, une humanité sensible et une véritable ouverture d'esprit. Une volonté de comprendre l'autre et de l'élever. Toutes qualités que je trouve admirables.

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22:41 Publié dans Jack Montgomery | Lien permanent |  Facebook |

17/01/2014

Jérôme Delépine

Jerôme Delépine

Envoûtement & introspection

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Sur l’artiste, je trouve cette notice biographique sur l’espace de la Galerie Vendôme :

http://www.galerievendome.fr/index.php?option=com_zoom&am...

« Naissance à Massy (Essonne) le 29 juin 1977. Atteint d’un glaucome congénital. 

Aujourd’hui monophtalme, avec une vision réduite à 3/10ème, cette situation fait partie intégrante de ma vocation. 

Je suis divers cours en pastel, dessin, gravure et peinture jusqu’en 1999, dont les cours de l’Académie de Port-Royal à Paris (Prix Hélène Gauvry en 1998). Expositions personnelles et collectives à Verrières le Buisson, Paris (la Sorbonne, 1999) Osny (Château de Grouchy, Val d’Oise, en 2001), Galerie Breton Prouté à Verrières le Buisson en 2003. Prix de la jeune peinture au Salon de Moisse en 2002. Premier prix au Salon de Osny en 2000. Prix de la peinture à l’huile à Pontoise en 2005.

J’aborde des sujets aussi divers que la fonderie, l’atelier, le paysage urbain ou champêtre, le nu, le portrait. D’une vision tantôt mélancolique, rêveuse ou simplement émue des scènes que j’aborde, je tente de traduire un sentiment à travers dessins, aquarelles, monotypes ou peintures, comme autant de plaidoyers pour la lumière, qui reste le sujet essentiel de mon travail.

Quelque soit le sujet ou la manière abordée, la lumière reste une constante pour apporter, tantôt son mystère à ces paysages entrevus ou rêvés, sa douceur et son intimité devant une nudité, son éclairage introspectif ou goguenard devant tel ou tel autre portrait. »

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L’artiste possède un espace personnel où l’on peut lire cette notice :

http://delepinesurlatoile.over-blog.org  

« 1977    Naissance à MASSY. Un glaucome congénital et d'autres complications me laisseront à terme monophtalme,  avec une vision basse de 2/10è. Cette situation me fermera la porte des écoles d'art parisiennes. Résilience aidant, c'est par des voies détournées, et après une tentative de devenir illustrateur, que je décide de me consacrer à la peinture dès 1997, à l'âge de 20 ans.

1977    Naissance à Massy, FRANCE. Première rencontre (à onze ans) avec le peintre Eric LEPOUREAU.

Expose de manière régulière depuis 1997

Quelques expos marquantes :

1999    Exposition à la galerie Soufflot, université PANTHEON-

                           ASSAS, PARIS.          

2001   Exposition au château de Grouchy (95).

2003    Exposition de monotypes et dessins à la galerie BRETON-

           PROUTE, à Verrières-le-Buisson (91).

2007    Enseigne depuis 2007 la peinture à l'Université Inter Ages de

                          PONTOISE.

2008    Exposition à la Fondation TAYLOR, PARIS.

           Article dans le n° 33 de la revue AZART.

           Radio: émission "à portée de mots", France Musique,

           du rapport de la musique à la toile.

           Exposition à la galerie En ApARTé, Limoges.

           Exposition à la Villa Daumier, Valmondois.

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2009   Exposition à la galerie d'art contemporain, Auvers sur Oise.

           Exposition à Annecy, galerie Au delà des apparences,

           octobre 2009

           Exposition à la Villa Daumier, Valmondois, décembre 2009

           Don contre don, expo de groupe, galerie En Aparté, Limoges

           décembre 2009

2010    Exposition à la galerie Australe, Saint Denis de La Réunion,

           février 2010

           Exposition au Salon Mammuti, La Flotte en Ré.

           Exposition à la galerie Au delà des Apparences, Annecy

2011   Invité d'honneur au Salon de Maisse.

          En permanence au Salon Mammuti, à la galerie Au Delà des

          Apparences (Annecy), à la galerie Australe (la Réunion).

           Exposition à la galerie 170, Poitiers

           Salon Mac 2000 Paris en novembre

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2012    Galerie l’œil du Prince et galerie Héno en février, pour une

           double expo personnelle sur Paris        

           Galerie du Saint James Bouliac

           Galerie Au-delà des Apparences Annecy         

           Création de l’association Rémanence, collectif d’artistes pour des

                        Projets regroupant galeries, collectionneurs, amateurs d’art,

                        Intellectuels, poètes…

                        Première exposition (« un avant-goût de la genèse ») en juin,

                        Galerie Laurent Mueller, Paris.

