24/10/2016

Baguet, collagiste en colère

Baguet à la cravache

https://www.facebook.com/Sandro-Baguet-191044934260401/

Il est là souvent, dans mes meubles virtuels, le cher Baguet, l'anar Baguet, le rouge Baguet ! Lui aussi est toujours un peu sous perfusion punk, sous gélule dada, suréalovitaminé, boxeur visuel ! Mais essentiellement, c'est un type qui hurle son désarroi, ses dégoûts, ses effarements ! Ah, mon Sandro Baguet avec sa petite entreprise collagiste ne connaît pas la crise. C'est toujours pertinent, pointu, émouvant, relevé à l'arsenic. Avec des indices de sang : le sang de celui qui rend ce grand et terrible barnum humain ! Mais il a sa touche artiste, le collagiste carolo, sa signature, sa ligne esthétique. Dimensions sociale, politique, esthétique, poétique. Et ça met toujours le doigt où ça fait mal. Mais pas seulement. Un peu de poésie est semée là où elle n'est pas attendue, là où elle est parfaitement bienvenue. Il est toujours là, mon vieux tailleur d'icônes, tourmenté et attisé par les débâcles humanitaires, par une conscience des classes, toujours à orchestrer avec talent ses chocs existentiels, ses propres crispations morales, son increvable aptitude à s'épouvanter, toujours à s'offusquer de la médiocrité désolante de l'espèce. Invariablement du côté des déshérités, des victimes, des ravagés, des mis en joue. Toujours mobilisé par un fond d'humanité que rien ne parvient réellement à épuiser mais qui est souvent mis à mal. Ami, mon pote, même de loin, comme pour le moment, mais profondément ami, complice. 

a ba 1.jpg

a ba 2.jpg

a ba 3.jpg     a ba 4.jpg

a ba 5.jpg

a ba 13.jpg     a ba 7.jpg

a ba 6.jpg

a ba 8.jpg

a ba 9.jpg

a ba 10.jpg

a ba 11.jpg

13:19 Publié dans Sandro Baguet | Lien permanent |  Facebook |

15/10/2016

Les Chroniques du Poisson Pilote n°30 - Mireille Bonard

chroniques du poisson pilote.JPG

n u m é r o    3 0

Pour le trentième numéro de mes chroniques, je propose au lecteur et au visiteur une sélection de deux artistes jamais encore parus à l'enseigne du Poisson Pilote. Deux enchantements distincts mais décisifs, deux manières personnelles de rendre compte du monde, de soi et des autres à travers la peinture. Je vous les présente dans l'ordre de mes découvertes.

M i r e i l l e   B o n a r d

http://www.bonemir.net/ 

a mi 1.jpgSur l'espace de l'artiste, on découvre cette présentation : Mireille Bonard est née en 1952 à Nevers dans le département de la Nièvre. Elle fut remarquée à 4 ans à l’école maternelle St François de la rue Auguste Comte (Lyon) pour son imagination et son sens de la couleur… (voir l’article en Une du Progrès et un reportage d’FR3 Rhône-Alpes – 1957). Après une enfance solitaire et studieuse, pendant laquelle elle ne pense qu’à peindre et dessiner, elle entame des études d’art après le bac, malgré la volonté parentale : « rentrer rapidement dans la vie active ». Diplômée de l’Ecole Nationale des Beaux-Arts. Après une rentrée à Censier (Paris) en Arts Plastiques, où l’atmosphère d’après 68 n’était pas très centrée sur le travail, elle descend sur Bourges avec l’intention de faire peinture et rentre à l’ENBA (Ecole Nationale des Beaux-Arts) de cette ville. Mais ses choix liés à ses rencontres la recentre  sur la Céramique (professeurs Jean & Jacqueline LERAT, Yves MOHY) après 2 années de Tronc Commun. Tour de France des Techniques céramiques, installations de plusieurs ateliers,  elle est admise sur équivalence à l’ENBA de Lyon – département : Art – option : Sculpture (enseignants Yvan AVOSCAN et Alain LOVATO). 1984 Lauréate Prix Charles Dufreine. DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) en 1987. La Couleur n’est jamais très éloignée de ses diverses pratiques : sculptures peintes ou colorées dans la masse, céramiques décorées, recherches d’émaux, peinture chaude et dense.

