25/12/2015

Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été

Ce que, s'il fallait croire, je croirais avoir été

récit poétique inédit de DL Colaux en 50 textes et dix-sept épisodes

A lire ici : http://denys-louiscolaux-imagier.skynetblogs.be/

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Illustration de couverture : Laurence Burvenich

24/12/2015

René Peccolo (2)

R e n é    P e c c o l o

http://www.renepeccolo.fr/

https://www.facebook.com/profile.php?id=100010983393280

J'ai, à nouveau, envie de recueillir des œuvres de Peccolo. Je viens d'en voir de nouvelles, elles me saisissent, elles s'emparent de moi, elles m'émeuvent puissamment. J'aime l'oeuvre de ce tragédien de la lune, de cet iconographe de la désespérance, de ce spéléologue de l'humilité, de ce vendangeur des apocalypses quotidiennes, des exodes domestiques. L'oeuvre parle, dans un langage crépusculaire, de la misère, de l'abandon, du désert existentiel, des saillies et des gouffres de l'existence. L"oeuvre parle, avec une ferveur rare, d'une condition humaine à laquelle la peinture n'est généralement pas attentive. L'oeuvre, lucide, entre sur la scène désertée de la solitude, de la désillusion. L'oeuvre dit, avec des bleus et des jaunes de désastre, avec des auréoles de sainteté profane aussi, le calvaire de l'être, ses remuements, la présence proche de la mort. et ce zeste de beauté irréductible. L'oeuvre n'est en rien un rejet, c'est l'affirmation catégorique d'une beauté étrange, menacée par le sinistre, minée par des imminences morbides, cernée de périls. Le fragile de l'existence nous est jeté comme un pavé à la gueule. Dans le temps du rutilant, du toc, de l'étincelant, de la verroterie et du glacé, Peccolo impose sa geste de l'obscur, de l'ombre. L'oeuvre met aussi, me semble-t-il, dans un raccourci vertigineux, le désir aux côtés de l'agonie, l'or et le désastre dans le même halo de lune et les mêmes bains opaques. Mais, ce qui m'attache le plus intimement à elle, c'est l'humanité nue, vibrante, tendre et implacable qui l'enveloppe, l'endurcit et l'élève. C'est ce sacré, peut-être exempt de religiosité, qui allume une lueur dans l'être. En m'avançant dans l'univers de Peccolo, je songeais à Goya, à la compassion bouleversante qui règne sur l'oeuvre de Kathe Kollwitz, à La Chanson des gueux de Richepin, à La Mère et l'enfant de Charles-Louis Philippe, au Petit Saint de Simenon. Mais je songeais aussi à Beckett, à la Marche nuptiale de Brassens. J'étais entraîné à penser, à m'ouvrir à l'émotion.

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22/12/2015

Les CDPP n° 19

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n u m é r o    1 9

C A T H E R I N E    M A I N G U Y

http://www.catherine-mainguy.fr/

a cm 10.jpgCatherine Mainguy est à la fois artiste peintre et galeriste (Galerie C. Mainguy - Lyon, France). Dans son espace, je trouve ces éléments "explicatifs" sur son travail.

Catherine Mainguy envisage son travail pictural comme l’expression de l’univers des possibles et des notions de “transition”, de “passage”; naviguant à la limite du tangible, aux frontières de la réalité de notre quotidien et du niveau de conscience de l’Homme. Son travail récent met en scène des sujets conservant volontairement l’anonymat de la fugacité environnante, au sein d’étranges atmosphères urbaines.

C’est une forme d’effacement, de présence dans l’absence, de rapidité de l’instant, qui prédomine; une sorte d’esthétique de la disparition. 

Une oeuvre existentielle

Ce qui nous retient chez cette artiste revêt une double forme. D'abord, nous aimons son étrange et puissante aventure picturale, ensuite nous accordons le plus grand crédit aux artistes que sa galerie promeut. 

