01/10/2014

Anna-Maria Cutolo

A N N A - M A R I A    C U T O L O

l e   m a c a b r e   p i c t u r a l

Quelques papiers encore - Décrépitude, misère et agonie

Il ne faut pas, dans mon esprit, faire abstraction de ce qui en soi joue et hèle la mort, de ce qui en soi calmement ou terriblement établit son règne. Moins encore de ce qui, autour de soi, dans l'autre, pose les fers de la mort. Là, j'ai un coup de coeur pour une suite d'Anna-Maria Cutolo, une suite qu'elle a négligemment appelée "Quelques papiers encore". Depuis longtemps déjà, je suis sensible à l'art sombre et terrible de la peintre française. Ici, j'ai cédé devant ces douloureux visages de la décrépitude et de l'agonie, ces faces éplorées et terribles de la misère. Il faut qu'elles soient avec nous, qu'elles nous hantent. Il faut à la lune qui nous éclaire ces cratères noirs. Ces têtes de mort et de mourants. Il faut que cela soit parmi nous, avec les autres évidences. Et moi, je crois à la nécessité des prophètes de malheur, des semeurs d'ombres, des empêcheuses de valser en rond. Au moins des sourdines à l'assourdissant bonheur du monde, ses déflagrations, ses victimes mutilées. Il me faut, pour atteindre au déséquilibre qui fonde en l'être l'humanité, le beau, l'abîme, tout. Les pestiférés de Cutolo sont là pour, avant sa vraisemblable extinction, obscurcir le soleil. Ils sont là, les laissés pour compte, les miroirs désobligeants, les gueules noires de la mine de vivre, ils viennent faire voir leur effondrement, leur décomposition. Ils font entendre, du fond du monde, leur mugissement de détresse, comme à notre oreille balnéaire la mer, dans une conque, se donne à entendre. Ils crissent comme des ongles sur le tableau noir du monde. J'aime leur discourtoisie. La noire impolitesse de leur désespoir, quand rire n'a plus de raison d'être, quand toute la mer tient dans l'aiguille d'une arête. Le vaste océan, un évier parfois. Il y a des peuples entiers pour qui l'Oceano Nox de Victor Hugo ne vaut pas même une flaque de pisse. L'homme qui vient a parfois tellement été embouti par le destin qu'il n'est plus qu'une fracture qui saigne, une gueule dont les yeux ne cessent de se défenestrer. Dirait-on pas que nous avons du mal à éprouver quelque chose qui ne transite pas par nos entrailles. Patience dans l'azur et dans l'azote, un jour, nos boyaux seront de la partie, mis à sévère contribution, ils se feront une place dans les tableaux opaques. Hommage à Anna-Maria Cutolo qui échafaude une grande et sombre, une insoutenable et indispensable, une virulente et saine oeuvre qui nous assène le boucan abominable et les images sordides de l'apocalypse : celle des autres, celle qui nous pend au nez comme une morve. Ecce homo. 

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Mais étourdi par les nouvelles créations d'Anna-Maria Cuotolo, par cette geste terrible, fascinante et magistrale, je juge indispensable d'inaugurer une extension à la galerie que je lui consacre. Avec des œuvres qui ont un souffle baudelairien et la virulence d'une diatribe de Léon Bloy. C'est enlevé, terrible, noir, profond, apocalyptique. L'artiste jette son oeuvre féroce en écho des monstruosités qui ont jalonné l'histoire de l'humanité. Je suis époustouflé par ces fleurs terribles, sépulcrales, ces œuvres serties dans les ténèbres tout autant, dirait-on, que dans la tragédie intime ou dans l'imagier fantastique. Je suis impressionné par la terrible puissance du cri qui traverse l'oeuvre et celui qui la regarde. Ici, ce sont les fosses et les fossés du destin, ses sordides envers que l'artiste exhibe dans des chorégraphies picturales macabres et inoubliables. Anna-Maria Cutolo atteint à une rare et vertigineuse intensité noire. 

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03/09/2014

Vincent Rouard en concert

a stra 1.jpgLe pianiste et compositeur VINCENT ROUARD présente son nouvel album STRADA

Ma 23 septembre 2014 à 20h, CC Eghezée, rue de la gare, 5 à 5310 Eghezée
concert de présentation officielle du nouvel album STRADA
avec la participation des musiciens ayant collaboré à l'enregistrement de l'album :
Kathy Adam, violoncelle - Dider Laloy, accordéon diatonique - Pascal Chardome, guitare
Philippe Laloy, flute et sax - Fred Malempré, percussions - Karim Baggili, oud
Arne Vandongen, remplaçant Vincent Noiret, contrebasse
ce concert sera filmé par Canal C
L'entrée est gratuite, venez-y nombreux !
contact : info@ecrin.be   081/510636

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Vincent Rouard

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Kathy Adam - Didier Laloy

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Pascal Chardome - Philippe Laloy

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Fred Malempré - Karim Baggili