                        Emission « les traverses du temps », France Musique

                        Article dans la revue Artension

                        Article dans la revue Artension, « spécial paysage »

2013   Programme des expositions 

           Salon Lille Art Fair, avec la galerie Au-delà des Apparences

           Galerie Au-delà des Apparences, Annecy

           Galerie Mammuti, Bruxelles

           Exposition sur Paris et Pontoise avec Rémanence

           Participation à la Kitsch Biennale de Odd Nerdrum à New York

Je recommande aussi la vision de ce petit clip : http://www.youtube.com/watch?v=gCYMYwkrCWo

a delépine 3.jpgCe que nous pensons de l’artiste : Voilà donc  un artiste monophtalme (qui ne voit que d’un œil) avec une vision extrêmement réduite. Cet état de fait a nécessairement eu des conséquences pour l’artiste (à qui des accès ont été refusés) et pour l’œuvre qui a dépassé, transcendé l’obstacle, le transformant en vertigineux tremplin.  C’est, nous apprend l’artiste, le secours de la résilience (stratégie, processus psychologique, réflexion pour rompre avec une trajectoire négative) qui va lui permettre d’assumer sa vocation. Toujours est-il que chez le peintre, la lumière semble respirer, se répandre comme un lumineux oxygène, une buée radieuse, rayonnante. L’œuvre, habitée par cette étrange et fascinante qualité de lumière, entre dans une dimension double de vie à la fois intensifiée et fantomatique, réelle et suréelle, vraie et fictive, une vie hantée, exhausée par une présence lumineuse extra-ordinaire. La peinture de Delépine appartient à la vision : elle est l’aboutissement non pas d’un regard malade mais d’une volonté de regard portée à l’état de vision.  Elle est la sublimation d’une épreuve mais elle est surtout le lieu étonnant, singulier de la création d’un univers., le lieu d’une rencontre amoureuse, poétique et passionnée avec la lumière.  Une lumière merveilleuse et multiple qui donne à penser aux clartés lunaires du poète Leopardi, au lait de la tendresse humaine dont parle Shakespeare, à de l’opale liquide,  aux voiles des brumes matinales et des vaisseaux fantômes,aux embruns, aux vapeurs spectrales, aux halos et aux auras, à un temps d’infusion et de suspension, à un recueillement musical. Il y a ici rencontre et complicité entre le clair et l’obscur, l’aube et la nuit, l’un(e) s’allongeant de l’autre.  Ces rapports à la lumière, ces scènes curieuses, ces paysages envoûtants, ces marines somptueuses, ces nus laiteux et nacrés  sèment dans l’œuvre de curieuses balances qui oscillent entre le trouble et la paix, l’inquiétude et le charme, le fantastique et le tranquille, l’enfance et le tourment, le vertigineux et le moelleux. Ce que nous aimons, c’est que quoi qu’il peigne, Delépine semble être l’inventeur de son sujet : son traitement, son aura, sa densité, ce mélange pratiquement verlainien (la nuance et cette geste bleue et grisée où l’indécis au précis se joint) sa fluidité, sa charge émotionnelle en font une représentation unique et singulière qui semble le produit d’une percolation encore en action.  Le thème très récurrent de l’enfance (garçonnets et fillettes, pierrots lunaires,  jumeaux et  jumelles - nostalgie douloureuse de l’œil perdu ?)  semble ici un point culminant de la rencontre singulière et bizarrement complice des contraires : candide et fantastique, touchant et inquiétant, blanc et noir, vie et mort. L’œuvre laisse sur une inhabituelle impression de vertige et d’hypnose. Tout à la fois elle désarçonne et orchestre un bercement étrange, son charme ambigu (les autres nous laissent indifférents) nous possède. Devant cette œuvre qui appartient à l’histoire de la peinture et en porte la mémoire et qui impose sa troublante originalité, je me sens à la fois déconcerté et heureux.  Quels échos cette œuvre tire-t-elle de nous, quelles cordes fait-elle vibrer,  quels voiles soulève-t-elle, quelles suites de sentiments met-elle en mouvement ? C’est, semble-t-il, sans violence et avec des sortilèges secrets, au fond de notre propre puits, dans les refuges de nos silences que la peinture de Delépine nous emmène en visite ou en expédition.