Sa peinture donne à voir l'évanescence, des instants de disparition en cours, des êtres qui, dans une foule, dans une déambulation, dans un flux, commencent à s'absenter. Mais ces débuts d'absence ont aussi lieu dans une surpicturalisation, dans une sorte d'intensification des coups de pinceaux et des tons sombres. Les visages s'estompent, les présences s’évanouissent très lentement, les êtres, à l'unisson des coulées qui traversent les œuvres, glissent vers une sorte d'évaporation sans cri, sans appel, dans une surprenante métaphore du destin. L'ordinaire et le fantastique, l'étrange et le commun - à l'écart de toute morbidité -, marchent d'un même pas pratiquement ordinaire, quotidien. L"oeuvre à aussi quelque chose d'une réflexion sur l'érosion de l'être dans la foule, dans la banalité des rues, dans l'indifférence de la ville., d'une contagion de l'anonymat sur l'anonymat. L'oeuvre, comme un appel à voir et à penser au-delà de l'apparence, ouvre un vertigineux faisceau d'interrogations existentielles. 

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 Quelques artistes de la galerie

E R I C    L A C O M B E

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Peintre, graphiste, plasticien lyonnais

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F L O R I A N    E Y M A N N 

http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/flo-eyma...

Peintre, vit et travaille près d'Orléans

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V I N C E N T    T A V E R N I E R

http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/vincent-...

Artiste graveur, vit à Marseille

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 C O R I N N E    H E R A U D

Corinne Héraud est une remarquable artiste photographe française que j'apprécie, que je soutiens et que je cherche à promouvoir depuis longtemps.

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/corinne-heraud/

http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/corinne-...

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N I C O L A S    F A V R E

Artiste peintre, vit à Sainte-Savine (Troyes)

http://www.nicolasfavre.com/

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F R E D    C A L M E T S

http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/fred-cal...

Peintre, vit à Poitiers

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B E N E D I C T E    D U S S E R E

http://www.catherine-mainguy.fr/galerie-cmainguy/benedict...

Peintre, vit à Colmart

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21/12/2015

Les Chroniques du Poisson Pilote n°18

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 Les petites terres de Camille Sabatier

Étranges, attendrissantes, originales, bizarres les petites terres de Camille Sabatier ont une rusticité charmante, une pesanteur gracieuse. Ces petites fées singulières, sensuelles, d'une audace inédite et exquise, sont toutefois des conquérantes, on ne résiste pas à leur imparable ensorcellement. En elles, la féminité et quelque chose de l'enfance fondent une alliance captivante. Une once de folie, un zeste de surréalisme, de délicieuses volutes de liberté peaufinent le magnétisme de ces créatures inhabituelles.

Terres en attente mais souriantes, 2012

Terre tendre, souriante, été 2013

Terre, début 2013

Terre, EnVol

 She shines as she laughs (elle resplendit comme elle rit) - terre cuite, 25 cm, 2013

Terre, 2013-2014, 25 cm

Life. Nouvelle terre

Un progrès considérable au Bénin

http://zinc.mondediplo.net/sites/45207

Le Bénin décrète l'enseignement gratuit pour les filles de la primaire au lycée. Ceci devrait permettre aux filles de s'instruire et de s'émanciper. C'est une impulsion importante.

F R A N Ç O I S E   E L O Y

L a   G r a c i e u s e

http://www.lavenir.net/cnt/dmf20151220_00753656

http://www.quefaire.be/-je-vous-trouve-tres-beaux-654027....

