28/02/2015

Didier Goessens

D I D I E R    G O E S S E N S

dessinateur, illustrateur, peintre, enchanteur né en 1962

http://60gp.ovh.net/~chassepi/
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a go a.jpgPITIÉ POUR MES VIEUX OS

Il y a un type que j'apprécie depuis un certain. Je l'apprécie beaucoup. Tellement que j'étais convaincu de lui avoir déjà aménagé une estrade dans mon panthéon personnel, un pan de mur, une galerie. Eh bien, non, il n'y est pas encore et c'est la preuve d'un terrible manque de vigilance de ma part ! La preuve que je n'ai plus vingt ans (et que je m'en fous comme d'un noyau de cerise).

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Mais Goessens, oui, il faut l'admettre, le chanter, rendre justice à l'élan de son trait, à ses arrondis, à la grâce de ses femmes, à son infatigable et enthousiaste et contagieux éloge de la féminité. Oui, ça tourne en diable, c'est élancé et rond, passé, oint d'un peu de couleur chaude, c'est un alphabet voluptueux, une calligraphie suave, il y a quelque chose d'élégamment japonisant, là-dedans, une légèreté dense, une giration troublante. Oui, une rencontre de l'écriture et du dessin, une dimension littéraire, allègre, majestueuse de la représentation. Tout cela joue, danse formidablement, opère comme un charme, une sorcellerie. Les femmes de Goessens sont belles comme des prouesses de luthiers : violons, violoncelles, contrebasses. Des luthiers qui auraient greffé la science des ballerines dans les ploiements de leurs bois précieux. Oui, parfois, ces femmes ont aussi, la couleur des violons de Crémone. Le son, ai-je envie de dire, le souffle. J'ai tendu l'oreille, j'ai entendu leurs pépiements et emportements lyriques. Oui, je sentais des japonaiseries mais aussi, parvenu jusqu'à Goessens, je sens l'élan des déesses grecques, leur rotondité altière, et la présence rêvée des muses et l'épice cristallisée de cette féminité singulière qui donne du goût à la vie. Tout artiste, à sa manière, invente ce qui nous est indispensable. Goessens accomplit cette tâche supérieure, avec la liberté d'un homme seulement sujet de sa liberté de création. Et ses plantureuses créatures me ramènent aussi à la Géante de Baudelaire. 

a go 6.jpgDu temps que la Nature en sa verve puissante
Concevait chaque jour des enfants monstrueux,
J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,
Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux.

J'eusse aimé voir son corps fleurir avec son âme
Et grandir librement dans ses terribles jeux,
Deviner si son cœur couve une sombre flamme
Aux humides brouillards qui nagent dans ses yeux,

Parcourir à loisir ses magnifiques formes,
Ramper sur le versant de ses genoux énormes,
Et parfois en été, quand les soleils malsains,

Lasse, la font s'étendre à travers la campagne,
Dormir nonchalamment à l'ombre de ses seins,
Comme un hameau paisible au pied d'une montagne.

(Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal)

Relisez ce poème à la lumière des beautés de Goessens, vous sentirez les "correspondances". Elles sont aussi, ces créatures d'encre, les muses, éloquentes, poétiques, érotiques, élégantes et souples, pastorales, célestes. Elles sont encore fées, fleurs, élans végétaux, bourgeons en attente d'accomplissement, lettrines d'un poème amoureux.

L'oeuvre s'éclaire de petits suppléments poignants et cet éden féminin (paradis des courbes, des arbres femelles et des fruits de la passion) est aussi parfumé, saupoudré d'une sorte de tendresse chaleureuse. Il y a dans la composition, produit de la maîtrise, quelque chose de savant qui paraît simple, fluide, comme coulé.

Parfois, dans certaines séries, ces somptueux nœuds de courbes viennent flirter avec l'abstraction, une abstraction chaude, attirante.

Corolles, anneaux, boucles, voilà une de mes cursives favorites. J'y nage d'aise. J'y reviens comme à ces poèmes dont la consultation régulière n'épuise pas le magnétisme.

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12:51 Publié dans Didier Goessens | Lien permanent |  Facebook |

23/02/2015

Avec Laurence Burvenich

HAIKUS EN FORME D'ORCHESTRE SUR LA NUDITÉ

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dessins, sculptures, infographie : laurence burvenich - poémes : denys-louis colaux

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MAÎTRISE, VIOLONS
 
Passent l'âme, l'eau
le halo du pinceau sur
le linge du geste.
 

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LUMIÈRE, CUIVRES
 
Et l'épaule lève,
laiteuse, un peu vénitienne,
son ampoule opale.
 

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LUMIÈRE INTÉRIEURE, VIOLONCELLES
 
Nue, afin qu'un astre,
en la lourde et lente essence
de son sang, infuse.
 