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15:42 Publié dans Jérôme Delépine | Lien permanent |  Facebook |

Séverine Lenhard et moi

L'OEUVRE DE SÉVERINE LENHARD 

a lenhatd 10.jpgJe reviens à Séverine Lenhard, cette merveilleuse photographe française (poitevine) qui parvient, au sein même de son cercle familial, à édifier une véritable oeuvre photographique. L'artiste, (c'est le photographe le plus présent dans tous mes espaces) est modeste, elle est humble, mais ce n'est pas, espérons-le, faire honte à son humilité que d'affirmer et de réaffirmer son enthousiasmant talent. C'est une enchanteresse, une esthète exigeante, une artiste d'une originalité réjouissante et tout ce petit monde phénoménal qui la constitue vit à l'abri d'une femme simple qui aime les pâquerettes (ces fleurs si simples, sans doute, mais qui n'en savent rien). Séverine Lenhard photographie essentiellement Suzanne et Gaspard, ses deux très beaux enfants (et, pour moitié ceux de Jacques Arfeuillère, son époux). Le charme et la grâce de ses enfants, - par la façon dont elle les approche, les regarde et les fixe -, se muent instants inépuisables, présences, témoignages durables d'une époque de l'enfance et d'un amour maternel. Dans vingt ans, dans un siècle, cette présence de l'enfance telle qu'elle l'a saisie retiendra encore les regards, créera encore cette merveilleuse étincelle de l'émotion. Parce que Séverine Lenhard - dans la couleur, dans la composition, dans le noir & blanc - saisit une essence, parce que dans son art, le sentiment ardent d'amour, le génie de l’œil, un sens imparable de la spontanéité, le savoir technique, la connaissance dansent ensemble, dans un effet de contagion de la grâce. Contagion, hérédité, cercle : quelque chose tourne entre elle et ses enfants, le charme, une beauté et une noblesse du sentiment, une complicité superbe, une chaleur délicate, quelque chose parfume et vernit l'ouvrage, quelque chose qui nous enivre, nous met en contact avec la belle et rare étrangeté d'un instant de bonheur. Ce ne sont pas ou pas seulement des photographies familiales : ce sont de petites icônes subtiles, de petites œuvres chromatiques, des tableaux photographiques d'une descendante de l'artiste peintre Berthe Morisot ou d'un pionner du pictorialisme comme Heinrich Kühn, ce sont des perles de nacre et de rosée, des pâquerettes artificielles (je veux dire en cela des pâquerettes conçues avec le secours de l'art), ce sont des poèmes visuels, ce sont des frissons, des contes, les merveilleux fruits d'un type de reportage artistique presque inédit : le documamantaire d'art.  Et tout cela se place du côté de la dignité de l'image, du côté de ce qui inspire le chant, la berceuse, le frémissement d'aise. Je ne parle pas d'un monde idyllique, d'un monde qui leurre et embellit. Le monde photographique de Séverine Lenhard, ancré dans le réel et le quotidien, cueille et recueille le bel et le fragile, il l'invente comme on invente un trésor; il invente une vraie beauté, présente, effective, remuante, pétulante. Il l'invente, il détecte le trésor dans un monde qui piétine les fleurs, les théâtres et les êtres. Il l'invente comme un artisan horloger invente un pouls au temps, le cliquetis merveilleux d'un pouls original, il l'invente comme un joaillier du temps invente non la mesure d'un égrènement mais le chant délicat d'un souffle, le friselis de l'âme du temps. Il y a, avec Séverine Lenhard, une densité, une préciosité, une sonorité gracieuse, une musique du temps. Mettons cela au centre de nos regards : de ce trésor patiemment, amoureusement, artistement composé, notre humanité a plus que jamais besoin. Les temps à venir confirmeront ce besoin. L'oeuvre de Séverine est promise à l'avenir. Elle saisit, comme une pincée de vent, de l'impondérable, du spirituel, de l'émotion : cette liberté de l'enfance, ses lubies formidables, ses fièvres, ses élans traversés par le filigrane de l'amour maternel et paternel.