S T R A D A

Piano, compositions, arrangements, Vincent Rouard
Violoncelle, Kathy Adam
Accordéon diatonique, Didier Laloy
Contrebasse, Vincent Noiret
Oud, Karim Baggili
Sax tenor, flûte basse, Philippe Laloy
Guitare, Pascal Chardome
Percussions, Fred Malempré
Enregistrement, mixage, mastering,
Piano bösendorfer 225
Igloo Studio Bruxelles
Pressage, SonyDADC
Photographies, Olivier Calicis
Infographie, Laurence Burvenich
Textes, Denys-Louis Colaux
 
http://www.vincentrouard.be/strada.html
http://www.vincentrouard.be/   

21/03/2014

Frantisek Drtikol

F R A N T I S E K    D R T I K O L

à Béatrice van den Bosche, montreuse d'étoiles - en amitié respectueuse

https://www.facebook.com/pages/Dant%C3%A9B%C3%A9a/4516343...
https://www.facebook.com/beatrice.vandenbossche

C'est sans doute le plus célèbre d'entre les photographes tchèques (1883-1961). Je dois à Béatrice, formidable promotrice des arts visuels consacrés à la femme, d'avoir découvert ses plus belles œuvres. Drtikol est photographe mais aussi dessinateur et peintre. Il a réalisé de superbes portraits et est entré dans la légende de la photographie avec ses nus superbes. Le nu est chez lui, outre une évidente célébration de la beauté et de la vitalité de la femme, l'occasion d'un travail formel, d'une recherche graphique et pictorialiste, d'une aventure cubiste mais aussi d'un magnifique travail sur le mouvement, la lumière et l'ombre grâce à de savants éclairages artificiels. Une veine symboliste habite aussi l'oeuvre, avec quelques accents ropsiens; la femme y apparaît dans sa majesté, son indépendance, sa puissance. Il s'est trouvé des gens pour estimer que son travail était d'un temps révolu. En effet, comme la poésie de Baudelaire, celle de Rimbaud, de Desnos, l'écriture de Flaubert ou celle de Proust, que sais-je, le cinéma de Chaplin, de Gance, Bunuel, Fellini ou celui de Tati. Chacun d'entre eux est néanmoins assis dans la légende de son art, à une altitude qui dispense ses détracteurs de s'en rendre compte. La calomnie passe sous lui, avec les rampants, sans qu'il s'en aperçoive. C'est le cas de Drtikol. Le temps de ces gens-là s'étire sans jamais rompre son fil.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Franti%C5%A1ek_Drtikol
http://alafoto.com/listing/thumbnails.php?album=302
http://www.deblog-notes.com/album-1945518.html
http://www.youtube.com/watch?v=KH46PNKZ-hM
http://www.czech.cz/fr/News/Culture-sans-frontieres/130-a...
https://www.facebook.com/frantisekdrtikol

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9 mois ferme

La pépite de Dupontel

9    M O I S    F E R M E

K é s k e c é k e ç a ?

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MINI PITCH 

Une grande juge blonde quadragénaire un peu coincée, adepte de l'hygiène sportive, un peu stakhanoviste, un rien carriériste et promise à un grand avenir dans la magistrature, défiante à l'égard de l'homme, abstinente, retranchée derrière les remparts infranchissables de ses piles de dossiers criminels. Au soir de la nouvelle année, alors que, invariablement, elle consulte des dossiers, ses collègues l'entraînent à boire. Sans joie, elle y consent et s'enivre. Longtemps, on va croire qu'elle n'aurait pas dû. 

BON SANG !

a albert bob.jpgJe sors du film. Ébahi. Déconcerté. Hilare et incrédule. Hébété. Soufflé, admiratif. Albert Dupontel a affûté son art. Il sort là une superbe objet cinématographique, une mécanique implacable, quelque chose d'irrésistible. Mais pas seulement. J'y reviendrai. Irrésistible. Oui, la vraisemblance, comme toujours, il s'en fout un peu. La mesure ? Il la passe. La maboulerie est à nouveau reçue à bras ouverts. Il y a du cartoon et du Kafka, de l'impressionnisme allemand là-dedans, du Brassens, et rien de tout cela. Le drame existentiel rencontre Tex Avery. Les romans durs de Simenon croisent Will Coyote. Un fumet anar épice ce cocktail génial qui incendie la tuyauterie tout du long. Personne ne fait des choses pareilles. Cela n'existe pas. Conte, facétie, fait divers, brûlot, gauloiserie, attrape, fable, folie, pamphlet, gaudriole, délire, canular, complot, caricature, libelle, farce, satire, portrait-charge, diffamation, malice, direct au foie, bouffonnerie, la geste de Dupontel résiste à se laisser circonscrire. C'est un gros truc tonique, habile, furieux, décoiffant, tornade et typhon, blizzard, zéphyr, foudre, avec des embellies, des lumières. Et du subtil. De l'énorme. Souffle Dupontel. Le souffle Dupontel passe, décidément magistral. Le cinéaste-acteur va tailler une oeuvre (qui fera date dans le cinéma français) dans le matériau le plus improbable et sur le scénario le plus absurde qui soit. Et pourtant, ce truc, c'est inspiré. C'est une farce excellente. Oui, bon sang, ça tient sur une patte, mais formidablement. Ce coucou invraisemblable vole gracieusement. 