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LIGNAGE, HARPE
 
Tel un épi d'huile
pris dans l'étui de sa cloche,
nu, le corps éclot.
Corps & échos

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Les corps rêvaient
 
Humbles 
à la terrasse de leur nudité
 
Précis
masqués d'un lait d'ombre
ils faisaient âmes avec eux-mêmes
 
Les corps regardaient
célestes
passer leurs anges délivrés
 

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Lents
 
Parés de neige intimes
ils couvaient les frissons de leurs ailes intérieures
 
Les corps songeaient
délassés
aux horizons de leurs amarres
 
Pâles
voilés d'une once d'huile
ils naviguaient au chevalet
 

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LE MAGNE

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BRUMES DU MAGNE
 
De grands roulis de lait
étendus de miel ocre et de sucre candi
Des roulis d'âmes
mêlés de gypse et de péchés véniels
Roulaient
sur des bastilles de sable et de pierre
des manèges solubles
d'humanité morte et naissante
 

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OCHIA
 
La vie par ses fissures
par les nervures de ses rêves
sue de l'encre à poème
et du thé d'arc-en-ciel
 

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LES PLAINES DU MAGNE
 
Aux longs fils électriques
              qui font entre deux crêtes
passer le monde
         par le chas de l'aiguille
sèchent les linges
les dépouilles de mue
de l'horizon lavé
 
Des vergers de couleurs
mouillés dans leurs racines
hèlent de leurs chapeaux
tout en haut du Péloponnèse
les grands cheveux de la lumière

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USINES & FOURNEAUX
 
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Ces usines ne sont pas des usines. Ce sont des usines sur bois. Ce sont des fleurs de fumée, des essaims de papillons toxiques. Ce sont de dansants Versailles de poussière chaude. Des bras de braise, des badigeons qui touillent dans le ventre ouvert et les tuyaux d’orgues de l’arc-en-ciel. Ce sont de vrais fantômes vivants, des vaisseaux incarcérés dans les poisons de leurs haleines. Ce sont des lignes avalées dans des bouillons de suie, d’urée et de sang. Ce sont de vacillants calvaires de croix et bannières, des horizons shampouinés à l’eau de rouille, au jus de soufre, à l’huile d’extrême-onction.

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Ces usines ne sont pas des usines. Ce sont des suées d’humanité perdue. Des cimetières en gésine de feux follets. Ce sont des espérances de pain blanc et de soupe, des rêveries de bord de mer. Ce sont des calicots qui brûlent parmi les nuages. Ce sont des batteries de vulcains mis à la chaîne, aux ordres, sous contremaître. Ce sont des vitraux d’éclipse et d’irruption. Ce sont des bûchers ardents. Des prières d’incinérer. Crachés mauve et deuil, le chant du cygne, l’agonie sale des Lumières. C’est Cézanne au charbon, au gaz, au feu, au trottoir.

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Ces usines ne sont pas des usines. Ce sont des athanors étouffés dans leurs tuberculoses, des sanatoriums à l’envers. Ce sont des cathédrales d’asphyxie, des triomphes d’apocalypse. Ce sont des cracheuses de cendres, des souffleuses d’âmes. Ce sont des machines à boucaner les oiseaux, les étoiles. Ce sont, pour les musettes où viendra pavoiser la Camarde, des accordéons et des bugles à vous souffler la mort en pleine gueule. Ce sont, à l’unisson de leurs architectes, des machines qui toussent sous le ciel.

11:09 Publié dans Laurence Burvenich | Lien permanent |  Facebook |

20/02/2015

Présentation de l'auteur

D e n y s - L o u i s   C o l a u x

JLE_8119_DxO.jpgDenys-Louis Colaux est né le 20 juillet 1959 à Weillen, en Belgique. Il est le père de quatre enfants : Justin, Nora, Mathilde et Nelly. Il vit actuellement à Anthée, à proximité de la frontière française, dans la province de Namur. Nouvelliste, romancier, poète, revuiste, essayiste, parolier (il a écrit les textes de l’album « A mains nues » avec le pianiste, compositeur et chanteur Vincent Rouard), biographe de la cinéaste Nelly Kaplan, il a publié à ce jour une trentaine d’ouvrages, notamment obtenu deux prix de l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique et le Grand Prix de la nouvelle de la Communauté Française en 1999. (Ci-contre, portrait de l'auteur par Jacky Lepage)

Copie de a denys.jpgD’une nature libertaire, il est aussi profondément antifasciste et antiraciste. Il aime le roman (Cervantès, Balzac, Diderot, Flaubert, Proust, George Orwell, Camus, Simenon, Milan Kundera, Alberto Moravia, Marguerite Yourcenar, Simone de Beauvoir, Philip Roth, Toni Morrison, Isaac Bashevis Singer) la nouvelle, la poésie (Baudelaire, Verlaine, Pierre Reverdy, Neruda), les essais, la chanteuse Lhasa de Sela par-dessus tout, le jazz (Chet Baker, Ibrahim Maalouf, les divas), la chanson française (Brassens, Brel, Ferrat, Ferré, Manset, Arno, Higelin, Eve Cournoyer, Emily Loizeau, L), le classique (Marin Marais,  Chopin, Schuman, Eric Satie), le blues (de Robert Johnson à Carey Bell en passant le groupe belge El Fish, le guitariste Fred Lani et les monstres comme Hendrix ou Albert Collins), la violoncelliste Jacqueline du Pré, le contre-ténor Andréas Scholl, la photographie, la peinture, le cinéma (Federico Fellini, Chaplin, Bergman, Kaplan, les frères Coen). Son espace Facebook voyage dans le vaste univers de ses prédilections et leur consacre de nombreux albums. Son blog prône la rencontre des artistes et une solidarité avec ceux que des affinités électives désignent. Il aime aussi les collaborations avec les artistes d’autres disciplines (Jean Claude Sanchez, Séverine Lenhard, Jyoti Sackett, Pascal Nivaille, Philippe Bousseau Diane Paquin, ... photographes, Laurence Burvenich, Annette Marx, Alain Adam, Marie Morel, Cyril Leysin, ... peintres, Emmanuelle Simonet, photographe, peintre et collagiste, Sandro Baguet, Robert Varlez, peintres, collagistes, dessinateurs, etc.)