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Rappel : pour découvrir l'artiste, consultez ces liens

https://www.facebook.com/silence.noir
https://www.facebook.com/lenhardseverine?fref=ts
http://silencenoir2.blogspot.fr/

15/01/2014

Amathéu - Ganz : une nouvelle oeuvre commune

Les anges ne sont pas des enfants de choeur

Catherine Amathéu (plasticienne) - Otto Ganz (écrivain, poète, plasticien)

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http://amatheu.canalblog.com/

09:14 Publié dans Amathéu & Ganz | Lien permanent |  Facebook |

10/01/2014

Galerie Sylvie Cairon

SYLVIE CAIRON

J'ai consacré à Sylvie Cairon un long et très enthousiaste article déjà. Ici, mon projet est de donner un aperçu sur la vitalité de l'oeuvre, sur les différentes espèces qui constituent cette futaie étrange et captivante. Mon désir, en agissant de la sorte, est d'abord d'offrir à mon espace la présence singulière de cette oeuvre inhabituelle et ensuite d'inviter le spectateur à prospecter dans cette forêt dense où le cri, le bond, la crispation, le mouvement, la danse, le fantastique, l'effroi mènent un train d'enfer. Cette nouvelle petite galerie n'est rien d'autre que l'éloge partisan d'une griffe et d'une puissance évocatoire extraordinaires. L'éloge d'une obsession qui danse et hurle intarissablement, d'une geste vigoureuse et hallucinante. Toute irruption dans l'oeuvre de Cairon me jette dans un état d'exaltation que j'ai le souhait de partager.

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21:17 Publié dans Sylvie Cairon | Lien permanent |  Facebook |

06/01/2014

Des nouvelles de SP

Ces derniers temps, j'ai observé chez Nicole Fily et François Rommens de très belles nouveautés dont je veux ici me faire l'écho. Il y a deux talents que je veux prendre le temps de saluer. 

RENATA VOGL

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Les étranges photographies de Renata Vogl (Slovaquie) me ravissent par leur mystère, leur originalité, leur singularité et leur spectre d'action. De la couleur veloutée à une image en noir & blanc qui flirte avec la gravure, Vogl propose quelque chose d'audacieux et d'efficace, un travail qui crée une tension, qui déconcerte et séduit. L'image chez elle acquiert une vitalité surprenante, une éloquence poétique. Quelque s'interpose entre l’œil et le sujet et crée un étonnant effet d'intensification, un accroît d'intérêt.

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a gar 1.jpgSANDRA GARANCA

MAESTRA

http://www.sensual-photography.eu/portfolio-uk-sandra-gar...

D'abord, il y a chez elle le plus beau portrait qu'il m'ait été donné de voir dans la galerie Sensual Photography. Voilà, il s'impose, il triomphe, il s'élève. Il est touché par la grâce et l'évidence. L'artiste l'a nommé Hair Wind. Il est là, à votre gauche. Merveille. Délice. Chef-d'oeuvre. C'est une création aérienne et terrestre qui est liée au mythe, aux déesses, aux légendes, aux fées, aux contes, aux muses de la poésie et de la musique, de la danse, sans doute, c'est une héroïne aussi, c'est une créature autour de laquelle gravitent les scénari, les histoires d'amour, c'est la pochette d'un album génial, c'est un instant de rêve cueilli et recueilli. C'est, enchâssée dans le furtif d'un instant, une histoire d'art et de vérité. C'est une parcelle de la beauté cosmique. Je voudrais que ceux qui ont vu cette photo frémissent et s'en souviennent longtemps et comprennent que c'est une chance de l'avoir vue. Ensuite, il y a l'inventivité de Garanca, son sens de la ligne, de la courbe, du précis et de l'imprécis. Il y a dans son image, de temps en temps, un heureux grain de folie. L'étincelle du génie. Elle s'aventure avec bonheur souvent dans tous les possibles de l'image. Elle erre avec talent. Un peu plus parfois. Une sorcière de l'image avec des magies bienveillantes, bienfaitrices, des élixirs excellents. Elle ne va nulle part sans en ramener un peu de poussière d'or. Elle réussit dans l'abondance, dans l'ascèse. Elle héberge des essaims d'idées lumineuses, des lucioles. Elle est virtuose, souvent. Elle sait installer son sujet, organiser le monde autour de lui. C'est une apicultrice de l'image, elle fait du miel dans l'image. Et c'est une merveilleuse artiste peintre, une reine de l'atmosphère. C'est un opium visuel. C'est une luthière. Son image est jazz & classique. Elle fait tourner, luire, danser les personnes et les choses qu'elle capture. Une orpailleuse. Elle est engagée dans le merveilleux filon de son talent. Maestra Garanca. Voici des pépites. Regardez-moi ça.

