30/12/2014

Imagier personnel 2

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La volumineuse rétrospective de mes photographies est progressivement déposée à cette adresse :

http://denys-louiscolaux-imagier.skynetblogs.be/

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Imagier personnel n°1

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Erka

E  R  K  A

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a er 1.jpgLe travail d’Erka, -peintre corse opérant à l’acrylique et recourant parfois aux techniques mixtes-, appartient à l’expressionnisme abstrait mais un expressionnisme qui fait des incursions dans le figuratif. Un expressionnisme limitrophe et épris de liberté, un art de la lisière délivré de tout carcan. Centré sur le geste, l’impulsion, la sensation et l’électricité de la sensation, mais traversé par une quête esthétique. Un expressionnisme abstrait évoluant, nous dit le site de l’artiste, vers la souveraineté du geste absolu.

Ici, dans la violence artistique d’un étrange tonnerre domestiqué, le farouche, le féroce, le spontané, l’indompté, le sauvage valsent avec le désir d’art, le mouvement chorégraphique, l’apprivoisé, l’appris.

a er  12.jpgOn assiste pour la réalisation de chaque œuvre à l’Immersion dans un bain de hasard et d’aléatoire, du savoir de l’artiste, de sa sensibilité et de sa culture. Fièvre et savoir, feu et être. Ce choc produit l’œuvre, y faire naître des houles, des étirements de couleurs, des dérives continentales. Ce choc réinvente le trait, le coup d’arc, la courbe, l’écriture, l’essaim de papillons, le cri, le bloc de ténèbres, le chant, la lumière volcanique, le courant d’air de la liberté, et, dirait-on, toutes les torsions et les grâces, les gouffres et les sommets de l’effervescence existentielle.

Une veine plus figurative et tout aussi passionnante - où l’art brut heurte l’art primitif, Cobra s’associe à la peinture rupestre,  le masque africain joue avec Guignol, le père Ubu prend un galop Dada -, fait danser frénétiquement le théâtre des émotions. Dans cette veine haletante, pantelante, le monde crie, rit, rue, se cabre orgueilleusement, se parodie, se moque, se consume, se déchire, se partage entre le tragique et la comédie. Entre l'épouvantail et le totem, l'être est ici regardé avec une acuité rare et aiguë.    

Voilà une façon d'être, de peindre, de faire tinter et miroiter l'être et le monde, une façon profonde, alerte, inventive, formidablement captivante. 

Voici comment l’artiste présente sa démarche :

Mon travail se trouve aux frontières de l’irrationnel. Je peins ce que je peux reconnaître comme une « nouvelle forme du monde ».

a er 24.jpgMa peinture surgit sans raisons. Elle est un acte que rien ne justifie, parfois comme une émotion fugace, rapide, «  le regard qui voit vite », comme s’il y avait une menace. Quelque chose existe derrière l’image proposée. La mort n’est jamais loin.

Le thème me tient à cœur. Il me faut interroger la peinture comme accroche anthropologique.

Lorsque je travaille sur des œuvres abstraites, j’essaie de témoigner des hasards de l’atelier qu’il faut assimiler et organiser. Il faut nourrir la toile pour que le temps fasse son œuvre.

Et si l’œuvre faisait le style ?

Et si la peinture faisait l’artiste ?

Figuratif ou abstrait, mon œuvre se situe dans un « univers entre deux ». La peinture comme organe supplémentaire dans lequel s’inscrit l’histoire contemporaine.

J’aborde la peinture sans jamais savoir ce qui va se passer, et ma peinture devient un monde « miroir », et dans ce miroir, il me faut une conscience infinie pour me servir de mon intuition au service de mon travail. Procurer un choc émotionnel fort et instantané.

a er 7.jpgTout  prend racine dans les racines de ma vie et de mon destin.

C’est un art pulsionnel dont il faut que je puise les souffrances pour une évolution intérieure.

Malraux disait : « interroger le monde pour en atteindre un autre » et, me concernant, c’est bien de cela qu’il s’agit.

J’ai une curiosité panique de «  l’indicible » d’où il faut extraire les rythmes, les énergies, les visions ; « peindre avec une perception directe de mes états intérieurs ».

 Je donne tout à la peinture parce qu’elle me donne un autre monde.

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28/12/2014

LCPP n° 8 - Marie-Lou Chatel, Ryohei Koiso

 

