04/04/2016

Les Chroniques du Poisson Pilote n°25

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n u m é r o    2 5

Martial Rossignol

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et Orchid Lachaise, modèle

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Je souhaite à nouveau recueillir, pour leur puissant magnétisme, des photographies de Martial Rossignol. Je visitais à nouveau les couloirs de l'oeuvre, tout à l'heure, j'y trouvais, par abondantes grappes, à l'écart de la mesure et de la pondération, mais à l'écart aussi, toujours, de l'obscène et du racoleur, des fleurs somptueuses, singulières, bizarres, baroques. J'y trouvais, incarnés côte à côte, souvent dans une fulgurance captivante, la fièvre, le morbide, le linceul transparent, le satin translucide, la grimace de mort, le couloir de l'enfer, l'ingénuité, l'asphyxie, la beauté inédite, la transe, la déclaration de vie. La qualité tranchée, fascinante de son noir & blanc, l'intensité ardente ou la sérénité extravagante des images, la subtilité des effets, la singularité souvent nuancée, tamisée de ses couleurs, la pincée d'étrangeté ou de fantastique qui épice l'oeuvre, quelque chose de parfois hiératique dans les allures, quelque chose de parfois proche des convulsions qui captivent Egon Schjiele, des portraits tendus du pictoraliste Alfred Stieglitz  fixant Georgia O'Keefe, l'expressionnisme même de ses modèles me passionnent. Je me plais parmi ses mises en scène originales, son iconostase profane, son ton soutenu, volontiers exorbitant, ses femmes bâchées de transparence, cette ferveur atmosphérique, cette approche singulière de l'être féminin. La femme serait le serpent à plumes de Rossignol : c'est par elle que corps et esprit, ciel et terre ne sont qu'un. D'abord, quelques photographies de Martial Rossignol avec un superbe modèle, Orchid Lachaise. Ensuite, une nouvelle petite sélection opérée dans son abondante oeuvre.

ORCHID LACHAISE

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Petite sélection

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Jérôme Delépine

Invariablement, le grand Jérôme Delépine, peintre superbe dont l'oeuvre m'envoûte, fait opérer, - dans la magie, l'onirisme, une spiritualité poétique unique -, le nimbe qui fleurit son iris, qui infuse dans les cheveux mouillés de son pinceau et enveloppe, diffuse, élève sa peinture. Tout cela est aérien, toujours, conçu un peu au-dessus de la matière, dans une atmosphère où tout est neige, feutre, souffle, laine, ouates, couleurs subtiles, savantes, où les choses semblent soulagées de leur masse pour atteindre à la traduction poétique. Les êtres, les arbres, les nuages, les eaux sont présentes comme on pourrait dire d'une idée qu'elle est présente, qu'elle volette, presque palpable, presque volatile dans la voûte crânienne. Il y a une impression de densité, souvent, mais une densité nuageuse, une densité suggérée par l'enveloppe. Il y a ici l'invention d'un état intermédiaire entre le vu et le ressenti, le vrai et le délayé, la matière et l'essence.  Delèpine, artiste majeur, a inventé ses propres huiles, ce sont des apprêts personnels de la quintessence.  

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