a f 12.jpg(Ci-contre, l'artiste, à l'avant-plan et au centre) Je découvre cette artiste belge née en 1974. Pratiquement autodidacte, elle a, à l'adolescence, furtivement fréquenté les Beaux-Arts sans y trouver ce qu'elle espérait. Dessiner, chez elle, doit appartenir à l'ordre de l'intime, de la solitude. Mais son appétit pour l'art excède de loin cette déception passagère. Elle persiste. Elle regarde les artistes, contemple leurs œuvres, essaie différentes techniques de dessin. Elle fait ses gammes d'autodidacte, elle cherche sa voie et peaufine sa manière, elle va son chemin initiatique. Aujourd'hui, elle dessine à nouveau, elle est essentiellement portraitiste (elle peint aussi de beaux paysages, des animaux splendides, des orées de forêt) et expose dans le charmant village namurois de Crupet, en Belgique (à l'Office du tourisme jusqu'au 3 janvier, Je vous trouve très beaux). Il y a de la grâce dans ses compositions, une fluidité aboutie, une belle maîtrise, une élégance sobre, une féminité séduisante, une tendresse touchante. Le travail est d'une grande subtilité, d'une manière fine et précieuse, il dégage une impression de paix, de délicatesse, de poésie, d'humanité sensible. Les noirs feutrés et souples de son dessin confèrent aux œuvres une sorte de fragilité qui intensifient l'impression de présence. On perçoit encore, et c'est toujours un don exquis, comme déposé en filigrane dans chaque oeuvre, le contagieux bonheur qu'éprouve l'artiste à s'exprimer par le dessin.

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08/12/2015

Les Nabis

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L E S    N A B I S

http://www.grandpalais.fr/fr/article/les-nabis

http://www.musee-mauricedenis.fr/les-collections/qui-sont...

http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Nabis/153546

C'est vers 1888 que quelques jeunes peintres se donnèrent entre eux le nom de " Nabis " (en hébreu " prophètes "). Les Nabis représentent dans l'histoire de la peinture un groupe d'individualités disparates plutôt qu'un véritable programme esthétique commun. Une certaine conformité de ton, de style rapproche, à partir de 1889, pour une décennie, des peintres aussi différents que Vallotton et Bonnard, Ker Xavier Roussel et Maurice Denis, Maillol et Lacombe, ou Vuillard, Verkade et Sérusier.

http://www.larousse.fr/encyclopedie/peinture/Nabis/153546 

Les Nabis ne cherchent pas à refléter dans leurs œuvres une réalité observée. Pour eux, peindre c’est transposer la nature et donner un équivalent plastique et coloré à des sensations, émotions ou états d’âme. Au service de cet art symboliste, ils choisissent la synthèse et la stylisation des formes. Les couleurs subjectives qu’ils utilisent sont posées en aplats délimités par des cernes sombres. Leur production artistique se caractérise aussi par le sens du décor, par l’usage des arabesques et par une inspiration souvent japonisante.

http://www.musee-mauricedenis.fr/les-collections/qui-sont...

Peintres du concret et du vivant, les impressionnistes n’avaient cependant pas abandonné l’aspect illusionniste de la nature. Les Nabis vont s’en éloigner en appliquant sur la toile l’équivalent coloré d’un arbre plutôt que la variation de ses couleurs. Ils vont simplifier et dynamiser leur palette.  Le mouvement nabi se forme à l’Académie Julian à Paris vers 1888. Centre de l’attraction, Paul Sérusier brille par sa culture et rassemble autour de lui tous les membres du groupe. Les élèves les plus doués de l’école, Pierre Bonnard, Maurice Denis, Édouard Vuillard dans un premier temps, se regroupent autour de lui. Ils avaient l'habitude de se retrouver dans le petit restaurant L’Os à moelle, ou bien au sein des rédactions de revues telles que La Revue blanche et Le Mercure de France, mais aussi et principalement dans l’atelier de Paul Ranson qu’ils avaient rebaptisé Le Temple. Communiquant entre eux dans une langue particulière, incompréhensible aux non-initiés, ils s’octroyaient des surnoms ; Sérusier était le nabi à la barbe rutilante, Bonnard le nabi japonard, Denis le nabi aux belles icônes, Verkade le nabi obélisque, Vuillard le nabi zouave et enfin Vallotton, le nabi étranger. 

http://www.felix-vallotton.com/#!les-nabis/c6cj

Paul Sérusier

Peintre français (1864-1927)

Sérusier. Le Talisman (1888)

Pierre Bonnard

Peintre, graveur, illustrateur et sculpteur français (1867-1947)

Maurice Denis

Peintre français, décorateur, graveur, théoricien de l'art français (1870-1943)

Édouard Vuillard

Peintre français (1848-1940)

Louis Anquetin

Peintre, dessinateur et aquarelliste français (1861-1932) 