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DUPONTÉLIEN

En fait, on va le voir, mille choses contribuent à l'essor de ce vaisseau spatial vers les étoiles du cinéma français et international. L'image du film est superbe, le son est excellent. Le rythme est constant, pas de faiblesse, pas de baisse de niveau. Oui, on est embarqué, on ne descend, on n'atterrit que dans le générique de fin. Une enfilade de gags inattendus relance le rire, l'effet de surprise, la clownerie au cœur du drame. L'immoralité de la justice, la candeur de la culpabilité, la méchanceté des méchants, les voltes formidables qui s'en suivent font mousser la trame du récit. Ah, il y a de l'irrévérence, une veine anar et la vitalité de la vraie bouffonnerie. Rare. Presque unique. Tout épate et convainc. Dupontel lui-même en Bob Nolan, cambrioleur et formidable abruti lent, très lent à saisir les choses, remarquable de nullité et de désopilante hébétude dans ses hypothèses explicatives. Comment il se débrouille pour faire comprendre à la juge qu'il n'est ni globophage ni amputeur furieux ! L'effroi à la Dupontel, grand-guignolesque, déjanté, gore, insoutenablement drôle.

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LE TALENT & SANDRINE KIBERLAIN, UN PEU AU-DESSUS ENCORE

Tout ça, on le sent, mène doucement au film qui marche, au succès. Au travail de qualité. A la pépite, mes enfants. Car c'est de cela qu'il s'agit. On y ajoute quelques excellentes prestations - (Philipe Uchan, confondant dans le rôle du juge de Bernard, Nicolas Marié, faramineux en maître Trolos, Bouli Lanners, désopilant en surveillant graveleux, Philippe Duqesnes en écoeurant légiste, le docteur Toulate  etc.) - en fait, tout le monde s'ingénie à exceller dans cette production. Les petits rôles additionnent les perles de jeu. Formidable équipe. Le film court à la reconnaissance. Ce qui en fait une oeuvre totale, c'est Sandrine Kiberlain. Comment fait-elle ? Je ne sais pas. Elle a la grâce. Elle est au rendez-vous du rôle. Elle excelle. Elle mêle à son jeu comique des instants tragiques, une douleur, une déception, une hystérie, une vérité, une incrédulité à la torture, un trouble totalement contagieux. Elle cède en beauté. Elle émeut. Elle persuade. Elle envoûte, elle ensorcelle par la façon qu'elle a de se débattre dans ses empêtrements, d'ajuster ses petites lunettes, de se découvrir dans ses errements nocturnes avec une sidération phénoménale, de perdre pied avec une certaine raideur doublée d'une grâce de nymphe. Sa qualité de jeu fascine. Perle de l'année, perle fastueusement baroque.

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Un césar couronne méritoirement ce délicieux et formidable exploit d'actrice. Elle invente ici une manière d'être drôle, imparablement, avec un supplément. Sa façon d'entrer dans l'univers de Dupontel, avec une plume au chapeau, est exquise. Elle va à son rôle, elle l'endosse, lui injecte une électricité personnelle. Dans le calvaire désopilant de cette magistrate, on dirait d'une claveciniste renommée contrainte de jouer du mirliton. Ce qu'elle nous fait au mirliton ? Le Rappel des oiseaux, de Rameau. Très beau. Superbe. Tout cela mis bout à bout donne cette farce fulgurante, cet astre inattendu et anguleux, cette oeuvre farfelue, insolite, allumée par les deux bouts. 

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Le réalisateur et acteur Albert Dupontel, Sandrine Kiberlain 

http://www.canalplus.fr/c-cinema/c-ceremonie-des-cesar-su...

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02/09/2013

Ciney Tempo Festival 2013 - Sirius Plan - Alex Hepburn - Texas

CINEY TEMPO Festival 31/08 2013

La faramineuse journée des femmes 

à Dominique et Marielle

Sirius Plan

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Photo Sarah Bastin 

Je n'avais jamais entendu parler de ce trio Sirius Plan. Je plaide aujourd'hui coupable. Désireux de m'amender, je cherche de la matière. Je mène l'enquête, je m'informe. Un tuyau : Sirius est, après le soleil, l'étoile la plus brillante du ciel. Aucun rapport ? Pas si sûr. Les trois créatures qui montent sur scène pour essuyer les plâtres sont belles à voir. L'heure n'est pas à l'euphémisme par litote. Au contraire, vieil aède, va donc, saisis ta lyre, rends grâce et chante ta félicité. Celles qui viennent de paraître sur la scène sont exquises, pimpantes, solaires. Et soudain, merveilles et voluptés, une brise de délicieuse féminité flotte sur la marmite cinacienne. Cela, c'est pour ce qui saute aux yeux, les hypnotise et les ravit. Dans la contemplation de ces trois femmes, quelques vers de Théophile Gauthier me hantent, résonnent en moi et, n'y tenant plus, et je les dis à voix basse :

À vous, Martirio, Dolorès, Gracia,
Sœurs de beauté, bouquet de la tertulia,
Que tout fin cavalier nomme à la promenade
Les Nymphes du Jénil, les perles de Grenade …