J'ai aimé ici - avec la puissance expressive du trait, avec une association dynamique de fluidité et de force, avec l'art étrange et convaincant d'assembler, d'agglomérer les masses tout en les faisant vivre, tourner, battre comme un pouls, avec le dynamisme singulier des couleurs, l'hypnose des bleus - la rencontre du féroce et du tendre, l'intensification, l'accentuation, parfois la déformation insistante de la présence.  Et ce bleu hallucinant. Je suis sensible à cette sorte de virtuosité brutale. Il faudra que, plus tard, je m'ouvre aux autres aspects de l'oeuvre : sculpture, céramique. 

a mi 2.jpg

a mi 3.jpg     a mi 6.jpg  

a mi 7.jpg     a mi 13.jpg

a mi 4.jpg     a mi 5.jpg

a mi 8.jpg

a mi 9.jpg

a mi 10.jpg

a mi 11.jpg

a mi 12.jpg     a mi 14.jpg

a mi 16.jpg     a mi 17.jpg

a mi 18.jpg

a mi 19.jpg

 

10/10/2016

Peintres

Rik Wouters, peintre et sculpteur belge, 1882-1926

blog RW 1.jpg   blog RW 2.jpg

a wou 1.jpg   a wou 2.JPG

a wou 3.png   a wou 4.jpg

Henri Epstein, peintre polonais, 1891-194... (mort en déportation)

blog HE 1.jpg   blog HE 2.jpg

a ep 1.jpg

a ep 2.jpg

a ep 3.jpg   a ep 4.jpg

Albert Gleizes, peintre dessinateur, graveur français, l'un des fondateurs du cubisme, 1881-1953

blog AG 1.jpg   blog AG 2.jpg

a alb 1.jpg   a alb 2.jpg

a alb 3.jpg   a alb 4.jpg

Yvon Vandycke, peintre et professeur belge, 1942-2000

blog YV 1.jpg   blog YV 2.jpg

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/yvon-vandycke/

Dagmar Furuhjelm, peintre finlandais, 1868-1918

blog DF 1.jpg   blog DF 2.jpg

a dag &.jpg

George Grosz, peintre allemand, 1893-1959    

a ge 1.jpg

a ge 3.jpg   a ge 4.jpg   

a ge 5.jpg   a ge 6.jpg

a ge 2.jpg

Doris Zinkeisen, peintre, décoratrice de théâtre, couturière, écrivaine écossaise, 1898-1991