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Avec mon ami, le peintre très regretté Alain Adam (Photo P. Nivaille)

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Avec mon amie, l'artiste peintre Laurence Burvenich (phot P. Nivaille)

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Mon ami Sandro Baguet (dessinateur, peintre collagiste) - Avec ma fille Nelly Colaux (Photo Jacky Lepage)

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Portrait par le graveur et peintre Andreas Vanpoucke - Portrait par le photographe Jacky Lepage

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Avec mon fils Justin, chez lui

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Avec mon cousin Kurt

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Deux portraits signés Andreas Vanpoucke - A droite, avec mon petit-fils Eliott

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Avec le peintre et graveur Andreas Vanpoucke

Un espace du blog reprend l’essentiel de ses ouvrages publiés à ce jour. : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/ouvrages-publies . Une courte présentation et quelques sites relatifs à ses ouvrages sont repris dans le lien suivant : http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/presentation-gener... . 

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Avec mon plus vieil et fidèle ami Albert - Avec Babette et Justin

Questionnaire de Proust :

a denys louise.jpgMa vertu préférée : je suis tenté par la loyauté. Quelquefois, je lui résiste.

Mes qualités préférées chez un homme : entre l’humanité et l’humanisme

Mes qualités préférées chez une femme : entre l’humanité et l’humanisme

Ma principale caractéristique : j’hésite entre le rire et le mouvement d’humeur (Avec mon épouse, Louise)

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis : Bienveillance, compassion, enthousiasme

Mon principal défaut : J’en ai trop, ils sont finalement tous principaux

Mon occupation principale : chercher

Votre représentation du bonheur : le bien-être, le bien-vivre de mes enfants

Votre représentation du malheur : la mort des êtres qu’on aime

Vous excepté, qui aimeriez vous être : un grand peintre des femmes (Zorn, Modigliani, Lovis Corinth, Munch, Rops, etc…)

Où aimeriez-vous vivre : dans un endroit assez retiré, vaste, sauvage et paisible (Irlande, Ecosse, Islande, oui)

Couleur favorite, fleur préférée : Je ne suis pas fixé là-dessus, j’aime la rencontre de certaines couleurs. J’aime le cosmos, le coquelicot, l’odeur et l’allure du lilas

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Avec mon frère Dominique et sa compagne Marielle - Avec toute la famille (Justin, Babette, Nelly, Nora, Eliott, Mathilde)

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Oiseau préféré : le hibou et la fauvette

Auteurs favoris : je passe énormément de temps à lire et j’aime un grand nombre d’auteurs. (Jean-Louis, Dominique et Denys-Louis Colaux, jadis).

Poètes favoris : Louise Labé, Nerval, Baudelaire, Verlaine, Rimbaud, Corbière, Robert Desnos, Pierre Reverdy, Jacques Izoard,…

Mes héros dans la fiction : Don Quichotte, Zénon Ligre, Père Ubu, Angelo Pardi, David Kepesh, ...

Mes héroïnes dans la fiction : Emma Bovary, Gelsomina, Jackie Brown (dans le film de Tarantino), Jane Eyre, Shosha, Marie (de la Fiancée du Pirate de Nelly Kaplan), beaucoup de personnages féminins de Bergmann. 

a denys d.jpgPeintres et compositeurs préférés : Otto Dix, Paula Modersohn-Becker, Hélène Schjerfbeck, Georgette Agutte, Félix Vallotton, Magritte, Edelfeld, Van Dongen, Kisling, Fautrier, Miro, Anita Rée, Robert Henry, Rops, Redon, Suzanne Valadon, Robert Henri, Zorn, Modigliani, Dufy, Picasso, … – Chopin, Moussorgski, Bach, Purcell, Marais, Liszt, Satie, John Dowland, Eleni Karaindrou, un grand nombre d'artistes de jazz…

Héros favoris dans la vraie vie : Denis Diderot, George Orwell, Marcello Mastroianni, Jacques Lanzmann, Robert Johnson, José Guadalupe Posada, Federico Fellini, Rops, Zo d'Axa, Martin Luther King, ... 

Héroïnes favorites dans la vraie vie : Yourcenar, Beauvoir, Violette Leduc, Angela Davis, les sœurs Brontë, Nelly Kaplan, Nina Simone, Amrita Sher-Gil, Elfriede Lhose-Wächtler, Lhasa de Sela, Diane Arbus, Jacqueline du Pré, Francesca Woodman, Sophie Watillon, ...