Bien sûr, nulle Martirio, point de Dolorès, aucune Gracia en cet attrayant trio. En lieu et place, - mais, bien qu'incomparables -, somptueuses comme les trois Ibères, voici, à la basse baryton, au résonateur et au chant, Claire Joseph (on l'adore dès qu'elle paraît, au premier sourire, on lui brûle des cierges, en fin de concert, on bénit Dieu (le diable ou quelqu'un d'autre) d'avoir conçu une telle sublimité), à la guitare, au chant, à la danse de l'ibis en instance de ponte, l'aérienne, la céleste Skye ( une perfection au féminin, on la vénère au premier coup d’œil et quand elle quitte la scène, on hésite entre l'échafaud, l'arsenic et la potence), à la batterie, au chant, à la grâce, Gaëlle Mievis (pour vous faire une idée d'elle, rêvez à la la somptuosité exposant la magnificence). Pour dire, dans un souci d'efficace, les choses rapidement et sobrement.

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Photo Sarah Bastin

Tout, à la lumière de ces trois astres féminins, éblouit. Presque. Une anecdote : le Yull Brynner compacté, qui sert de présentateur sur scène (l'organisateur), les annonce avec une inélégance aimablement désinvolte qui frise la vulgarité. Ah, ces hommes d'affaires, raffinés comme des chardons ! Il est plus appliqué quand il s'agit de ressasser laborieusement les noms de ses sponsors. Une autre : les écrans géants placés à gauche et à droite de la scène nous matraquent sans discontinuer de navrants spots publicitaires qui passent en boucle jusqu'à la nausée. Fi de ces aspérités !

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L'album du trio

Revenons aux trois Grâces de Sirius Plan, un bon, un très bon plan. Elles nous ont mijoté un set d'une bonne heure pendant lequel on ne s'ennuie pas une seconde. Sur une approche musicale qui tient de la section rythmique améliorée, la séduisante Trinité développe ses très convaincants arguments : trois belles voix (trois couleurs, trois solistes de qualité) joliment assorties, un très plaisant sens de l'harmonie , une vraie présence sur la scène, du glamour classieux, un tonus exaltant et contagieux, un zeste de dinguerie, une charmante allégresse, un humour un peu absurde et réjouissant ("mettez une main sur le coeur ... et l'autre où vous voulez, c'est votre corps") des covers très personnalisés (Creedence Clearwater Revival, Blondie, les Beatles ou Johnny Cash) et des compositions originales intéressantes dans la langue de Wilde ou dans celle de Rimbaud. J'aime beaucoup des pièces comme "Old Man" ou "Be a hit".

Il y a d'ores et déjà un album de 5 titres avec l'excellent "Old Man" et une envoûtante reprise de "La Nuit je mens" du bien-aimé Alain Bashung.  Voici les coordonnées pour vous permettre de rejoindre les déesses en leur Olympe : http://www.siriusplan.com/ 

Quelques vidéos du trio :

http://www.youtube.com/watch?v=6RX_480WGOM

http://www.rtbf.be/video/detail_sirius-plan-the-old-man?i...

Alex Hepburn

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Aa Alex H one.jpgAlex Hepburn, c'est cette Ecossaise qui cartonne et qu'il est pratiquement impossible d'ignorer. Son titre phare Under, - qui évoque la violence conjugale et la dépendance à un être violent -, est porté à incandescence par la voix douloureuse, éraillée, irrésistiblement poignante de la belle artiste. Fumeuse, volontiers picoleuse, paraît-il, la chanteuse arrive sur scène de noir sapée et juchée sur de superbes hauts talons rouges. Mais pas une entrée tonitruante. Elle arrive en douceur, presque hésitante, d'un pas lancinant. Une entrée feutrée. Elle s'installe doucement. Elle dompte l'endroit, en prend doucement possession. Pas de jeu de scène sophistiqué. Elle ouvre les bras, tend la main, elle se déplace sans hâte. A la fois elle semble flotter et être réellement, pleinement là. Elle me semble fragile et précieuse. Une présence sobre mais réellement voluptueuse, charnelle. Oui, oxymore absolu, il y a autour de cette femme un halo charnel, une félinité évanescente. Elle parle un peu le français et conquiert le public en lui susurrant des choses agréables et drôles. Puis la voix est portée à température et là, ça ne rigole plus, c'est quelque chose d'incandescent, de chaud, un son issu de l'Ecosse tropicale, des châteaux hantés au pur malt, d'une jeunesse blessée et douloureuse, mais ça tient aussi un peu de la prière, de l'appel. Elle a le charisme des étoiles, l'éclat d'un astre sombre et clair, des yeux à damner un joaillier et le subjuguant timbre de sa voix s'est formé dans le drame et dans le miracle, à mi-chemin. Oh, que les anges de la scène protègent la belle Alex, qu'ils veillent sur elle, assurent son pas, la tiennent à l'écart de tous les dangers car oui, c'est un joyau, un cristal sonore, un magnifique oiseau de lune et de nuit.