blog DZ 1.jpg   blog DZ 2.jpg

Paul Leroy, peintre français, 1860-1942

blog PL 1.jpg   blog PL 2.jpg

François Barraud, peintre suisse, 1899-1934

blog FB 1.jpg   blog FB 2.jpg

a ba 1.jpg

a ba 2.jpg

a ba 3.jpg

a ba 4.jpg

a ba 5.jpg   a ba 7.JPG   a ba 8.jpg

a ba 6.jpg

Angel Zarraga, peintre mexicain, 1896-1946

blog AZ 1.jpg   blog AZ 2.jpg

Hippolyte Flandrin, peintre français, 1809-1864

blog HF 1.jpg   blog HF 2.jpg

James Tissot, peintre et graveur français, 1836-1902

blog 2 JT 2.jpg   Blog JT 1.jpg

Edouard Agneessens, peintre belge, 1842-1885

blog EA 2.jpg   blog EA 1.jpg

Palmer Hayden, peintre américain, 1890-1973

a ha 1.jpg

a ha 2.jpg

a ha 3.jpg

a ha 4.jpg

a ha 5.jpg

a ha 6.jpg

a ha 8.jpg

a ha 9.jpg

a ha 10.jpg

a ha 11.jpg

a ha 12.Jpeg

a ha 13.jpg

a ha 14.jpg

a ha 15.jpg 

13:39 Publié dans PEINTRES | Lien permanent |  Facebook |

06/10/2016

Les chroniques du Poisson Pilote n°29

a alain adam 1.jpg

n u m é r o   2 9

D'abord, je reçois deux de mes absents. Je les place invariablement parmi mes coups de cœur, mes exaltations. Je les retiens affectueusement. Bon, d'abord, il y a Alain Adam, mon ami peintre. Lui, il est de toutes mes chroniques puisque l'illustration est de lui. Mais je ne veux pas d'une présence automatique. Je veux repartir à la recherche, reprendre contact avec toute l'oeuvre, souvent. Je reviens à son Balzac qui m'avait si profondément ému, qui me paraît si intensément vraisemblable.

A l a i n    A d a m

a balzac alain adam.jpg

P a t r i c i a    E l o y - V e l t i n

Je me souviens d'elle avec tendresse. C'était un mail-artiste toujours occupée à créer des ponts, des échanges d'art fragile. C'était aussi, bien qu'elle en parlât rarement, une femme bouleversée par son veuvage. La maladie a eu finalement raison d'elle. Elle m'écrivait de petits messages, des messages poignants, inspirés, sensibles et délicats, pratiquement jusque dans ses derniers jours, des messages qui s'allégeaient, s'évaporaient parfois jusqu’à ne plus faire que quelques syllabes. Mais elle tenait le contact. J'étais ému par sa beauté singulière, sa résistance à la maladie, sa volonté inflexible de créer, de semer de petits signes. Aujourd’hui, j'en ai,  de ces petits signes. Et je leur fais place. Et je m'aide d'eux pour songer à la présence des autres.

a eloy-v.jpg     a patvel.jpg

Puis, il y a mes nouvelles découvertes, quelques émotions artistiques que je souhaite partager. Mais d'abord, je reviens un instant, pour assurer un suivi dans mes prédilections, à la photographe française Nadia Wicker dont l'oeuvre, - par son inventivité, son sens de la couleur, son formidable travail autobiographique, sa maîtrise technique, ses trouvailles formelles, son charme irrésistible, sa poésie affolée et affolante, son glamour inspiré et noble, sa quête architecturale, son sens du baroque - me tient en hypnose. C'est pour moi un bonheur de m'avancer dans ses collections somptueuses et, d'un peu de bonheur, il faut toujours témoigner. Il faut témoigner inlassablement. Je crois d'ailleurs que l'oeuvre de Nadia Wicker est de plus en plus reconnue et célébrée, je crois qu'elle commence à trouver les échos auxquels sa qualité la destine. Moi, je recueille dans mon tamis une merveilleuse suite de paillettes d'or.