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Avec Louise et Nelly - Avec  le photographe Pascal Nivaille et le peintre Alain Adam

Les personnages détestés de l’histoire : Hitler, Goebbels, Staline, Franco, Berlusconi, …

Héroines préférées dans l’histoire : Olympe de Gouges, Anne Franck, Angela Davis, Anaïs Nin, Etty Hillesum, ...

Aliments et boissons préférés : Cèpes, chanterelles, pieds bleus, morilles – lait, jus de fruits, un peu de vin, bière.

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Avec Justin et Nora - Avec Angélule

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a dlc 14.jpg   a nelly a.jpg   Copie (2) de A a a a CouvEsquimaude4.jpg 

Quelques ouvrages

Ce que vous haïssez le plus : le racisme, le mépris social, l’incuriosité, la trahison, le reniement

Le fait militaire que j’admire : Espagne 1936, l’afflux des gens de tous les pays

Le talent que j’aimerais posséder : le don du chant ou de la peinture

La réforme que j’admire le plus : la fin de l’esclavage, le droit de vote aux femmes

Comment j’aimerais mourir : vite et bien

Quel est votre état d’esprit actuel : paisible

Pour quelle faute avez-vous le plus d’indulgence : la jalousie, enfin la mienne

Votre devise : N’ayez pas de devise.

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Collaborations en revues :

Pour la Belgique :

Le Journal des Poètes, 25 Mensuel, Le Mensuel littéraire et poétique, L'Arbre à paroles, Carte blanche, Revue & Corrigée, Sources, Aménophis, Tombe tout court, Les cahiers des midis de la poésie, Le Fram, Marginales,... (avec ma petite-fille Leila)

Pour la France :
Sud, Encres Vives, Le Cerceau, La Dame Ovale, Orage-Lagune-Express, Textuerre, Camouflage, Travers, Décharge, Les cahiers de poésie-rencontres, Hermaphrodite, Les Amis de Georges (revue française consacrée à Brassens)…

a denys so.jpgPrix  littéraires :  (avec ma cousine favorite, Sonia)

Prix Emile Polak de l’Académie Royale de Littérature et de Langue française de Belgique pour l’ensemble de ses recueils, 1994

Premier Prix Concours « Scénarios contre le racisme et l’extrême-droite », Romulus Films & Horizon 2000, 1995

Deuxième Prix « Opération Coup de plume », Centre Bruxellois d’Action Culturelle, 1996

Prix Franz de Wever de l’Académie Royale de Littérature et de Langue française de Belgique pour son recueil « Le Galop de l’Hippocampe », 1998

Premier Prix  Concours « Un auteur / Une voix », Radio Télévision Belge Francophone (RTBF), 1998

Grand Prix de la Communauté Française de la nouvelle, 1999

Pyramides 2008, lauréat du prix de la Province du Luxembourg

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Ma fille Mathilde

PUBLICATIONS RÉCENTES :

Editions Les Eperonniers, Bruxelles, Belgique :

Le Galop de l’hippocampe, (recueil de poésie), 1998

Une trilogie romanesque :

Le Fils du soir, 1998

Schlass, 1999

Prix Sorel, 2000

Editions du Talus d’approche, Mons, Belgique :

Billets d’amour, barbaries et autres énormités, 2000

Dreamland  Editeur, Paris, France :

Nelly Kaplan, Portrait d’une Flibustière  (hagiographie), 2002)

Editions Maelström , Bruxelles, Belgique :

Je hais les poètes vivants suivi de Circus, 2003

L’Arbre d’Apollon, roman coécrit avec Otto Ganz, 2002

Descentes dans le maelström, ouvrage collectif, 2002

Editions Labor, Bruxelles, Belgique :

Grandes Machines et spéculations introspectives  (autobiographie carnavalesque), 2003

a denys seul.jpgEditions L’Harmattan, Paris, France :

Nelly Kaplan, Le Verbe et la lumière,  (ouvrage collectif sous la direction de Mireille Calle-Grüber), 2004

Editions du Cygne, Paris, France

Errances bruxelloises ,  (ouvrage collectif, 2005)

Livret poétique de l’album musical Obsession … Airs, juin 2007

Line-up : Vincent Rouard  (piano) – Didier Laloy (accordéon diatonique) – Marc Docquir (piano)

Livret : Recueil de 11 poèmes en prose (DL Colaux) – 11 pastels gras (Laurence Burvenich)

Editions du Cygne, Paris, France

Anonymes, (nouvelles), juin 2008

Maison de la Poésie d’Amay – Collection l’Arbre à Paroles, Amay, Belgique

Un tailleur d’allumettes, Atelier de l'Agneau, Saint-Quentin de Caplong, France, octobre 2009

Album « A Mains nues » (Distribution : AMG Records), septembre 2011

Line-up : Vincent Rouard (composition, piano, chant) – Vincent Noiret (Contrebasse) – Denys-Louis Colaux (paroles).