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n  u  m  é  r  o     8

L a    V e u v e    C o u d e r c

oui, à celle de Simenon, la vraie

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Je venais de relire le roman de Simenon et j'ai vu que TV 5 diffusait le film éponyme que Pierre Granier-Deferre en tire en 1971 avec Simone Signoret, Alain Delon, Ottavia Piccolo, Monique Chaumette et Boby Lapointe. Et je suis effaré par la manière basse, presque ridicule dont le film triche avec le roman, gonflant, pour agréer l'égo de Delon sans doute, le personnage de fils de bourgeois devenu une petite frappe qu'avait conçu Simenon, jouant du pipeau et de la romance là où grincent les rouages du sordide et de la dérive. Chez Simenon, le personnage masculin s'appelle Jean Passerat-Monneyeur, il est le fils d'un très riche vigneron, il sort de prison, il a pris, bien aidé par un avocat habile, cinq ans pour meurtre. C'est un paumé, une fils de bonne famille qui a mal tourné. Dans le film, il s'appelle Jean Lavigne, il est armé, c'est un redoutable bagnard en fuite, un genre d'anarchiste auréolé de deux exécutions ! Dans le roman, Jean la petite frappe paumée, après avoir couché avec la Veuve Couderc, cherche à séduire la jeune fille-mère, Félicie et se fait longtemps repousser avant de la conquérir. Dans le film, Félicie adore immédiatement Jean Lavigne et cherche à le vamper par tous les moyens. Dans le roman, la sœur de Jean Passerat-Monneyeur vient trouver son frère, elle voudrait qu'il intercède auprès de son père, vieux flambeur séducteur qui dilapide la fortune famille. A l'écran, elle n'existe pas. De nombreux épisodes du roman sont consacrés à l'enfance, aux études, aux premières amours de Jean. Rayés à l'écran. Dans le roman, en voulant récupérer son beau-père, la Veuve Couderc se fait, au cours d'une violente empoignade, grièvement blesser par un coup de bouteille sur la tête. Elle va devoir s'aliter, elle sera défigurée, son mal ne va pas cesser d'empirer. Le docteur viendra à son chevet. Sa souffrance physique, son enlaidissement vont s'ajouter à son désarroi, à la menace que fait peser sur ses sentiments le pouvoir attractif de Félicie. Rien de cela à l'écran. Une petite dispute sans conséquence. Je passe mille détails trichés, faussés, mille accommodements malvenus, et qui m'interpellent : pourquoi s'inspirer d'un roman si c'est pour si mal le comprendre et lui manquer si totalement de respect ? Au final, dans le roman, Passerat-Monneyeur, égaré entre sa passion pour l'adolescente, sa fatale vocation de criminel, de perdant et l'empoisonnante jalousie de la Veuve va commettre un nouveau meurtre. A coups de marteau, il assassine la Veuve Couderc. A l'écran, il est trahi par la belle-famille qui le dénonce à la police et par la jeune Félicie qui le désigne (puis, cherche à le sauver en l'avertissant de l'arrivée de la maréchaussée). Une centaine de flics et de soldats entourent la maison de la Veuve et, après une fuite ridicule et un retour dans la maison tout aussi idiot, ils sont canardés et flingués tous les deux, veuve et formidable bagnard. Delon est fauché, dans un bond magistral vers la liberté, un essor grandiose. La Veuve, toujours aussi belle dans sa cinquantaine rayonnante, prend une balle. Comment troquer un petit personnage perdu, incapable de rompre avec la fatalité de son destin en un héros presque christique, un aigle fauché en plein vol. Une merde épouvantable. Comment faire un couple grandiose d'amants déchirés et immolés dans une apothéose de feu et de sang avec ces deux névrosés, avec cette humanité en pente de néant, avec ce réalisme du fait divers sordide qu'évoque si remarquablement Simenon. Et si le roman nous touche, nous affecte, c'est, au-delà des innombrables qualités de la geste simenonienne, par son refus d'édulcorer, par son regard qui n'est dépourvu ni d'humanité ni de lucidité, par son aptitude à saisir et à dire le désarroi et la misère des êtres.

M a r i e - L o u    C h a t e l

a marie 1.jpgLa contagieuse passion de la photographie

Retour à un sujet exaltant. Marie-Lou, remarquable coloriste en photographie (restauration et colorisation), fait déjà partie de mon petit panthéon. Je suis tombé en admiration devant les étonnants fruits de cette aventure singulière dans la photographie.

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/marie-lou-chatel/

Photographie ci-contre, extraite de l'anthologie virtuelle : Paul Almasy

Mais je veux ici, instamment, prier tous mes visiteurs de découvrir les magnifiques espaces de Marie-Lou. En premier lieu, je suggère la consultation de sa page facebook personnelle :

https://www.facebook.com/Marielouisechatel?fref=ts

a marie 2.jpgEnsuite, il faut absolument, pour découvrir la qualité, l'exigence, la virtuosité du travail de Marie-Lou Chatel voir et admirer longtemps sa page Behance. On verra que Marie-Lou est une véritable artiste, une enlumineuse, une vitrailliste, une artiste peintre mais également, quelqu'un qui approche avec respect et fidélité le travail des gens qu'elle aime :

https://www.behance.net/MarieLouChatel

Photographie ci-contre : William Klein

Il n'y a pas de hasard, ce qui guide tout le travail de Marie-Lou, c'est un amour immodéré mais patient et scrupuleux de la photographie. En toute logique, Marie-Lou Chatel a récemment entrepris la patiente et quotidienne élaboration d'une anthologie des grands photographes du vingtième siècle. Les merveilles, les trouvailles, les œuvres abondent dans cet espace. Pédagogique, superbe, éducatif, enthousiasmant, voilà un lieu indispensable. 

https://www.facebook.com/Quotesfromflamousphotographers?f...

Oui, j'ai longtemps voyagé dans cet espace. On y découvre une très exaltante succession d'artistes et d’œuvres, j'y ai passé des heures sans me rendre compte que le temps passait. Les deux images qui illustrent l'article résultent d'un choix aléatoire car j'en aurais volontiers sélectionné des centaines. Pérou de l'image. Précipitez-vous, prenez votre temps, circulez, admirez, il y a des splendeurs, une abondance de splendeurs au rendez-vous.