N a d i a    W i c k e r

a nadai wicker 9.jpg     a nadia wicker 1.jpg

a nadia wicker 2.jpg     a nadia wicker 3.jpg     a nadia wicker 5.jpg

a nadia wicker 6.jpg     a nadia wicker 7.jpg     a nadia wicker 8.jpg

a nadia wicker 10.jpg     a nadia wicker 11.jpg

a nadia wicker 12.jpg     a nadia wicker 13.jpg

a nadia wicker 14.jpg     a nadia wicker 15.jpg

a nadia wicker 17.jpg     a nadia wicker 18.jpg     a nadia wicker 19.jpg

Geneviève  Van  Der  Wielen

a gene 23.jpg

a gene 3.jpg  a gene 4.jpg  a gene 6.jpg  a gene 9.jpg

http://www.gvdw.be/

http://genevievevanderwielen.blogspot.be/

Une oeuvre qui met sens dessus dessous

a gene 5.jpg  a gene 7.jpg  a gene 10.jpg  a gene 15.jpg

a gene 11.jpgArtiste peintre belge, né à Verviers en 1954. Elle a fait entre 72 et 75, ses études à l'Institut Supérieur des Beaux-Arts Saint-Luc de Liège.  Elle dessine, peint à l'huile, à l'acrylique, elle travail au pastel ou pratique le monotype linéaire en noir et blanc. Le trait, bel et fluide, simple, les formes comme synthétisées, les couleurs tranchées ont une espèce de candeur saine en même temps qu'une signature originale. L'oeuvre a une facture très dessinée, avec une ligne presque claire mais, à y regarder de plus près, le travail pictural est présent et savant. Il y a là-dedans une combinaison singulière de bande dessinée, de dessin allègre et rond, de gravure, de peinture qui forme un art très original, nouveau, plein de vitalité et de ressort, pétri d'une sorte d'amabilité insidieuse. Cet art, bien sûr, n'affiche une sorte de grâce bienveillante que pour masquer sa truffe de loup. De louve. Il y a, sous l'invention, des réminiscences de Balthus, de Labisse, d'Enki Bilal, de l'art sacré avec des visages d'anges à qui, en toute inconscience, on donnerait le bon dieu et toute sa vaisselle (calice, ciboire, burettes) sans confession. Car oui, la joliesse de la manière, les éléments d'enchantement propres à la manière, cette sorte de sensualité débonnaire ne sont là que pour nous abuser, nous apprivoiser avant de nous harponner comme des mammifères marins. Oui, l'oeuvre de Van Der Wielen, c'est autre chose. Autrement plus audacieux. L'oeuvre s'aventure partout, dans un sentiment de très grande liberté, avec une force inaccoutumée, une pure férocité parfois. L'oeuvre fouette et pince, emboutit, l'oeuvre sourit aimablement, flagelle, attache ou s'amourache de la mort, l'oeuvre se dénude, défonce un mythe, répand de violentes bouffées d'érotisme, l'oeuvre provoque, l'oeuvre marche sur Lesbos d'un pas délicieux, l'oeuvre se pend au fond d'une chambre sombre, l'oeuvre a des résonances ropsiennes, l'oeuvre satanise, l'oeuvre dévoile l'odieux, l'oeuvre caricature, l'oeuvre perfore, pénètre, l'oeuvre fait voir des maternités étranges ou inquiétantes, des encornages insoutenables, des étreintes ferventes, des passes putassières, l'oeuvre navigue dans l'eau trouble des phantasmes, l'oeuvre cingle à des vitesses de drakkar, l'oeuvre songe voluptueusement ou éventre et arrache le cœur, l'oeuvre frappe les totems, malmène l'homme ou le chérit ardemment, le regarde sans complaisance, l'aime, l'oeuvre regarde l'enfance sans enfantillage, l'oeuvre exhibe des corps débités, l'oeuvre est gracieuse, l'oeuvre rend visite aux instincts, l'oeuvre joue avec les tabous, les limites, l'élégance, la volonté de destruction. l'oeuvre séduit, se moque, se fout de nous, nous ravit, joue avec les mots et les images, les symboles, l'oeuvre est exquise, perfide, incontrôlable, libertaire, l'oeuvre éveille un frisson, une fragrance, l'oeuvre frappe au visage. L'oeuvre est dangereuse, périlleuse, incendiaire, blasphématoire, sacrilège, indomptable. L'oeuvre a la dimension des créations ambiguës, dérangeantes, gênantes aux entournures, vernies au vitriol. L'oeuvre est d'un dynamisme forcené. L'oeuvre est subtile, habile, savante. L'oeuvre a du souffle, de l'envergure, de l'opiniâtreté, du tonus. L'oeuvre est admirable. L'oeuvre transgresse. L'oeuvre est si abondante, si riche, si plantureuse, si infatigable, si chatoyante que je suis au désespoir d'en montrer aussi peu, d'en recueillir aussi peu. Mais j'en ai, je crois, recueilli assez pour éveiller la curiosité des amateurs d'art. Les deux liens que je mets à leur disposition leur permettront d'avancer dans la découverte de l'oeuvre. Que les autres, incapables de regarder, aillent se faire voir ailleurs. 