La Sirène Originale, nouvelles, Atelier de l’Agneau, Saint-Quentin-de-Caplong, France, 2012

Chambre apaisée, poème, La Cadran ligné, Saint-Clément, France, 2012

Les Désirs de l'Esquimaude, recueil poétique, Atelier de l'Agneau, 2013

Les Lièvres de Jade, avec Eric Allard, Jacques Flament Editeur, 2015

Les Gisants, passeurs de l'indicible - Dévêtu le passant, ce nombreux solitaire : livre commun avec l'artiste peintre Sylvie Cairon, - Editeur Sylvie Cairon, France, Octobre 2016

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Avec le peintre, poète, collagiste, éditeur, dessinateur Robert Varlez - Avec Laurence Burvenich et Sandro Baguet

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Portrait par Jacky Lepage (09/2016)

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Portrait par l'artiste peintre et graveur Andreas Vanpoucke (10/2016)

 

18:44 Publié dans DENYS-LOUIS COLAUX | Lien permanent |  Facebook |

LCPP n° 13

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A nouveau, comme un vieux chineur bien éveillé de retour du pays des merveilles, je reviens la hotte chargée. J'ai trouvé des choses admirables et d'autres. Je les partage avec le visiteur. Qui est curieux du monde ne connaît pas l'ennui.

A tout seigneur tout honneur, ceci, de mon ami ALAIN ADAM

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Puis, il y a mon épistolière de Chauny, PATRICIA-ELOY VELTIN à qui je demeure affectueusement fidèle et de qui j'aime revoir et diffuser le mail-art poétique.

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Je remarque et emmène sous mon bras ces très belles toiles abstraites d'EMMANUEL GONNET. La première est à dominante rouge, elle danse et tourne, trouve des élans, des queues de comètes de neige. Étranges astres fruitiers tranchés, pointillés, cousus, ailes en route vers le pays de la peinture. L’œil entre dans le tableau et l'accompagne longtemps dans ses mouvements et sa densité, dans son allure de nature vive. La seconde, dans son allure de pavée solaire, est un poème chromatique chaleureux et enthousiasmant, une énigme paisible dans laquelle la géométrie est comme dominée par les couleurs, fécondée par elle, par ses alliances et ses mélanges. 

http://www.e-gonnet.com/

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Ah, je retrouve une artiste que j'apprécie énormément, je veux parler de la très talentueuse peintre iranienne Mansoureh Hosseini. J'ai chanté cette artiste déjà, je la propose à nouveau à votre attention : l'oeuvre est un grouillement faramineux dans lequel la danse, la chorégraphie, l'attrapade, la guerre tournoient sans cesse, comme un schéma d'évolution de la vie en perpétuelle rotation, avec caresses et morsures.

http://colaux8.rssing.com/chan-5038980/all_p2.html

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Je découvre VINCENT LIGNEREUX, un peintre français dont, dans les jours et les semaines qui viennent, j'irai plus longuement prospecter l'oeuvre. Oui, il y a une grande vitalité dans ce travail, un mélange singulier et attractif de Pop Art, de Surréalisme, de réalisme et d'art pratiquement classique. Un graphisme à très forte puissance expressive caractérise les éléments que j'ai prélevés : ces compositions ont la puissance de captation des bonnes affiches, avec des intentions beaucoup plus louables, poétiques ou éthiques. Les œuvres affirment leur impact, s'imposent, se saisissent brutalement de votre attention. Il y a là, dans ce travail d'accroche, comme une synthèse ardente du propos, une simplicité efficace, une poésie élémentaire qui part à l'assaut. Comment dire ? Il y a une puissance de frappe poétique.

http://www.vincentlignereux.com/fr/accueil.html

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On sait (ou on l'apprend ici) l'estime que je porte au photographe MARTIAL ROSSIGNOL.

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/martial-rossignol/

Eh bien, il n'y a pas de raison pour que cet enthousiasme s'essouffle. Je découvre, en flânant, un joyau photographique dont il est l'auteur. Je m'en saisis avec la délicatesse décidée d'un cueilleur d'edelweiss. 

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La talentueuse et exquise FREDERIQUE FENOUIL (j'ai parfois l'envie de l'appeler Féérique Fenouil) est une sculptrice admirable et raffinée (et une chanteuse bouleversante). J'aime et célèbre son délicieux Olympe féminin.

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/frederique-fenouil/

Elle l'associe, avec une grâce et une élégance poignantes, à un mouvement de solidarité auquel je suis extrêmement sensible. Voici.

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Je découvre un peintre et dessinateur suiisse (1963) établi dans le Valais. Il s'appelle PIERRE-ANTOINE MOIX. J'aime son univers dans les réserves duquel j'ai, dans le plaisir de la découverte, capturé quelques œuvres. Oui, ses arbres ont le sens de la poésie, leurs représentations sont proches, elles sont parentes de la manière dont je regarde les arbres, dont je les sens, les éprouve. Son trait est singulier : volant, profus, habile, intense. Ses femmes me surprennent, métaphoriques, estompées ou très réelles, surinscrites. Elles ont peut-être quelque chose de végétal. Dryades suissesses. Exaltant. Je prends. Et sa peinture abstraite, lieu très musical, parfumé, d'une délicatesse sauvage, feutrée. Impulsion raisonnée. 

