20/02/2015

LCPP n° 13

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A nouveau, comme un vieux chineur bien éveillé de retour du pays des merveilles, je reviens la hotte chargée. J'ai trouvé des choses admirables et d'autres. Je les partage avec le visiteur. Qui est curieux du monde ne connaît pas l'ennui.

A tout seigneur tout honneur, ceci, de mon ami ALAIN ADAM

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Puis, il y a mon épistolière de Chauny, PATRICIA-ELOY VELTIN à qui je demeure affectueusement fidèle et de qui j'aime revoir et diffuser le mail-art poétique.

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Je remarque et emmène sous mon bras ces très belles toiles abstraites d'EMMANUEL GONNET. La première est à dominante rouge, elle danse et tourne, trouve des élans, des queues de comètes de neige. Étranges astres fruitiers tranchés, pointillés, cousus, ailes en route vers le pays de la peinture. L’œil entre dans le tableau et l'accompagne longtemps dans ses mouvements et sa densité, dans son allure de nature vive. La seconde, dans son allure de pavée solaire, est un poème chromatique chaleureux et enthousiasmant, une énigme paisible dans laquelle la géométrie est comme dominée par les couleurs, fécondée par elle, par ses alliances et ses mélanges. 

http://www.e-gonnet.com/

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Ah, je retrouve une artiste que j'apprécie énormément, je veux parler de la très talentueuse peintre iranienne Mansoureh Hosseini. J'ai chanté cette artiste déjà, je la propose à nouveau à votre attention : l'oeuvre est un grouillement faramineux dans lequel la danse, la chorégraphie, l'attrapade, la guerre tournoient sans cesse, comme un schéma d'évolution de la vie en perpétuelle rotation, avec caresses et morsures.

http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p2.html

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Je découvre VINCENT LIGNEREUX, un peintre français dont, dans les jours et les semaines qui viennent, j'irai plus longuement prospecter l'oeuvre. Oui, il y a une grande vitalité dans ce travail, un mélange singulier et attractif de Pop Art, de Surréalisme, de réalisme et d'art pratiquement classique. Un graphisme à très forte puissance expressive caractérise les éléments que j'ai prélevés : ces compositions ont la puissance de captation des bonnes affiches, avec des intentions beaucoup plus louables, poétiques ou éthiques. Les œuvres affirment leur impact, s'imposent, se saisissent brutalement de votre attention. Il y a là, dans ce travail d'accroche, comme une synthèse ardente du propos, une simplicité efficace, une poésie élémentaire qui part à l'assaut. Comment dire ? Il y a une puissance de frappe poétique.

http://www.vincentlignereux.com/fr/accueil.html

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On sait (ou on l'apprend ici) l'estime que je porte au photographe MARTIAL ROSSIGNOL.

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/martial-rossignol/

Eh bien, il n'y a pas de raison pour que cet enthousiasme s'essouffle. Je découvre, en flânant, un joyau photographique dont il est l'auteur. Je m'en saisis avec la délicatesse décidée d'un cueilleur d'edelweiss. 

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La talentueuse et exquise FREDERIQUE FENOUIL (j'ai parfois l'envie de l'appeler Féérique Fenouil) est une sculptrice admirable et raffinée (et une chanteuse bouleversante). J'aime et célèbre son délicieux Olympe féminin.

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/frederique-fenouil/

Elle l'associe, avec une grâce et une élégance poignantes, à un mouvement de solidarité auquel je suis extrêmement sensible. Voici.

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Je découvre un peintre et dessinateur suiisse (1963) établi dans le Valais. Il s'appelle PIERRE-ANTOINE MOIX. J'aime son univers dans les réserves duquel j'ai, dans le plaisir de la découverte, capturé quelques œuvres. Oui, ses arbres ont le sens de la poésie, leurs représentations sont proches, elles sont parentes de la manière dont je regarde les arbres, dont je les sens, les éprouve. Son trait est singulier : volant, profus, habile, intense. Ses femmes me surprennent, métaphoriques, estompées ou très réelles, surinscrites. Elles ont peut-être quelque chose de végétal. Dryades suissesses. Exaltant. Je prends. Et sa peinture abstraite, lieu très musical, parfumé, d'une délicatesse sauvage, feutrée. Impulsion raisonnée. 

https://www.facebook.com/pierreantoine.moix

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Il y a cette artiste peintre française, tourangelle, BERNADETTE LECLERCQ. Très beau rendez-vous. Un monde singulier, étrange, onirique. Cette peinture est un lieu de passage entre le réel et le rêvé, une frontière fluctuante entre l'image et l'imaginaire. Ce n'est pas estompé, c'est très intense, c'est une sorte d'intensification du réel qui crée une impression de dépassement, de traversée. Il y a une sorte de vérité affirmée de l'invraisemblable. Un fantastique conçu par des moyens nouveaux, psychédéliques parfois. C'est passionnant.

http://www.bernadette-leclercq.com/

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SANDRINE MARIA est une artiste peintre française remarquable par ses fééries chromatiques, la beauté désolée, indécise, irrésistible de ses créatures. Merveilleuses fleurs de spleen, de poésie lente, lucioles féminines ou efféminées, créatures doublement peintes, elles affichent sans insolence l'arc-en-ciel de leur prodigieuse beauté mélancolique. A mi-chemin du poignant clown triste et de la fée, de l'être-aquarelle et de la créature-vitrail, de l'enfant et de l'adulte, du désir et de la distance, du mannequin de rêve et de l'âme en infusion dans sa mélancolie, de la ballerine et du ballerin, de la femme et de l'éphèbe, ces créatures dessinées dans le ballet du kaléidoscope vivent, pleurent, éclosent dans de magnifiques eaux troubles. Le vice ou la vertu n'ont rien à voir là-dedans, ces eaux troubles sont les eaux qui font naître le trouble, l'émotion, l'ensorcellement. En même temps, il me semblait, en admirant les créatures de Maia, qu'elles fondent le type d'un métisse universel, une créature qui serait le fruit des croisements entre la femme peule, le danseur russe, l'Esquimaude, la cavalière mongole, l'Aborigène, la Gitane, l'Aztèque, la Squaw, enfin, la conjonction harmonieuse de toutes ces déclinaisons de l'être humain. La créature de Maia est la somme ajustée d'une formidable suite d'identités. Elle est aussi une ensorcelante leçon d'humanité. 

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http://sandrine-maia.e-monsite.com/ 

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Je terminerai l'article du jour avec un photographe. Il s'appelle PETER FRANS. Très originaux, ses magnifiques clichés, fondés notamment sur une formidable gestion de la lumière dans le noir et blanc et des cadrages inaccoutumés, touchent à la grâce de l'imprécis, à la suggestion poétique, à l'intensité atmosphérique.

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