http://www.youtube.com/watch?v=Wq8BqYus40A

http://www.youtube.com/watch?v=xTru3wEDfIA 

TEXAS

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Gala.fr/© Prisma Presse

A a  a Sharleen Spiteri.jpgEt puis Texas arrive. En trombe. Un Texas qui rapplique ventre à terre du fond de l'Ecosse. Le vrai Texas, celui de Sharleen Spiteri. Et la chose advient dans la foudre. Une ouverture avec quatre titres enchaînés, sauvages, hérissés Un électrochoc, une électrocution, un coup de foudre. Une classieuse claque saturée d'étincelles. La fatale Sharleen Spiteri est en gloire, puissante, gracieuse, indécente, superbe. Sa voix grise, percute, saisit, elle est stable, alerte, jeune. Un fascinant tonus, un précieux organe au mieux de ses décibels. La niaque est rock, conquérante. Séductrice, rebelle, arrogante, féminine, masculine, Sharleen culmine. Est-elle belle, majestueuse, vilaine fille, séductrice, androgyne, voyou, poétesse ? Elle est un peu tout ça, avec le brio en rab. Le supplément de charisme. Une énergie vitale époustouflante, férocement irrésistible. On ne la compare à personne, on a raison, elle est incomparable. Elle arpente la scène, danse merveilleusement, secoue le public, crée un courant violent, un fluide, un courant dans le genre, à des encablures de tout océan, du gulf stream. Elle aimante la foule, elle la lessive. Le public l'adule, il entre en éruption, il exulte, il hurle, il transpire d'aise, il est ravi en extase et aime à la fureur pour paraphraser Baudelaire, il bat des nageoires. Oui, on sentait une vibration de gratitude. Pendant plus d'une heure, Sharleen, soutenue par un band en état de grâce (Ally McErlaine est intact et brillant), assure un set splendide, sans la moindre faille (si ce n'est deux furtifs parasites sonores). Tout opère plein pot. Les faramineux hits du passé (I Don't Want A Lover, Summer Son, ...) les nouvelles perles ( Detroit City ou The Conversation, ...) et même les deux covers : Jackson de Johnny Cash et June Carter qu'elle entonne avec Tony McGovern ou le Suspicious Mind de Presley. C'est très fort, fichtrement pro, mené avec grâce et autorité. Moi, - qui n'aime ni la foule, ni le bruit, ni les éclairages agressifs -, je bichais. Une superbe journée de festival. 

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http://www.chartsinfrance.net/Texas/news-85468.html

http://www.chartsinfrance.net/Texas/news-86753.html

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23/07/2013

Exposition photos Paris

Concorde Art Gallery
179, Boulevard Lefebvre - 75015 Paris
http://www.concorde-art-gallery.com/expositions.html 
exposition collective"Photos privées"
02/09/2013 - 26/10/2013

Philippe BOUSSEAU

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http://www.philippe-bousseau.com/
 
Marc DUBORD

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http://www.marcdubord.com/

Martial LENOIR

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http://www.martiallenoir.book.fr/

Pierre SAGE

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http://www.pierre-sage.com/
 
François BENVENISTE

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http://www.fbenveniste-photos.com/

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11/06/2013

GEOGRAPHIE(S) HUMAINE(S) - TANLAY / FRANCE

Géographie(s) Humaine(s)

Isabelle Brunelin, de la Galerie de l'Ancienne Poste à Toucy, me fait parvenir par mail l'annonce de cet événement photographique auquel, en scrutant un peu le travail des exposants, je m'intéresse immédiatement. Nous avons ici affaire à des artistes chevronnés et habités par des conceptions passionnantes de l'art photographique.

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Paysages & Portraits photographiques 

15 juin - 15 septembre 2013 - Communs du château 

89430   TANLAY FRANCE

Laura Henno - Gilles Gerbaud - Julie Ganzin - Denis Darzacq - Christian Courrèges - Florence Chevallier - Eric Bourret - Didier Ben Loulou - Philippe Bazin

A7.jpgEn réalité, c'est en visitant les albums de Laura Henno que je me suis décidé à m'intéresser longuement à l'événement. J'ai été sensible, très sensible, en visitant son oeuvre, à sa manière de capter cette espèce de déroute momentanée de l'adolescence, cette sorte d'hésitante scission intime entre le fantôme des rêves et des songes et l'être désorienté appelé à exister dans le réel. J'ai trouvé là de l'inédit. Il me semble qu'elle capte subtilement cet instant où la vie, à son orée, joue un peu dans ses rouages, erre et hésite entre poésie, prose, baragouin, silence, bruit et musique. Les photographies de Laura Henno sont d'une subtilité extrême, fragile, frêle et belle à l'instar de ce qu'elles fixent. Son art rend le frisson adolescent tel qu'il est vécu, intimement éprouvé. J'ai en outre vu qu'elle avait exposé à la Galerie du Château d'Eau de Toulouse, lieu que j'aime immensément. Dans les liens que je communique, tout son parcours, déjà considérable, est visible. Française, Henno est née en 1976, elle a étudié les Arts Visuels à La Cambre, Bruxelles. Je suis bien entendu à la lisière de son travail, je n'en ai découvert que des bribes, des indices, mais assez pour être curieux de son art et exalté par ce coin du voile que j'ai soulevé.