https://www.facebook.com/pierreantoine.moix

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Il y a cette artiste peintre française, tourangelle, BERNADETTE LECLERCQ. Très beau rendez-vous. Un monde singulier, étrange, onirique. Cette peinture est un lieu de passage entre le réel et le rêvé, une frontière fluctuante entre l'image et l'imaginaire. Ce n'est pas estompé, c'est très intense, c'est une sorte d'intensification du réel qui crée une impression de dépassement, de traversée. Il y a une sorte de vérité affirmée de l'invraisemblable. Un fantastique conçu par des moyens nouveaux, psychédéliques parfois. C'est passionnant.

http://www.bernadette-leclercq.com/

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SANDRINE MARIA est une artiste peintre française remarquable par ses fééries chromatiques, la beauté désolée, indécise, irrésistible de ses créatures. Merveilleuses fleurs de spleen, de poésie lente, lucioles féminines ou efféminées, créatures doublement peintes, elles affichent sans insolence l'arc-en-ciel de leur prodigieuse beauté mélancolique. A mi-chemin du poignant clown triste et de la fée, de l'être-aquarelle et de la créature-vitrail, de l'enfant et de l'adulte, du désir et de la distance, du mannequin de rêve et de l'âme en infusion dans sa mélancolie, de la ballerine et du ballerin, de la femme et de l'éphèbe, ces créatures dessinées dans le ballet du kaléidoscope vivent, pleurent, éclosent dans de magnifiques eaux troubles. Le vice ou la vertu n'ont rien à voir là-dedans, ces eaux troubles sont les eaux qui font naître le trouble, l'émotion, l'ensorcellement. En même temps, il me semblait, en admirant les créatures de Maia, qu'elles fondent le type d'un métisse universel, une créature qui serait le fruit des croisements entre la femme peule, le danseur russe, l'Esquimaude, la cavalière mongole, l'Aborigène, la Gitane, l'Aztèque, la Squaw, enfin, la conjonction harmonieuse de toutes ces déclinaisons de l'être humain. La créature de Maia est la somme ajustée d'une formidable suite d'identités. Elle est aussi une ensorcelante leçon d'humanité. 

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http://sandrine-maia.e-monsite.com/ 

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Je terminerai l'article du jour avec un photographe. Il s'appelle PETER FRANS. Très originaux, ses magnifiques clichés, fondés notamment sur une formidable gestion de la lumière dans le noir et blanc et des cadrages inaccoutumés, touchent à la grâce de l'imprécis, à la suggestion poétique, à l'intensité atmosphérique.

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19/02/2015

Laurence Burvenich - expo et atelier

L a u r e n c e    B u r v e n i c h

EXPOSITION COLLECTIVE

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 Laurence Burvenich, Denys-Louis Colaux

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C O R N E I L L E

La première salle de l'exposition, excellente surprise, est consacrée au célèbre peintre, graveur, sculpteur et céramiste néerlandais Corneille (1922-2010), initiateur avec Christian Dotremont, Karel Appel, Constant Nieuwenhuis, Asger Jorn, Pierre Alechnbisky du mouvement Cobra.

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L A U R E N C E   D A N S   L' E X P O S I T I O N

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Cliché historique : Laurence surprise en train de photographier ses propres œuvres

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J o ë l l e    M e u n i e r

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RETOUR À L'ATELIER DE LAURENCE

Après notre visite privée de l'exposition, nous revenons à l'atelier de Laurence. Alors qu'elle entrouvre une énorme farde, je découvre quelques-unes des lointaines gravures de mon amie ( datées de la première moitié des années quatre-vingt-dix). Je ne les connaissais pas, elles me plaisent, Laurence accepte, après négociation que j'en photographie quelques-unes. Je photographie encore quelques œuvres, des sculptures, des coins de l'atelier et mon artiste peintre favorite. Comme ça sent bon le talent, la persistance, la grâce, l'art et la poésie dans ce grenier près du ciel, comme la lumière tombe bien, comme une robe sur des hanches. 

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Par la fenêtre de l'atelier, on aperçoit le bulbe de la collégiale et les remparts de la citadelle en haut du rocher

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Un très beau bronze de l'artiste

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Gilberte Dumont

G i l b e r t e    D u m o n t

a r t i s t e   p e i n t r e   b e l g e

Montignies-sur-Sambre, 1910 - Charleroi, 1989

a gilberte dumont a.jpgVoilà une artiste belge, talentueuse, originale, singulière, méticuleuse, inspirée et que la formidable inertie des instances parvient à maintenir dans une infamante confidentialité. C'est odieux d'ainsi enfouir ses trésors. 

Une très importante page est toutefois consacrée à l'artiste belge à l'adresse qui suit (et dont l'iconographie de l'article est issue). L'oeuvre y a été photographiée par Hervé Pigeolet. Voici les références de cet espace capital relevant du musée des Beaux-arts de Charleroi. Il fait voir l'oeuvre :

http://balat.kikirpa.be/results.php?linkthrough=VV&li...

J'avais découvert, en visitant le musée des Beaux-Arts de Charleroi, quelques œuvres de Gilberte Dumont. Et je me suis depuis étonné de la discrétion coupable qui voile et absente presque totalement cette artiste.