R y o h e i    K o i s a

pour Akemi Tachibana

Mon amie japonaise Akemi Tachibana me fait découvrir le remarquable peintre japonais Ryohei Koiso (1903-1988) qui réussit admirablement l'alliance picturale de l'Orient et de l'Occident. 

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22/12/2014

LCPP n°7 - Vincent Descotils, Andreas Reh, Pascal Renoux, Pan Yuliang,

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V i n c e n t    D e s c o t i l s

J'ai beaucoup d'estime pour ce photographe qui édifie un univers à part, qui travaille et affine une écriture photographique très particulière et, à mes yeux, captivante. Cette manière a un réel pouvoir d'envoûtement. Pictorialiste élégant, profond, raffiné, inventif, Descotils est l'un de mes préférés. J'aime ses images habitées, hantées, intenses, tirées, poussées vers l'oeuvre graphique. Le chef-d'oeuvre, parfois. Descotils, poète de l'image, me semble parfois regarder le monde à la lueur de la lune. Descotils le Sélénien. Ses éclairages, sa qualité de noir, ses lueurs ont à voir avec le fantastique, avec l'invention d'un passé, avec une faille merveilleuse vers les temps anciens. Avec le désir orgueilleux, exigeant, inspiré d'élever ses images vers le monde intemporel de l'art. Il ne s'agit pas de reproduire mais de créer. 

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/vincent-descotils/

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A N D R E A S   R E H

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/andreas-reh/

Je réunis ici deux de mes alchimistes photographes préférés. Après Descotils, voici Reh. Remarquable dans le portrait au collodion humide, mais pas seulement, il excelle aussi dans la technique contemporaine. Reh est un immense portraitiste. Au-delà de sa virtuosité technique, il a, - notamment sur la femme -, un regard poétique, étrange, curieux et plein de respect. Son imagier a quelque chose d'un réalisme illuminé. Il appréhende le silex et le feutre de l'être, sa robustesse et sa soie. Essence et substance de l'être, loquacité de l'image. 

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P a s c a l    R e n o u x

u n   g y n é c é e   a u   p a r a d i s

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Un grand photographe français propose quelques magnifiques nus chez nos amis de l'espace Sensual Photography. Les excellents artistes abondent chez François et Nicole. Mais ici, l'irruption de Renoux fait tout de même figure d'événement. Renoux livre ici quatre nus parfumés (oui, ces photographies embaument la fragrance rare et capiteuse), quatre poèmes de chair rose divinement éclairée. Quatre photographies magistrales. L'espace personnel de l'artiste - libre, fou, sublime, exquis, audacieux, drôle, convulsif - relève de la joaillerie photographique. 

http://pascalrenouxphoto.4ormat.com/

L'espace personnel de Renoux, - pour qui, comme moi, aime la beauté des femmes et l'art de la mettre en lumière -, est une sorte d'Eldorado suave. Un savoureux Eden. Le Pérou. Un lieu de haute couture dans la lumière. Les merveilles succèdent aux splendeurs. Ici la classe a rendez-vous avec la dinguerie, la tension, le style, l'élégance et l'exigence. Mais c'est aussi un lieu construit, pensé, conçu, chorégraphié. Un lieu mouvementé, artistement décoiffé, habité parfois par ces convulsions qu'on voit aux modèles de Schiele, traversé par des angles et des chutes de lumière exceptionnels, par des accentuations inattendues et irrésistibles. Magicien de la lumière, de la forme, de la ligne, du sinus et de la courbe, Renoux bâtit un olympe féminin hardi, osé, rosé, tourmenté, nerveux, lumineux, extravagant, facétieux. Un temple de suavité qu'une curieuse mais séduisante électricité parfois traverse. Ci-après, quelques perles du maître.

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P A N   Y U L I A N G

http://en.wikipedia.org/wiki/Pan_Yuliang
http://www.artnet.com/artists/pan-yuliang/past-auction-re...
https://www.youtube.com/watch?v=2XVgMuy_6LQ
http://www.bm-lyon.fr/nos-blogs-et-sites-thematiques/le-f...

Immense artiste peintre et graveuse chinoise (1895, Yangzhou, Chine - 1977, Paris). Très tôt orpheline, elle est vendue, adolescente, à une maison close. Un fonctionnaire fortuné la rachète et fait d'elle sa seconde épouse. Elle portera son nom. Entrée à l'école des Beaux-Arts de Shangaï en 1918, elle vient en France en 21. Son talent étant remarqué, elle est admise dans les écoles des Beaux-Arts de l'Institut franco-chinois de Lyon et ensuite aux Beaux-Arts de Lyon. En 23, elle entre aux Beaux-Arts de Paris où elle étudie avec Xu Beihong ( 1895-1953, devenu célèbre pour ses œuvres ayant pour sujet le cheval). EN 25, on lui attribue une bourse du prix de Rome et se met en route pour l'Académie de France à Rome. En 26, elle y expose. Elle rentre en Chine en 28, expose en solo et enseigne à l'université de Nankin et, en 29; à l'Académie des Beaux-Arts de Shanghai. Elle revient en France en 37 et s'établit à Paris. Elle parvient à une certaine reconnaissance. Elle travaille et vit à Paris durant quarante années. Les artistes chinois expatriés en France l'élisent présidente le l'Association de l'Art Chinois. Ses œuvres sont exposées un peu partout, en Angleterre, aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon, en Italie, Suisse, Belgique et Grèce. Morte en 1977, elle est inhumée au cimetière Montparnasse. Son oeuvre -, audacieuse, libre, brillante -, incarne la rencontre dynamique et novatrice entre l'Orient et l'Occident. La singularité d'un talent fondé sur le génie du trait, l'utilisation savante des couleurs vives et la grâce du nu la rendent unique. 