LAURA HENNO

http://fr.wikipedia.org/wiki/Laura_Henno

http://www.laurahenno.com/

 http://www.fillesducalvaire.com/?SITE=1&CURRLANG=1&am...

https://www.facebook.com/laura.henno.7/photos

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Sur Gilles Gerbaud, je sais moins de choses. Il est né en 1967, il est français, photographe et plasticien, il vit et travaille à Crest. J'ai trouvé un peu de matière sur un très beau projet thématique, conduit en coopération avec Raphaël Chipaut, intitulé Le Coureur. Un type en fuite, à mi-chemin entre le Prisonnier et le Sweetback de Melvin van Peebles, cavale sans arrêt, entre dans des structures archéologiques tracées sur la photographie. Passionnant.

Gilles Gerbaud

http://gerbaud-chipault-expos.blogspot.be/

http://www.voies-off.com/index.php/gilles-gerbaud-et-raph...

http://lezat44.tumblr.com/expos

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Julie Ganzin est née en 1963 à Marseille et vit à Boulogne-Billancourt. Sa pratique de la photo s'origine, ai-je lu, dans la lecture des auteurs de la période romantique. Elle aime Stendhal, Mérimée et cherche à saisir l'âme du paysage méditerranéen. Elle collabore avec poètes et auteurs, accompagne leurs oeuvres avec sa création photographique notamment pour le compte des éditions Fata Morgana. En visitant les espaces où l'on parle de son travail, je m'aperçois que chez Fata Morgana, ses photographies accompagnent les oeuvres de Nuno Judice, Salah Stétié, Christian Bobin ou le cher André Pieyre de Mandiargues.

JULIE GANZIN

http://www.julieganzin.com/

http://www.fatamorgana.fr/noms/julie-ganzin

http://www.filigranes.com/main.php?act=artistes&s=fic...

http://www.photography-now.com/artist/details/julie-ganzin

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Denis Darzacq est un photographe français né à Paris en 1961 issu de l'Ecole Nationale Supérieure des Arts Décoratifs de Paris. Son univers dépeint un être en décalage avec l'univers dans lequel il évolue, une sorte d'alien errant dans un monde monde aliéné. Ses compositions posent les questions existentielles fondamentales gravitant autour des thèmes de la pesanteur, de la rigidité, de l'uniformité affrontés au désir de la singularité, au désir de l'assomption personnelle. C'est aussi la capture toujours très originale de l'être singulier, insolite dans un univers formaté, froid, inhospitalier, le nôtre. Comment être, vivre, penser, bouger, se réjouir, marcher dans un monde qui favorise l'effacement, l'agglomérat, la dissipation, l'insignifiance ? Comment appartenir au monde sans être oblitéré par lui ? Comment sauvegarder, pour vivre, sa distinction ? Comment, peut-être, signer sa trace, son passage ? Membre de l'Agence VU, Darzacq est représenté par la galerie VU' qui lui consacre un espace très remarquablement conçu et qui m'apparaît incontournable pour celui qui veut pénétrer l'univers de l'artiste : http://galerievu.com/series.php?id_photographe=1/. Darzacq fixe aussi remarquablement la différence : ses photographies sur le handicap sont d'une force, d'une intelligence, d'une sensibilité et d'une efficace inhabituelles. Oeuvre très exaltante, ardente.

Autres liens: 

http://www.denis-darzacq.com/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Denis_Darzacq

DENIS DARZACQ

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CHRISTIAN COURREGES

Christian Courrèges est un photographe français né à Aix-en-Provence en 1950. Il vit et travaille à Paris. Il est professeur à l'ENSAD (Ecole Nationale Supérieur des Arts Décoratifs). Courrèges est un grand spécialiste du portrait : il a photographié des ecclésiastiques en tenue, des détenus, des magistrats en robe, des visages d'haïtiens. Il cherche à détecter l'individu derrière l'uniforme, le masque social. Il cherche à distinguer ce qui appartient à l'individu et à son groupe. Il recueille, avec un certain cynisme et ou avec un réel respect, cette sorte de protocle au travers duquel l'individu s'identifie à une corporation, une famille, un groupe, un ordre, une dignité. 

http://christian-courreges.com/

http://www.la-croix.com/Culture/Actualite/Christian-Courr...

http://www.picto.fr/2013/swenkas-christian-courreges-a-la...

http://www.finearttv.tv/fr/fine-art/decouverte/christian-...

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FLORENCE CHEVALLIER

Elle est née à Casablanca en 1955. Elle vit et travaille à Paris. On lui décerne le Prix Niepce en 1998. Elle est co-fondatrice du groupe Noir Limite. Elle est professeure dans plusieurs écoles : ESAD( Reims,Ecole Régionale des Beaux-Arts (Rouen). Elle est chevalier des arts et lettres.

Qu'est-ce que Noir Limite ?