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23:01 Publié dans Sandra Garanca | Lien permanent |  Facebook |

04/01/2014

Joanna Flatau

JOANNA FLATAU

artiste peintre

http://www.joannaflatau-leblog.com/
http://www.veroniquechemla.info/2012/04/etats-dame-de-joa...
https://www.facebook.com/pages/Joanna-Flatau/64487925660
http://www.galeriecorcia.com/Joanna_Flatau.html

Joanna Flatau est une artiste peintre polonaise née à Varsovie. Elle est diplômée d'Histoire de l'Art de l'Université de Varsovie et de l'Académie des Beaux-Arts de Varsovie. Depuis 1971, elle vit et travaille dans la capitale française, successivement comme graphiste et peintre. Sa notoriété est aujourd'hui établie, des expositions internationales l'attestent. Sa peinture est expressionniste et figurative, violente, fiévreuse, la braise ardente des regards dilatés et hallucinés de ses modèles répète cette frénésie en même temps qu'elle constitue une affirmation obstinée de la vie à tout prix, de la présence au monde. Le trait est à la fois féroce et dansé, appuyé, frappé et saisi par le vertige de la volute. Le contraste habite l'oeuvre, la dynamise furieusement. Quelque chose halète dans cette peinture et vous prend à la gorge et au cœur, accélère votre pouls. Ces personnages semblent former une condition humaine, une humanité fragile, orgueilleuse, à fleur de peau. Une humanité exacerbée, intense. Une humanité jaillie à l'écart des coquetteries, une humanité démasquée, animale ou plus exactement proche de sa vitalité instinctive et une humanité douloureuse. En même temps, il y a comédie humaine : grimaces, séductions outrancières, putasserie, désirs et désirs d'inspirer le désir, cirque tragicomique, tout ce grouillement des sens qui a toujours alerté l'expressionnisme et cette aspiration désespérée à la paix et au bonheur, il y a ce confondant sourire terriblement spéculaire. Il y a moi chez Flatau, moi à la galerie Flatau. Tout regard, clame l'oeuvre, tout regard exigeant porté sur le barnum humain est équivoque, ambigu : il s'y trouve, comme au secret de tout individu, de la farce et du tragique, du nonchaloir et de la tension, du sinistre et du beau, du poignant et du caricatural, des chapelets d'aspirations inconciliables. L'art, - celui de Flatau -, c'est d'asséner cela avec une vigueur poignante, dans la force sauvage de la nudité et du dénuement de l'être, dans ce qui fait de lui un gravier autant qu'un astre. Je vois là l'être souverain et négligeable, Degas qui s'enivre avec Ubu, Chagall avec Beckett. Car bien sûr, ce qui dénude à ce point, ce qui cherche ainsi le point de rencontre de l'essence et de la substance, ce qui jette tout décorum à terre, ce qui va à l'aspérité de l'être, à l'os, ce qui le défarde ainsi en le maquillant à outrance est le vertigineux produit d'une longue quête, d'une introspection faramineuse. Il y a chez Flatau, - être de grande maîtrise qui semble tout en haut de son art parvenue au lâcher prise -, une vérité vertigineuse. Il y a, - à l'abri des complaisances, des sutures, des sparadraps et des ornements -, la terrible instabilité d'une vérité crue, son épouvantable inconfort, son odeur, quelque chose qui vacille entre la vanille délicate, le flacon bon marché et le remugle. Il y a une puissance expressive et évocatoire tout à fait inhabituelle. Il y a cette souveraineté chaotique de la femme. A rebours, à contre-poil des représentations polissées, phantasmées, érotisées et ergonomiques de la créature féminine, la femme tellurique et séismique de Flatau débarque avec ses aspérités, sa liberté brutale, son grotesque insoumis, sa nocturne et opaque ingénuité, sa fascinante difformité, plus exactement sa redoutable "inconformité". Elle vient agiter sous notre nez indécrottablement et sinistrement romantique, l'éternel féminin empaillé, transmué épouvantail, l'icône chiffonnée, bousculée. Elle vient d'un revers de ses ongles peints souffleter le mythe domestique, le découronner, le déboulonner, lui substituer une présence du désordre. L'art retrouve ici une de ses vertus fondamentales : déranger, mettre les rangs en désordre. J'aime passionnément dans cette oeuvre magistrale, la rupture, la coupure tranchante avec la courtoise et l'heureux rendez-vous que le talent fixe à la brutalité. J'aime son arrogante et salutaire façon de ramener le chien de l'instinct parmi les poules du salon. Et que dans son aboiement, le verbe du cynique invente un curieux et inédit accent d'altruisme. Font ici gerbe ensemble, la gifle, le direct, la caresse, le réflexe et le geste. Il s'agit finalement moins d'un monde déformé que d'un monde formé à nos images.  

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14:32 Publié dans Joanna Flatau | Lien permanent |  Facebook |