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17/12/2014

LCPP n° 6 avec Séverine Lenhard, Thierry Mesquita - Grandjacques, Séverine Lenhard, Assunta Genovesio, Betina La Plante

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S é v e r i n e    L e n h a r d

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/severine-lenhard-...
https://www.facebook.com/silence.noir
http://silencenoir2.blogspot.be/
https://www.flickr.com/people/silence-noir/
http://www.fotofeverartfair.com/paris/artiste_description...

J'ai beaucoup collaboré avec cette photographe poitevine, immense talent, femme d'une très grande sensibilité et d'un remarquable sens esthétique, mère formidablement affectueuse. Ses créations, son univers chaleureux et poétique ont, pour moi, un rare pouvoir déclenchant. Chaque jour, selon son procédé créatif, elle réalise une ou plusieurs photographies, généralement dans son milieu familial mais pas exclusivement. Je m'oblige, écrit-elle; à mettre des photos tous les jours, tous les jours je propose un regard sur la vie comme elle vient. Séverine parle de ses œuvres comme d'images biodégradables. Je frôle la syncope. Je ne suis évidemment pas d'accord. Je crois plutôt qu'elle compose ainsi, petit à petit, un merveilleux trésor voué à devenir quelque chose comme des archives de la grâce. Une magnifique mémoire de l'enfance aimée. J'aimerais que cette précieuse mémoire ne fût ni volatile ni périssable. Je parie sur la pérennité de ces photographies. C'est un pari sur la vie, l'art et l'affection intimement mêlés. Un pari vital. 

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Thierry Mesquita  &  Grandjacques

Je viens de découvrir cet artiste passionnant à la fois peintre et guitariste au sein de l'excellent groupe de rock bordelais Grandjacques. Découvrons d'abord le groupe.

G  R  A  N  D  J  A  C  Q  U  E  S

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groupe de rock bordelais né en décembre 2009...
Les influencesdiverses leconduisent vers un rock progressif aux paroles révoltées...
Les textes sont en français...
Le premier clip '06MAi20H00' est à découvrir sur YouTube à l'aide du lien ci-dessous...
Après un premier EP enragé "Où on va..." sorti en novembre 2010, Grandjacques sort "X", plus intimiste, en mai 2012...

Des liens pour découvrir le groupe et d'abord un clip tout récent, réellement convaincant :

http://www.dailymotion.com/video/xpug3n_grandjacques-06ma...

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Des liens pour écouter le groupe :

https://grandjacques.bandcamp.com/
https://www.facebook.com/grandjacquesmusic/info?tab=page_...
https://www.youtube.com/user/GrandjacquesTV
https://my.zikinf.com/grandjacques

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T H I E R R Y    M E S Q U I T A 

https://www.youtube.com/watch?v=5DfNtA51n14
https://www.facebook.com/thierry.mesquita.5

Je sais peu de choses de lui, il est français, né en 73 et fait de la peinture abstraite. J'ai été happé par ce mélange curieusement cohérent de spontanéité et de calcul, de construction et d’asymétrie, par l'impression de déstructuration organisée, par cette désarticulation presque harmonieuse. Je pense parfois à une mosaïque déclinée à l'ère industrielle, à un désir de poésie résistant à la mécanisation et à l'informatisation. L'idée d'une vitalité formidable résistant à un carcan me vient aussi à l'esprit, l'idée d'une force intérieure, d'une vie intense résistant aux compressions et aux formatages. Une idée du beau, de la forme plastique, de l'aventure de l'art survivent à l'apocalypse, cette idée qu'après les ruines, les manipulations, les effondrements, les déchirures, les accidents, les ténèbres, on peut lever des ponts et des tunnels intérieurs, des arches pour la navigation secrète, le salut intime. Un grand, un exigeant effort contre le naufrage de l'être et de l'art. Car c'est aussi l'orée de l'art, ses premières manifestations que je crois parfois retrouver dans certains éléments de cet art abstrait. Mais bien sûr, bien que j'aime à rêver à partir d'une oeuvre, ce n'est pas le délire interprétatif à quoi j'aspire. Et je veux insister sur les moyens de cet art : une connaissance savante et parfois audacieuse de la couleur; une maîtrise du trait, une vision, une appréhension experte de l'espace, une qualité d'éclairage et de lumière. 

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Et puis, à titre exceptionnel, je regroupe ici trois oeuvres qui sont respectivement de

Séverine Lenhard, Assunta Genovesio, Betina La Plante et Jo Hubert

Je regroupe ces trois œuvres parce qu'elles ont sur moi un effet profondément bienfaisant. Parce qu'elles me réconcilient avec la générosité, la beauté, l'efficace supérieure, immatérielle de l'art : réjouir l'être, le réconcilier avec la vie, avec le bonheur du regard, enchanter son quotidien, lui donner une profondeur, une intensité. Lorsqu'un artiste me propose une oeuvre de cette nature, je sais immédiatement qu'il me veut du bien, qu'il confie à mon regard une matière et une essence précieuses, qu'il crée avec moi une relation de qualité. J'aime le partage de cet oxygène intellectuel, cette fenêtre esthétique pratiquée dans mon horizon et qui m'aère l'esprit, l'âme. Et j'aime, avec la peinture de Jo Hubert (artiste peintre, collagiste, poète), cette puissance, ce feu rouge, cet état d'alerte, cette déchirante et féroce énergie qui traversent mon regard et irradie, brûle à l'intérieur de moi.