À partir de 1985 Yves Trémorin et Florence Chevallier rejoignent l'association et fondent avec Jean-Claude Bélégoule groupe Noir Limite qui désormais va être le centre des activités de Photographies & Co. Tous trois s'étaient rencontrés à Arles en juillet 1984. Constatant d'un côté la spécificité et la marginalité de leurs travaux, tant par rapport au milieu de la photographie que celui des arts plastiques ; et de l'autre la convergence de leurs œuvres, marquées par une approche exacerbée du corps et de l'existence, ils se réunissent en Janvier 1986 sous un même manifeste. "La photographie est affaire de surface, d'apparence, de donné à voir. S'attacher à la surface des choses - la peau, à fleur, dénudée, tendue, vive, à vif. S'attacher à cette matière du corps, là où s'offre la fragilité de ses limites, limites du dehors et du dedans, de la peau et des entrailles, là où elle se met en péril et met notre extériorité en crise, en désir. Crever la surface. Crever le corps." Ce manifeste accompagne leur première exposition (Nus voilés, Nus froissés, Nus autoportraits). Et dès lors ils mènent ensemble leurs projets, réalisant leurs prises de vues séparément, mais dans une confrontation intellectuelle et morale incessante.

(Infos prélevées in http://www.photographiesandco.com/historiquenoirlimite.php)

Liens pour l'artiste :

http://www.florencechevallier.org/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Florence_Chevallier

http://florence-chevallier.blogspot.be/ 

http://www.pablo.pro/artiste_det.php?id=68

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ERIC BOURRET

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http://www.ericbourret.com/

http://autresetpareils.free.fr/artistes/bourret.htm

DIDIER BEN LOULOU

Photographe israélien d'origine française, Didier Ben Loulou étudie l'art, s'initie à la photographie et donne, en 1979, ses premières diapositives à l'atelier Fresson avec lequel il collabore toujours. En 1981, il séjourne pour la première fois à Tel Aviv, tient un "répertoire photographique" de l'espace maritime et architectural de la ville et explore un autre lieu, Jaffa et le quartier en ruine d'Ajami. Il y consacrera un livre, Jaffa, la passe, publié en 2006. En 1993, il s'établit à Jérusalem, point d'ancrage de son travail artistique, et trace le portrait changeant d'une cité aux multiples frontières. En 1996, Bruno Roy (Fata Morgana) lui propose d'illustrer photographiquement l'ouvrage d'Emmanuel Levinas, Violence du visage. En 2004 paraît Sincérité du visage (Filigranes Editions) sur un texte de Catherine Chalier. L'écriture imprègne l'œuvre photographique de Didier Ben Loulou. Lauréat de la Villa Médicis hors les murs en 1995, il expose régulièrement en Europe et aux Etats-Unis. Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques : Fonds national d'Art contemporain (Paris), Victoria & Albert Museum (Londres), Museum of Fine Arts (Houston), Maison européenne de la photographie (Paris).

Sources : http://www.imec-archives.com/fonds_archives_fiche.php?i=BNL

http://www.didierbenloulou.com/

http://www.hagalleria.com/pdf/presse_2_26.pdf

http://www.hagalleria.com/pdf/presse_2_52.pdf

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PHILIPPE BAZIN

Médecin de formation, Bazin est photographe. Il est issu de l'Ecole Nationale de la Photographie à Arles. Il enseigne à l'Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Valenciennes. Il a reçu le Prix Niepce en 1999.

Que racontent un lieu ou un visage ? La mémoire peut-elle s’y lire ? Ce sont quelques-unes des interrogations qui sourdent du travail photographique et vidéographique de Philippe Bazin. Lorsqu’il s’arrête devant d’anciens terrains de bataille, des champs ou qu’il filme des ouvriers pendant une heure, il y a toujours ce même précisionnisme, ce souci de passer derrière l’image, derrière la représentation. Philippe Bazin sonde les histoires, personnelles ou historiques, avec une attention particulière pour la lutte, la survie. Derrière ses portraits, ses paysages, s’ouvrent progressivement des environnements, littéraires, politiques, sociaux, des rapports complexes qui chargent avec lenteur et minutie le regard. Comme un temps d’exposition. (Bénédicte Ramade) 

(Source : http://ateliera.creative.arte.tv/bazin-philippe/)