a gene 2.jpg   a gene 14.jpg   a gene 13.jpg

a gene 12.jpg

a gene 16.jpg  a gene 17.jpg

a gene 18.jpg

a gene 19.png

a gene 20.jpg

a gene 21.jpg  a gene 22.jpg

a gene 24.jpg

a gene 25.jpg

a gene 26.jpg  a gene 27.jpg

a gene 28.jpg

a gene 29.jpg

a gene 30.png  a gene 33.jpg

a gene 31.jpg

a gene 32.jpg

a gene 35.jpg

a gene b.jpg  a gene c.jpg

a gene 36.jpg

a gene d.png  a gene g.jpg

a gene h.jpg

a gene i.png

a gene k.png  a gene m.jpg

a gene j.png

a gene l.jpg

03/10/2016

Comancheria

C O M A N C H E R I A

a com 3.jpg

a com 1.jpgComancheria (Hell or High Water) est un thriller américain réalisé par David Mackenzie en 2016.

Toby (Chris Pine) et Tanner Howard (Ben Foster) sont deux frères très distincts mais qui s'aiment profondément. Après la mort de leur mère, pour éviter que le ranch familial soit saisi, les deux frères se livrent à de petits braquages. Mais ils n'attaquent  que les succursales d'une seule banque, celle qui tient la propriété familiale. Ils attaquent une banque inscrupuleuse, destructrice, une banque qui exploite et met à mort les petits propriétaires. Ils ont conçu le projet de rembourser la banque avec l'argent qu'ils lui dérobent. Toby a assisté au décès de sa mère, Tanner était en prison, c'est un délinquant, un hors-la-loi, il aime le danger, les grosses décharges d'adrénaline. Plus secrètement, comme son frère cadet, il a un vrai sens de l'honneur et veut venger le sort injuste fait à sa famille. Deux Texas Rangers se mettent sur la piste des deux braqueurs : Marcus Hamilton (Jeff bridges), un vieux type cynique et futé et son adjoint, Alberto Parker (Gil Birmingham), un homme posé, ironique et d'origine commanche. Là aussi, le duo, derrière un paravent d'humour chaleureux, est constitué de deux hommes très différents qui s'estiment et se complètent. Fraternité presque du vieux cow-boy et de l'Indien. 

a com 2.jpg

Derrière cette fuite en avant, cette course sauvage vers un objectif salvateur et périlleux, cette poursuite acharnée et pensée, le film multiplie les paris. Le pari esthétique d'engendrer, dans l'univers de poussière, de violence, de dénuement et de grâce du Nouveau-Mexique, des images d'une puissance émotive et d'une beauté esthétique étonnantes. Le pari de créer dans l’ambiguïté, à l'écart d'un consternant cinéma prêt-à-penser, le pari de la complexité, de la subtilité que Mackenzie formule ainsi :  ce qui m'a intéressé dans ce projet, c'est qu'il met en scène ce que j'appelle la “criminalité rédemptrice”, autrement dit, il s'attache à des personnages honnêtes qui transgressent la loi pour des raisons légitimes. C'est aussi un croisement très rare entre le western, la comédie, le film de braquage et le road-movie. Le pari de surfer sur les genres avec une aisance superbe et féconde. Le pari d'injecter de la politique, de la réalité sociale, des instants de poésie dans le thriller. Le pari d'un art de dialoguer exceptionnel, de faire penser les personnages, de faire s'aimer, s'opposer et se reconnaître les hommes sans jamais tomber dans la loquacité, dans la déclaration, dans le lyrisme. Le pari de revenir, par des portes nouvelles et étranges, au sens de la tragédie. Le pari capital, audacieux, déterminant - après le bâtiment d'un scénario faramineux - d'une remarquable fin en suspension.

a com 4.jpg

a com 5.jpg

Le film donne encore à voir deux duos formidablement équilibrés, quatre acteurs au sommet, un Jeff Bridges impérial, et, il convient de le noter, dans le rôle d'une serveuse de resto, une hypnotique et très originale Katy Mixon. 

a com 6.jpg

11:20 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent |  Facebook |