L'espace de la Galerie du Pistolet d'or nous livre d'intéressants éléments biographiques sur Gilberte Dumont. Nous les trouvons à cette adresse :

http://www.galeriedupistoletdor.com/gdpo/Dumontgilberte.html

Avec Victor Lefèbvre son futur époux, en compagnie de Gustave Camus et de quelques autres artistes carolorégiens, Gilberte Dumont fut à l'origine du renouveau moderniste dans sa région, participant au groupement de "L'Art vivant au Pays de Charleroi". Etudiant attentivement la technique ancienne de la détrempe et passionnée par la lecture d'un traité de peinture de C. Cennini, Gilberte Dumont, de concert avec son mari, affirme dès avant la guerre une vision et un style qui s'apparentent au réalisme magique et la "nouvelle objectivité" allemande. Les œuvres de cette époque, tel le portrait de sa grand-mère, étonnent et fascinent par la vérité du rendu. Une technique minutieuse; digne des primitifs flamands, un amour de la ciselure dans les moindres détails, allaient permettre à Gilberte Dumont d'exalter comme nul autre peintre, l'ingrate physionomie du Pays-Noir. Pourtant l'artiste se résigne à "copier" la réalité, elle n'imagine rien qu'elle ne voit; mais l'acuité de sa vision, la précision du pinceau et la véracité de l'expression confèrent à chaque chose une sublimation du réel. Miracle de son art: transcender la réalité la plus banale, lui insuffler une envoûtante étrangeté sans artifices surréalistes, en extraire des accents de tendre rêverie et la convertir en un message d'une intense poésie. L'œuvre est peu abondante, confidentielle et, sauf exception rare, de petit format; elle n'en est pas moins recherchée par les initiés. Dans un isolement, volontaire, Gilberte Dumont a poursuivi une démarche artistique qui se révèle aussi attachante qu'unique dans le cadre de notre peinture contemporaine.

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Dans le Dictionnaire des peintres belges,

(http://balat.kikirpa.be/peintres/Detail_notice.php?id=2138),

Chantal Lemal-Mengeot évoque ainsi l'artiste :

Peintre et épouse de V. Lefèbvre. Ses peintures sont proches d'un hyperréalisme sublimé par une touche d'irréel et de magie : paysages de faubourgs et banlieues, portraits de proches intégrés au paysage urbain. Elle peint essentiellement des huiles sur panneau et dessine d'après modèle vivant. Elève de L. Van den Houten (université du Travail de Charleroi, 1926/1933). En 1933, elle est membre fondateur de l'Art vivant au Pays de Charleroi. Influencée à ses débuts par l'Ecole de Paris (Gauguin, Modigliani) puis par la découverte (1936) du "Traité de peinture" de Cennino Cennini (technique Tempera). La galerie La Sarbacane de Charleroi organise une rétrospective de son œuvre en 1972 et le Centre Rops de Namur en 1977. Elle participe à l'exposition Mémoire d'un Pays noir au palais des beaux-arts de Charleroi en 1975. Ses compositions sont rigoureusement ciselées, avec acuité, précision, minutie et perfection technique. En 1928, elle signe des tableaux de fleurs et des portraits. Après 1936, elle s'attache au perfectionnement de sa technique dans un style apparenté au réalisme magique. 

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Oui, la peinture de Dumont vous saisit d'emblée, par sa minutie fascinante, son application formidable, ce courant, ce golfe onirique, presque irréel qui la traverse parfois et qui la relie au courant du réalisme magique. Ses autoportraits (qui sont aussi des sortes d'anthologies de la peinture) sont sublimes, virtuoses, hypnotiques, ils sont inscrits dans des écrins étranges et rendent merveilleusement l'étrange type de beauté de l'artiste. Le trait, la splendeur méticuleuse et inspirée des constructions, la rigueur technique, le perfectionnisme, la façon dont elle sublime sa ville, l'habille d'une sorte de hantise merveilleuse, la manière dont elle instille, par petites vaporisations magiques, la singularité de sa vision dans le réel. La geste picturale, qui semble brasser des siècles de savoirs et de recettes, étourdit par sa virtuosité. Il y a chez Gilberte Dumont un univers et un regard singuliers, poétiques et uniques, une traversée perpétuelle du temps, un genre d'infusion du sacré dans le réel profane. Il y a merveille. Il y a, délicieux scandale, quelque chose de profondément flamand chez cette secrète et belle Carolorégienne. 

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09/02/2015

LCPP n° 12 - Assunta Genovesio & Marine Daubersies

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M A R I N E    D A U B E R S I E S

Je veux revenir sur deux artistes peintres dont les destinées, pour cause d'estime et d'admiration, m'intéressent au plus haut point. La jeune Marine Daubersies de Lille m'épate, je reviens encore à son oeuvre, elle s'élève, elle grandit, elle est au mieux de son assomption, son art atteint une terrible plénitude, une puissance terrible et formidable. Nous y sommes, je l'affirme, le seuil est franchi d'une oeuvre énorme, bouleversante, d'une force évocatoire considérable. Chaque nouvelle oeuvre confirme le diagnostic : un terrible et incurable talent est là, une geste rouge et noire est en marche. Des vents de tempête sont entrés dans les voiles de Marine Daubersies. Et sa furieuse navigation dans ses mers intérieures me sidère et m'exalte. 

