06/11/2015

Laurence Burvenich à la Réunion

L A U R E N C E    B U R V E N I C H

Tout son être, substances et essences, palpite dans son art. La peinture la dévore et la nourrit. Peindre, selon elle, c’est célébrer. La fièvre est avec elle.

a lau a.JPGNée en 1973, Laurence Burvenich est une artiste peintre belge. Elle est aussi sculpteur, graveur, illustratrice, infographiste, photographe. Plus secrètement, presque intimement, elle est musicienne et chanteuse. Elle se signale à nous par une amoureuse curiosité du monde, un frisson dans le feu de ses couleurs, le bonheur frémissant de peindre, de tressaillir par la peinture. Spécialiste du nu et du mystère magique du nu, elle invente des nus habités de nudité, animés de nudité, des nus vrais, des nus vraisemblables qu’un verni d’âme accentue, des corps charnus et oints d’âme. Elle crée une chair spirituelle où la matière, l’impondérable, l’instant et la durée s’ajustent. Elle peint des paysages qui pensent et rêvent, flottent, tremblent, hurlent, dansent, lieux et arbres animés, envoûtés de vie, de tourments, des marines sauvages et sublimes comme les versions picturales d’une vie intérieure contemplative et sismique. Elle aime la mer sauvage, en furie, la mer qui bombent ses flots sombres et battus en neige, la mer écartelée et fastueuse et elle aime les longues baies paisibles aux tons chauds. Elle crée des dimensions où l’abstrait et le figuratif franchissent ensemble, l’un vers l’autre, les frontières qui les distinguent. C’est un être de la célébration par la couleur et la matière, elle se réalise toute entière dans l’impétuosité gestuelle, dans l’affrontement à la toile et dans le cisèlement délicat, la caresse, c’est une danseuse au pinceau, parfois, je l’ai regardée lorsqu’elle peignait, ses gestes chorégraphiques, ses gestes d’elfe mais aussi, ses brutalités de tailleur de pierre ou de tanneur de peau. C’est un être de l’enthousiasme, de la communion aux choses, de l’ouverture aux autres, c’est un artiste fervent qui sait, dans une union de plus en plus aboutie, de plus en plus délivrée de tout calcul,  accorder sa fièvre à ses qualités de maîtrise. Elle a trouvé, ce qui lui permet de livrer toutes ses virtualités, le lieu en elle où l’intellectuelle et la manuelle communient, cet état où la main peut rendre le subtil et l’intense de l’émotion et de la pensée. Avec le bagage de ses rouges, ses bruns, ses beiges, toutes ces chaleurs qui sont sa forge stable, sa vitesse de combustion, sa couleur existentielle, elle entre comme envoûtée, possédée et avide dans la magie des couleurs où elle investit tout ce qu’elle est : son odorat affûté et sensible, son sens raffiné et gourmand du toucher (manège de grain, de lisse, de pollen, de sillons et d’adjonction de matières inattendues), son goût de l’aventure, de la route, du large, des panoramas ouverts, sa citoyenneté mondiale, son infatigable attrait pour la texture humaine, ses inépuisables provisions d’ivresse, ses hallucinations et illuminations, sa réjouissante et exaltante savouration des choses. 

Quelques œuvres toutes récentes, pas sèches encore

FALAISES, MARINES, PLAINE DE SABLE

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Deux œuvres en cours - scènes de vie

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10:09 Publié dans Laurence Burvenich | Lien permanent |  Facebook |

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