Musée virtuel : Louis Anquetin

Emile Bernard

Peintre et écrivain français (1868-1941)

 Antoine Bourdelle

Sculpteur français (1861-1929)

Charles Fliger

Peintre français (1863-1929)

Paul Gauguin

Peintre français, chef de file de l'Ecole de Pont-Aven, figure de proue de l'art français (1848-1903)  

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Georges Lacombe

Peintre et sculpteur français (1868-1916)

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André Metthey

Sculpteur et céramiste français (1871-1920)

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Piet Mondrian

Peintre néerlandais, pionnier de l'abstraction (1872-1944)

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 Paul-Elie Ranson

Graveur et peintre français (1861-1909)

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Odilon Redon

Peintre et coloriste français. Génie. (1840-1916)

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 Ker-Xavier Roussel

Peintre et auteur d'estampes français (1867-1944)

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Armand Seguin

Peintre, graveur, illustrateur français (1869-1903)

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 Félix Vallotton

Peintre, graveur, illustrateur, sculpteur, romancier et critique d'art français d'origine suisse (1865-1925). Merveille mystérieuse.

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Théo Van Rysselberghe

Peintre belge (1862-1926). Magie picturale.

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Jan Verkade 

Peintre et moine néerlandais (1868-1946)

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Aristide Maillol

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Mogens Ballin

Peintre danois (1871-1914)

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Jozsej Rippl-Ronaï

Peintre hongrois (1861-1927). Ses portraits de femmes me subjuguent.

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07/12/2015

Philippe Deutsch - Denys-Louis Colaux

Les Oléoduchesses (2/2)

photographies : Philippe Deutsch - textes : Denys-Louis Colaux

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Alors

réfléchies les yeux clos

les choses retrouvaient

le sauvage des bêtes

qui n'ont jamais vu de clôtures

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Il me reste

sous un fouillis de ronces

derrière un haut mur de dégoût

le rempart de quelques moineaux

et l'amour des gestes de neige

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Je vais

éveillé à l'invraisemblable

je danse par mont et par vase

de jour en jour

plus proche de la mort

et laissant toujours impuni

le meurtre de la vérité

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Venez comme vous êtes

en cheveu et parmi vos plumes

et qu'un soupçon d'instinct

dans le voyage au sein de votre livre

vous serve de signet

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Mettez un clown

sous la trappe de votre tragédie

et que pour renflouer

votre trou de mémoire

il souffle des essaims de bulles

des élans de légendes

et des oiseaux assis

sur leur rêve d'apesanteur

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Le divin est léger

fragile évanescent

lié à l'humain

comme à la pluie

le parfum de la fleur

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Je n'ai pour vrai

pour rêve

que le nu de l'instant

que ce qui est

déposé aujourd'hui

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Oh juste tinter bruire

faire franchir la porte

aux rumeurs de la vie

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Mais

les vies sans nerfs

je veux dire les vies sans haine

sans remous sans caresse

et sans déséquilibre

les vies absentes

à la fièvre et à la colère

à la désinvolture

les vies déshabillées

de toute chute

et de toute fleur de pavot 

oui les vies mesurées

les vies dictées aux vies

par le taureau d'arène

de la morale des autres

par le hongre de l'équilibre

les vies tractées

par le moteur puant de la raison

passent sous mon balcon

comme la nuit

dans les rues de la ville

près des poubelles

quelques renards dénaturés

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Et puis

tout à la cime de l'étreinte

et puis après voir lentement recueilli

la fleur de sel

à la bonde de son bassin

je jouissais à son orée

comme un Indien à qui

on vient de restituer l'Amérique

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Un instant

son regard me revient

comme à vau-l'aube

comme entrevue

parmi le linge tendu des bouleaux

la flèche mimétique

d'une licorne

et le miracle tient

une seconde

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Moi

puisqu'elle aimait

se baigner dans l'eau de l'étang 

je l'avais appelée

Nénuphar 

J'eusse préféré

m'écrivit-elle

le surnom d'Ophélie

Je m'épris

de ce passé deuxième forme

et

de ses épaules de naïade