10/02/2014

Dallas Buyers Club

a dallas.jpgDALLAS BUYERS CLUB

Film âpre, rugueux, trivial, soutenu, captivant qui évoque la chute et l'assomption d'un cow-boy macho (baiseur intègre, roi du rodéo et du pari, défoncé irrécupérable) dans le drame du sida au milieu des années 80. Son aventure ultime le mène de la cupidité sordide au combat terrible pour une collectivité. A l'écart du pathos et des bons sentiments, dans l'opacité monstrueuse et sordide d'un drame et d'une effroyable prise de conscience, avec quelques saillies humoristiques imparables, le film, soutenu par des acteurs totalement investis et traversé par un formidable désir de vie, atteint à la puissance subite d'un direct au menton, à la bienfaisance d'une surprenante étreinte et à la durable hantise d'un vrai bouleversement. Parfaitement atypique, gonflé, intelligent, difficile, ne craignant ni la boue, ni le défi, ni la grâce, le film, réalisé par Jean-Marc Vallée et porté à la température du chef-d'oeuvre par un Matthew McConaughey supérieurement habité, fera date. J'applaudis à tout rompre. 

Sorti en 2013, avec Matthew Mc Conaughey, Jennifer Garner et Jared Leto.  

15:04 Publié dans cinéma | Lien permanent |  Facebook |

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