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Un flocon de beauté recueilli et sculpté par Séverine Lenhard

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Un merveilleux paysage d'Assunta Genovesio, artiste peintre admirable déjà très présente dans mes espaces :

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/assunta-genovesio/

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Un somptueux portrait de Betina La Plante

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/betina-la-plante/

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Une composition d'une puissance hypnotique de Jo Hubert

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/jo-hubert/

15/12/2014

LCPP n°5, Betina La Plante, Elena Shumacher, Karine Burckel, Sounya Planes, Patricia Eloy-Veltin

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B E T I N A    L A    P L A N T E

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/betina-la-plante/
https://www.flickr.com/photos/betinalaplante/with/1571973...
https://www.facebook.com/BetinaLaPlante2?fref=ts

J'écris sans relâche, avec obstination et bonheur, mon admiration pour la photographe américaine Betina La Plante. Betina la talentueuse, la divine, la Nymphe-Dandy, la féline, l'esthète humaniste, Betina qui, dans son tête-à-tête avec elle-même ou avec le monde, compose quelques-unes de ces icônes qui pour moi (et un grand nombre d'admirateurs) incarnent la beauté aujourd'hui, l'étrange beauté d'aujourd'hui tout de même exhaussée d'un zeste d'éternel mais aussi une humanité ardente, singulière, passionnante, totalement convertie à la cause de l'art., à la cause de l'aventure artistique.

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Ci-dessus, à gauche, la magnifique mère de Betina

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E L E N A   S H U M A C H E R

http://artnow.ru/en/gallery/0/6497.html
https://www.youtube.com/watch?v=c1y46j-luSg

J'ai évoqué déja le talent formidable de cette artiste peintre russe à qui j'ai consacré un premier article :

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/elena-shumacher/

Il faut y revenir, cette poésie picturale inventive me charme, me conquiert, m'absorbe à chaque rencontre. Il y a là-dedans aussi une formidable histoire de la peinture, singularisée, personnalisée par un talent puissant, original et subtil. Je ne me lasse pas de cet art varié et uni qui va d'un trait rude, presque primitif, frôlant l'abstrait parfois, à une ligne souple et féminine, racée et orchestrée par des couleurs magistrales. 

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K a r i n e   B u r c k e l

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/archive/2014/11/0...

Oui, l'univers de cette photographe française - notamment caractérisé par un regard inhabituel, distinctif, distingué, sur la nudité féminine, mais plus largement sur l'être féminin - ne cesse de m'emmener en voyage, quelque part entre le paradis et la vie réelle, dans un entre-deux que j'aime, qu'elle a inventé et qu'elle entretient avec un doigté de jardinière aérienne. Là, voilà le prodige que je découvre un dimanche matin, après une très longue marche. Le repos du guerrier ? Pas du tout, une incitation à s'émouvoir du sel de l'humanité, espèce si souvent médiocre, infecte. Merveilleuse gamme de gris, affolante cascade de nuances. La beauté dans une pose et sous un regard inusités. Instant millésimé, chaleureux à l’œil et au palais : un nu qui a de la robe. 

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S O U N Y A    P L A N E S

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/archive/2014/12/0...

L'esprit et le geste
tout le long de traits jumeaux
fondent un poème

Je reviens à elle, à nouveau. Poètesse, galeriste et peintre coréenne découverte il y a peu. Membre du groupe Traces et signes. Chacune de ses compostions (graphisme doublé d'un poème) retient mon attention. Autre sensibilité, autre et passionnant regard sur les choses, autre et délicat tamis émotionnel, autre et envoûtante musique intérieure. J'ai l'impression que l'on arrose le jardin de mon anthologie avec des eaux parfumées. Un délice, petit bonheur de saveur poétique.

Tracer pour quoi ?
Trace visible, trace invisible.
Trace révoltante, trace mélancolique.
Trace timide, trace amoureuse...
Trace des mots, trace des couleurs.
Trace des corps, traces des cœurs.
Traces du temps, trace de l'espace...
Je trace pour que cela devienne un signe,
pour que la trace ne craigne le vide.
Qu'elle anime les signes de l'être

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En me promenant
j'ai vu un champignon
tout fier, dressé comme
celui de mon amant
J'ai rougi.

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La senteur de l'eau
celle de la mer lointaine
Le bleu du parfum
dans des gouttes de pluie

P a t r i c i a   E l o y - V e l t i n

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/patricia-eloy-vel...
http://denys-louiscolaux3.skynetblogs.be/archive/2014/02/...

 

C'est cela, je garde le lien avec elle, je fais une place à ce qu'elle a semé. Je regarde ses compositions. J'écoute un peu de musique avec elle. Je fais d'elle ma guest star, mon étoile invitée. Je reviens à son sourire, à son désarroi aussi, à son rire, sa rage, sa recherche, son sens du message et de la communication. Je fais attention de n'en faire pas, par commodité, par confort moral, une image lisse et résolue. Rien n'est résolu. Je lui laisse son mystère aussi. Elle est toujours la bienvenue.