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A S S U N T A   G E N O V E S I O

Je vous parle d'elle depuis assez longtemps. A la première oeuvre d'elle entrevue, j'ai su que j'avais affaire à une grande peintre, une artiste avec une facture originale, une patte, un regard, une vision. Et une personnalité forte et affirmée, totalement engagée dans son art. Une femme vouée à laisser un nom dans l'histoire de la peinture figurative contemporaine. De cette pâte épaisse, profonde, appuyée, de ces formes marquées, insistées, de cette présence résurgente des ombres et des sombres, l'âme et la lumière jaillissent, réinventées, signées. De la vigueur et du doux marquent le travail, du subtil et du vif, du musclé, du hardi. Une façon de rendre le sujet à la fois tranchant et présent au lieu où il est représenté. Il y a de l'oxymore dans l'art de Genovesio : une brutalité ailée. Aujourd'hui - et sans que toutefois j'accorde une importance excessive aux prix - Assunta Genovesio est lauréate, en peinture, du Prix Frédéric de Carfort de la Fondation Française. Ce prix va dans le sens de l'histoire. Il consacre un véritable talent. Ceci nous est la source d'une grande joie. Gloire à ceux qui fleurissent et sacrent les artistes que nous estimons. Nous sommes heureux et nous pensons que c'est justice qu'elle ait été distinguée. 

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Autoportrait

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Autoportrait

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Autoportrait

07/02/2015

Jean François

J E A N    F R A N Ç O I S

Je découvre, un peu par hasard, un artiste belge (peintre, graveur, dessinateur, architecte, professeur - 1903-1977) dont j'entrevois quelques somptueux paysages dans la présentation de l'ouvrage que Michel Grétry lui consacre aux éditions Mardaga.

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a françois.jpgJe n'ai pas pu encore consulter l'ouvrage, seulement sa présentation dans laquelle une trentaine d’œuvres (dessins, gravures et somptueux paysages) sont visibles. Paysages de Famenne, gravures de la campagne hutoise, forêts de sapins, exploration de la Wallonie sauvage dont, à l'écart de tout esprit cocardier et de tout désir d'embellissement, il capture formidablement l'âme sombre et profonde, les cieux opaques et bleutés, dont il rend le poème secret, les indices de légende et la simplicité étrange. Cette justesse poétique me sidère, fruit de la conjonction épatante de ce qui est vu et de ce qui est ressenti. Du bleu se met sur la forêt, et la beauté sans éclat, terreuse et presque morne de la Wallonie en hiver, le décharnement hérissé d'un arbre présidant à la destinée d'une sente qui descend de perdre en forêt, ailleurs, la calligraphie admirable d'une suite d'arbres dans les nuances d'ocre de l'hiver, la majesté sobre des grands pins noirs le long d'une chemin de neige un peu mangé par la boue, des soulignements bleus, encore, dans Hamois, de grosses bâtisses grisâtres établies sur un promontoire vert et jaunissant sous un ciel complexe, clair et obscur, tout un épais et rustique village sous un ciel jaunissant, de vraies neiges picturales, mauves et roses, et l'invention de l'intensité du sombre, l'invention de son ardeur. Et des bleus de fête, des impressions de lointain demeuré proche, accessible, un amour confondu, fixé dans la toile de la région et de l'art. Un amour ému du beau, débarrassé de l'esprit de clocher, sublimé par l'esprit de pinceau. Pleinement artiste, totalement investi, lucide et passionné : Jean François. Et des gravures tranchantes, solides, équilibrées. Un dessin fin, précis, subtil.

Les références de l'ouvrage et l'accès à un très intéressant aperçu sont visibles ici :

http://books.google.be/books/about/Jean_Fran%C3%A7ois_peintre_et_architecte_190.html?id=4EgeHQuzj2MC&redir_esc=y 

Ne manquez ni ce lien ni ce rendez-vous car rien d'autre, concernant cet artiste, n'est visible sur le net. 

11:27 Publié dans Jean François | Lien permanent |  Facebook |

05/02/2015

L'atelier de Laurence Burvenich

L ' ATELIER  DE  LAURENCE

Ce jeudi 5 février 2015, je me rendais chez mon amie Laurence Burvenich pour voir ses nouvelles œuvres, papoter avec elle, deviser, envisager le futur et prendre le thé. J'en ai profité pour prendre quelques photographies. Ici, dans l'atelier, l'ordre et le sauvage cohabitent, ça sent bon l'huile, l'épice de l'inspiration hante les lieux, la lumière est picturale, Laurence s'exalte en évoquant son travail, une réalisation à l’œuf, le modelé d'une cuisse, le désir que le geste apparaisse dans l'oeuvre. Elle fixe, selon les œuvres que nous regardons ensemble, les points géographiques de son inspiration : Baie de Somme, Normandie, Grèce, île de la Réunion, Islande (dont elle revient, où elle a fréquenté en solitaire les fjords, les geysers, les glaciers, les phoques). Ses évocations sont savoureuses, allègres, étonnantes. C'est aussi une remarquable photographe. Elle me fait voir ses clichés de voyage : beaux, originaux, soignés, classieux. 

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