06/10/2015

Les Chroniques du Poisson Pilote n°15

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 J O S É     S A B O G A L

Je découvre ce peintre péruvien, José Sabogal (1888-1956). Pour présenter l'artiste, je reproduis des extraits d'un article de L'Express dont voici les références :

http://www.lexpress.fr/actualites/1/culture/perou-hommage-a-jose-sabogal-peintre-indigeniste_1267296.html 

Sabogal (1888-1956) "est une des figures majeures du mouvement indigéniste péruvien", indique à l'AFP Natalia Majlouf, directrice du Musée d'Art de Lima (MALI) et commissaire de l'exposition qui regroupe, réunies pour la première fois, quelque 300 œuvres du peintre. 

Le courant politique et culturel de l'indigénisme lancé au début du XXe siècle se proposait - un siècle après l'indépendance du pays en 1821 - de redéfinir la "péruvianité" en y intégrant l'héritage indigène, foulé aux pieds par la conquête et la colonisation espagnoles. 

Bien avant la photographie, la télévision ou le tourisme, Sabogal déroule les images de la richesse et de la diversité du Pérou pour des contemporains qui découvrent avec sa peinture leur propre pays. 

Les imposants portraits en pied de notables locaux et de leurs épouses en habits traditionnels, les scènes de la vie quotidienne, les artisans, les animaux - dont une série sur les lamas - les paysages de la Cordillère ou du littoral Pacifique, les barques du lac Titicaca ont été "des images accueillies comme venant d'un pays exotique", avait relevé le propre Sabogal. 

Reconnu comme "le maître de l'authenticité", il est "avant tout le premier peintre péruvien", comme le décrivit son contemporain, chef de file d'un mouvement indigéniste radicalisé, l'écrivain marxiste et fondateur du Parti communiste péruvien José Carlos Mariategui. 

José Sabogal, originaire de la province de Cajamarca (nord) voyage tout jeune en Europe puis en Argentine et au Mexique où il s'inspire des grands peintres et muralistes de l'époque. "Sabogal est en quelque sorte un (Diego) Rivera mineur d'Amérique du Sud", indique Natalia Majlouf. 

Le peintre effectue un long séjour à Cuzco, la capitale de l'ancien empire Inca qu'il peint sous tous les angles. 

Sa première exposition à Lima (1919) fait sensation et lui apportera immédiatement succès et reconnaissance mais aussi critiques et dédain de ceux qui le surnomment "le peintre des indiens". 

Professeur puis directeur de l'école des Beaux Arts de Lima, il meurt en 1956, non sans avoir formé toute une génération d'artistes péruviens et amassé une oeuvre prolifique mais considérée ensuite comme datée, "justement parce que très identifiée à l'indigénisme et reléguée dans l'histoire de l'art en général", estime Gérard Borras directeur de l'Institut français d'Etudes andines de Lima. 

"Le génie de Sabogal, c'est de produire de l'art qui va au delà de l'aspect militant d'une époque", dit-il à l'AFP. La rétrospective permet également de découvrir d'autres facettes de sa peinture, dont une série de portraits d'écrivains, de syndicalistes, d'élégantes de la haute société de la Lima créole des années 30 et 40, ainsi que des peintures murales, des xylographies, des aquarelles, des poteries. (...)

"Sabogal a su construire une image de la nation et particulièrement du monde indigène au Pérou au XXe siècle qui a perduré jusqu'aux années 1980, lorsque cette image s'est fissurée en raison de facteurs sociaux et politiques, des mouvements armés, des changements urbains comme la migration andine vers les villes", termine Natalia Majlouf.

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