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13/12/2014

LCPP n°4 : Julienne Rose, Jérôme Delépine, Eric Allard, Liu Yaming, Freddy Rapin

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n  u  m  é  r  o     4

J U L I E N N E    R O S E

On sait que j'aime cette photographe française :

 http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/julienne-ro...

Là, je tombe sur exquise une suite d’autoportraits remarquablement bien balancés - un vrai swing visuel -, (bien sûr, la photographe est d'une beauté singulière et magnétique), je tombe en arrêt, donc, devant cette suite en nuances, une suite comme vêtue de mouvements, poétiquement éclairée, une suite en effets délicats, en vapeurs, en étonnante qualité de présence, avec de superbes mises en évidence, une suite que je recueille très précieusement.

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J é r ô m e    D e l é p i n e

J'aime énormément, passionnément ce peintre. Je l'ai dit et écrit.  Je découvre chez lui quelques nouveautés qui m'emballent, me touchent, m'ouvrent au monde, me rendent dignement curieux de l'autre. Toute mon estime pour cet artiste unique, pour son oeuvre intense. Des pages de peinture qui me transportent, m'invitent à des voyages inédits et profonds, des introspections nouvelles, une intensification du regard. Une aubaine. C'est une chance, oui, de découvrir cette oeuvre, c'est une aération, un débarquement en altitude dans un ciel nouveau. La confrontation à cette sensibilité d'une acuité exceptionnelle me grandit, me tire vers le haut, vers le plus subtil, l'essence. 

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/jerome-delepine/

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E r i c   A l l a r d

Au Rendez-vous des Belles Phrases 

a allard.jpgLe site de mon ami le poète belge Eric Allard. Créations originales, inédits savoureux, nombreux auteurs & chroniqueurs éminents. Un espace dans lequel il faut longtemps se perdre et se trouver. Textes courts, poésie, chansons, une magnifique curiosité intellectuelle. Lieu d'abondance. Un parti pris artistique que je partage totalement. Passionnant.

Le poème est né, au bas mot (Obama?), il y a quinze milliards d'années, c'est-à-dire bien avant le Big Bang. (Mais ça, même les frères Bogdanov l'ignorent) Une théorie tend d'ailleurs à démontrer qu'il serait à l'origine de l'univers. Depuis, on s'en doute, le poème a connu mille métamorphoses et autant de péripéties, dont ce blog rendra compte, parmi les plus récentes et les plus extraordinaires. Plus gaiement, c'est un Art poétique déguisé, un questionnement saugrenu sur les limites du genre poétique, une folle tentative de l'épuiser.

http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/

L I U    Y A M I N G

De ce peintre chinois né en 1962, je trouve cette oeuvre sur laquelle mon amie Murielle Confignal a attiré mon attention. J'aime la manière de faire jaillir le noir, la complexité lumineuse de l'arrière-plan, le rendu de la robe, l'épiphanie du corps à travers les bras et le visage, la beauté même de la femme peinte.

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Pour en savoir plus sur ce peintre chinois :

http://www.artlinkart.com/en/artist/overview/5dahuAr
https://www.youtube.com/watch?v=Cr-ke8Fc-Zc

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F R E D D Y    R A P I N

http://www.freddy-rapin.com/
https://www.facebook.com/FreddyRapinPhotographe
http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/avec-freddy-rapin/

Rapin est déjà dans mon univers depuis longtemps. J'aime son univers, son travail ingénieux, original, libre, noble, très imaginatif, riche en couleur, poétique, exhaussé par des mises en espace et en scène absolument superbes. J'aime aussi son point de vue, ce petit supplément que son œil et son savoir ajoutent à l'oeuvre capturée. Je trouve de lui, ce magnifique portrait que je recueille très précieusement. 

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Et, prélevés dans ses espaces, quelques bijoux supplémentaires :

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10/12/2014

Laurence Burvenich

Sur quelques nus de Laurence Burvenich

Il y a quelques personnes encore, plusieurs, je crois, qui ignorent obstinément qui est l'artiste peintre, graveuse et sculptrice belge Laurence Burvenich. J'ai ce soir pour agréable de leur laisser une chance encore. De mettre à leur disposition des liens qui leur permettront de se familiariser avec l'oeuvre.

http://www.laurenceburvenich.com/
http://users.skynet.be/regards/laurence-burvenich.htm
http://laurenceburvenich.skynetblogs.be/
 

Je m'aventure ici dans une collaboration avec Laurence Burvenich. Je jette un pont presque intime, confraternel, entre nos deux univers.  

F R I S S O N S   R O U G E S

Oeuvres : Laurence Burvenich - Poèmes : Denys-Louis Colaux

I N C I P I T

Ma chère Laurence, nous sommes depuis longtemps amis, vous et moi, de voussoyants amis, des amis d'élection, des gens unis par de vitales affinités électives. Depuis longtemps, j'aime votre peinture, votre spiritualité picturale, votre quête d'une vérité dévêtue, tremblante, humble, poignante, j'aime l'acception, dans votre langue picturale, de la beauté, une beauté sans arrogance, sans aguichage, une beauté intense, libre, fragile, définitivement précieuse, captivante, physique et métaphysique, allumée de l'intérieure, votre commerce subtile avec la couleur, (une maîtrise, ma chère, qui va de la lanterne à l'incendie, avec une formidable gamme de nuances). Votre liberté artistique (que vous vous occupiez à peindre des arbres, des lieux, des êtres) fait partout infuser un âme, la vôtre, et celle que vous voyez flotter devant vous. Vous avez inventé avec le monde une qualité de communication qui m'épate. Votre regard infatigablement écoute et saisit et retient l'infime respiration des choses et des êtres. Votre tempérament immense - volcan dans une tasse de porcelaine -, votre merveilleuse sensibilité de papier pelure au grand vent, votre générosité, votre avidité de fauve pour la chair, le pli, le teint, la matière physique, votre voracité d'ogresse à voir, à restituer, votre force de bûcheronne ardennaise, votre puissance de forgeronne et votre subtilité de souffleuse de cristal, vos précieuses racines, votre folklore personnel bariolé, votre immense savoir, vos loquacités d'enthousiasme, vos logorrhées allègres, votre ferveur, votre liberté d'entreprise et tout ce qu'il y a en vous de volatil, d'étincelles, d'immatérialité chantante, tous ces ingrédients, par pincées, par poignées parfois, fondent ce talent que j'aime profondément et qui est un compagnon précieux de ma vie. Une chance de vous connaître, chère Lolo.  

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R E Q U I A I M E
 
Laissez passer
le printemps avec la dentelle
avec le chiffon l'ecchymose
l'absence avec le geste
Laisser couler
sur le sang de la plaie
le rouge violent
de quelques perles de mercurochrome
 
Laissez mon ange
glisser
le bleu mouillé de la rivière
avec la mousseline
d'un citron de soleil tombé dans l'eau
Laisser passer
les merceries
que font au ciel
les frissons et les grelots d'ailes
des hirondelles
 
Laissez l'image
de la musique envelopper le piano
et le baiser éteindre
le souvenir humide
de la première langue aimée
 
O jésus d'antan vieux jésus
laissez la jolie tête d'ange
de l'amoureuse de jadis
désormais se défaire
dans l'argile des cimetières
 
et oui
que pour ma guérison
le mouchoir délicat
tout aromatisé de vous
sente dorénavant la morve 
 
Laissez mourir et passer
la ventrée et les os
et la lourde pâtée d'amour
laissez glisser lentement dans l'humus
les mots d'amour et leurs halos
les intestins des mots d'amour
 
Laissez la neige des caresses
au soleil fondre et passer
 
Laissez lasses les mains
et le tendre tomber
 après l'assaut des mouches
 
Laissez les exocets
passer
avec leurs traînées d'algues
et leurs ailes ankylosées
laissez l'élan bleu des prières
et leur essor dans l'air
inexaucés

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I N N O S A N G
 
Dans la chambre, pendant que nous avions les yeux clos, un tueur passait, arme au poing, l’œil mauvais, hanté par le désir d'un carton. Nous, tendus vers le ciel, nous nourrissions, en levant des rameaux, les girafes de l'amour, grandes choses rythmées d'amble et de grâce. Dans la chambre, à notre insu, sur nous, il pleuvait du sang, du vrai, avec des coagulis, des bouillons, des relents chauds et fétides. Nous étions amoureux, lyriques, innocents comme des pistolets d'abattage.   

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M O R T    D E S    G L A Ï E U L S 
 
Au début, elle avait à voir avec les fleurs, la fêlure des fleurs, la musique des fleurs, le petit feu vacillant des fleurs. Elle descendait du ciel où elle avait eu, sur la mousseline des nues, colloque avec des séraphins, des sirènes, des consœurs sapées de cuir noir et des flagellées. On la voyait, prieuse aux jambes ouvertes, engager avec les dieux de l'Olympe, les autres, des pourparlers voluptueux. Il y avait sur tout, où que le regard portât, une confiture de volupté, un loup de soie blanche. L'air soufflait un lent parfum de fraise. La viande n'était pas encore là. Il n'y avait qu'une métaphore de chair. On ne se regardait que dans une eau pure. Parfaitement imbuvable, morte.  

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M É F I A N C É E
 
Méfie-toi méfie-toi
des gens émus
des écureuils
des complots de la grâce
 
Il y a toujours dans ton dos
quelqu'un de bonne volonté
un aïeul mort
un élu aux mains propres
 
Et quand tu passes
une femme se montre
à la fenêtre
un amoureuse attend
des cloches patientent
trop de choses sont suspendues
 
Méfie-toi méfie-toi
du lourd cheval de trait
qui hale tes fantasmes
et de la pelle
à quoi s'accoude
le fossoyeur 
 
Il y a toujours dans ton dos
quelqu'un qui te ressemble
une lanterne menacée
une épave dans ton évier

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C L I E N T A I L E
 
Mais alors le temps n'était que sciure de temps sur la piste aux étoiles. Les étoiles n'étaient sur ta nuit qu'un décor. Une guirlande. La vérité n'était entre toi et la chose qu'une vitrine. Il y avait l'épaule de ton épouvantail, et les oiseaux de tes fantasmes se posaient dessus. Ils chantaient, terrifiés. Et ta main de mendiant tendait ensemble les billets d'amour et de banque.

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L U E U R R E
 
Ce n'était rien, un fait divers, un fait d'amour. Une heure d'or dans la vie banale d'un être. Une tombée de lumière dans le gris. Le monde pourtant, un instant, devenait incompréhensible. La fenêtre ne donnait plus sur rien. Un oiseau de magie descendait sur les choses. Ce n'était rien.  Une épice dans l'odeur ordinaire des choses. L'envie de vivre respirait par la bouche, intensément, comme si elle embrassait le cours des choses, la bouche humide du destin.

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C H A I R C H É E
 
Il l'avait cherchée dans les rues, dans le bruit dur des bistrots, dans les recoins de la nuit, sous les auvents, devant la mer. Il l'avait cherchée sur les cartes. Il l'avait cherchée sous le masque anodin des choses, au détour d'un livre, dans un chapitre caché. Il l'avait cherchée derrière le rideau, dans l'ombre bleue des saules, sous l'image, dans la légende. Oui, dans la légende. Sous la pluie, il l'avait cherchée, et dans la forêt, dans l'odeur fouettée des arbres, derrière le chevalet, dans la nef du musée, devant le tombeau de dieu, celui de Lénine. Il l'avait cherchée comme un alchimiste l'aubaine du plomb.    

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16:04 Publié dans Laurence Burvenich | Lien permanent |  Facebook |

LCPP n°3 - Enfilade de perles : Annette Marx, Alain Adam, Dina Madalina, Saint-Pol-Roux, Mary Piriou, Raymond Berbiguier, Alain Beauvois

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n u m é r o   3

Aujourd'hui, au large du projet, les doigts de pied en éventail, je m'abandonne au plaisir presque silencieux, presque muet du recueil de perles.

A N N E T T E    M A R X

artiste peintre allemande

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/annette-marx/
https://www.facebook.com/pages/Annette-Marx-Kunst/1130372...

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A L A I N    A D A M

artiste peintre belge

http://alainadampeintre.com/ 
http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/alain-adam/

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D I N A    M A D A L I N A

artiste peintre roumaine

http://www.artsetregards.com/category/97-dina.html

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S A I N T - P O L - R O U X

poète français (1861-1940)

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Portrait du poète par Mary Piriou (1881-1956)

Devant du linge étendu par ma mère, au village

 

Linge étendu par les bras roses de maman!
Primitive épreuve de la cuve aux cendres de sarment...
œufs à la neige du savon... Franches gifles du battoir... Décisives caresses du puits...
Très pure corde allant de l'azerolier à ce trophée d'oreilles d'éléphant que semble le figuier...
Puis les épingles tutélaires...
Enfin, sur toutes ces candeurs flottantes, les lingots subtils du soleil vierge...
Linge étendu par ses bras roses!
Hosties...
Lins d'aube...
Nénuphars de brise...
Pages de pâquerettes...
Pans de lune...
Parchemins aux vignettes d'insectes
Linge étendu par ses bras roses!
Ingénue senteur de la lessive...
Cela monte ouvrir le colombier des souvenirs...
Et l'on perçoit des gestes blancs de revenants dan les mirages du jadis...
Et l'on savoure le bon lait des bercails révolus…
Linge étendu par ses bras roses!
Car c'est l'exposition des œuvres simples de Mamelles de ma maison...
États d'âme de mes aïeules entre le laurier-rose e l'olivier!...
Fil, émanais-tu de la quenouille ou des bandeaux sortis des capelines?...
Serviriez-vous de trousseaux à la postérité, vénérables cheveux d'antan?...
Linge étendu par ses bras roses!
Ô ces doigts de grand'mères sur ces balèvres de grand'mères!...
Salive laborieuse, est-ce toi qui dégoulines de ce toiles sur les verveines et sur les pastèques?...
Braves fées qui filiez en songeant sous la treille l'été, l'hiver devant le feu de ceps, vos rêveries sont-elles pas restées entre les mailles ?...
Linge étendu par ses bras roses!
O langes...
O tabliers...
O rideaux...
O nappes des festins de famille où le plus vieux dit la prière...
O draps mis aux croisées lorsque passe la Vierge...
O suaires...
Linge étendu par les bras roses de ma mère !

M A R Y    P I R I O U

artiste peintre française (1881-1956)

http://www.bretagne.com/fr/layout/set/print/culture_breto...
http://www.musee.ville.morlaix.fr/medias/file/piriou.pdf

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 R A Y M O N D    B E R B I G U I E R

artiste peintre français (1935, Marseille)

http://berbiguier.raymond.free.fr/
http://www.maecene-arts.com/raymond-berbiguier
http://www.sensinterieur.com/artistes-permanents-de-la-ga...
http://arts-vivants.over-blog.com/pages/Raymond_BERBIGUIE...

Ici, un artiste que je découvre dans l'exaltation. Ici, nous sommes dans les vapeurs d'or supérieures, dans une geste picturale remarquable.

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A L A I N   A D A M   S U R   L A   V A G U E

Ce 9 novembre 2014, avec mes amies Annette, artiste peintre, et Geneviève et à l'initiative de Wendy, nous organisons sur le web et sur facebook une grande vague de diffusion de l'oeuvre de notre ami le peintre Alain Adam (9 décembre 1952 - 11 avril 2014)

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A L A I N    B E A U V O I S

https://www.flickr.com/photos/alainbeauvois62/sets/721576...

Un photographe que j'aime énormément, un pastelliste de la photo, un coloriste magnifique, auteur d''un imagier superbe autour des côtes du nord, de la Côte d'Opale, des caps Blanc Nez, Gris Nez. Ici, Beauvois a longtemps gravité autour et au-dessus du phare de Walde. Le lien que je soumets à votre attention témoigne de sa dernière expo en date, une suite de cinquante merveilles.

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