http://www.philippebazin.fr/

http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippe_Bazin

http://www.youtube.com/watch?v=lsBc5GUrtJE

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26/05/2013

Julienne Rose

JULIENNE ROSE

http://juliennerose.4ormat.com/

Son site (dont je regrette amèrement de ne pouvoir extraire l'une ou l'autre photographie) est un joli pays où l'on se trouve subtilement, agréablement dépaysé. Elle a une singularité à laquelle, bienveillante, hospitalière, elle nous convie. C'est un joli cadeau qu'elle nous fait. C'est plein d'agréments, chez elle. On séjourne là avec un sourire aux lèvres, d'émerveillement ou de plaisir. De gratitude aussi. Si la gracieuse hôtesse des lieux n'a rien à voir avec la manière de couper les légumes que désigne son petit nom, la fleur, sans doute, qui se rapporte à son patronyme, est sa proche parente. Elle en a l'agrément, la fragrance (je présume, oui, vraisemblablement) et les vertus hypnotiques. Cette Rose est portraitiste. Une talentueuse portraitiste pleine d'imagination et de vivacité d'esprit. Elle a une jolie fraise de penseuse, de songeuse et elle en use avec malice. Je l'ai écrit quelque part, Julienne Rose, - qui est parfois son propre et ravissant modèle (ses yeux relèvent de la joaillerie), possède un talent particulier. Elle échafaude avec un doigté de cueilleuse de violettes, une habileté de souffleuse de vers (je parle bien de poésie, des vers de cristal), un univers délicat, poétique et quelquefois exhaussé d'une once d'un humour charmant. Peut-être aussi a-t-elle une délicieuse propension au nonsense. Je me demandais, en rédigeant, à quel instrument de musique Julienne Rose me faisait penser. Il m'est clairement apparu que c'est au clavecin qu'elle me fait penser. Je vous suggère d'ailleurs d'écouter "Le Grand Rappel Des Oiseaux" de Jean-Philippe Rameau en regardant les photographies de Julienne Rose. Il vous apparaîtra dans une effarante évidence que Rameau a composé pour Rose. Sacro-sainte alliance des végétaux. Ecoutez plutôt et  osez affirmer que je m'égare :http://www.youtube.com/watch?v=_f7lPWJ8wtw. Julienne Rose sait surprendre aussi, trouver un angle, une combinaison, une torsion de l'image dans un verre d'eau, capter un mouvement, fonder une atmosphère. L'image où elle se démasque, enlevant son propre visage pour faire apparaître ... son propre visage me comble. Puis, elle photographie avec une minutie très esthète la courbure d'une mèche de cils. C'est très beau. Elle excelle à fixer la beauté d'un nouveau-né. On capitule devant autant d'émouvant savoir-faire. Le goût chez elle est parfait. Un vent de fraîcheur, sans doute délicieusement parfumé, aère son espace créatif. Cette Rose est très inspirée. La pointe d'inventivité ne lui fait jamais défaut. Elle a pour elle une étincelle. Une vision des choses, une façon de les réenchanter. Un peu d'espièglerie, enfin, un grain de folie aussi, un grain qu'elle a emprunté à la lumière et dont elle a le meilleur usage. J'écoute encore Rameau. Je m'évente à ce Rameau raffiné en retournant à l'élégante galerie de madame Rose.

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N'est-ce pas ici, à la virgule, au cil près, ce que dit mon article ?

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Rameau compose pour elle comme la pluie pour les fleurs

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Merveilleuse mise en abîme

A présent, hâtez-vous de visiter le site de Julienne Rose. Car vous n'avez encore rien vu. Promis, il y aura des anges, des fleurs inédites, des grâces singulières au rendez-vous. Rameau, vous dis-je !

25/05/2013

Nadja Berberovic

Photographie : portraits & fashion 

B1.jpgNadja Berberovic

http://www.nadjaberberovic.com 

https://www.facebook.com/NadjaPhotography

Voici une photographe de la couleur, une authentique artiste de la couleur chez qui j'aime l'élan, l'effervescence, l'audace et la nuance, la grâce un peu compassée, la langueur des poses, l'exquisité. Ici, nous voilà sur le terrtoire de la féminité racée jusqu'en ses exubérances. Il y a quelque chose de féérique dans sa relation avec la couleur et avec la lumière. Parfois, mais avec une telle grâce, elle pousse le contraste jusqu'à la plus splendide insolence. Son charme agit infailliblement. Le pastel, le vif, le rose, elle ose, elle aboutit. Il y a, dans l'arrière-plan des photographies de Berberovic une véritable école de la peinture, une sorcellerie de la couleur. Je la suis, ravi, formidablement déconcerté, conquis dans chacune de ses aventures. Les images, ici, vibrent, palpitent, pétillent. J'aime chez elle l'allégresse, la suavité et une vitalité étourdissante mêlée à une grande virtuosité. Nadja Berberovic a 27 ans, elle vit à Sarajevo en Bosnie. Elle est portraitiste et photographe de mode. Il se pourrait, au vu du portrait d'elle que j'ai saisi, qu'elle fût aussi étonnamment belle que ses créations. 

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Sensual Photography (2)

Monts & merveilles sur

Sensual Photography

L'envoûtant espace de François Rommens et Nicole Fily

http://www.sensual-photography.eu/

Nous y vînmes déjà et nous y revoilà. Oui, c'est le deuxième article que nous consacrons à ce bel endroit, ce haut lieu de la beauté dans tous ses états. Nous y revoilà, hélé, hâlé par la grâce. Nous venons y prendre le thé, y inhaler quelques volutes de volupté, y consulter les nouvelles lignes de la vénusté, nous venons ici nous enquérir de la magie des images. De nouvelles merveilles ont éclos dans les rutilants prés parfumés du verger sensuel. Coquelicots, ponceaux et pavots. L'opium subtil des images hallucine, hypnotise. Nous soupirons au prestige des fleurs, le désir d'écrire et de dire lentement nous vient au spectacle du vitrail mystique d'un regard, du galbe lacté d'une épaule, du globe émouvant d'un sein. Ce n'est pas le vrai monde, n'est-ce pas, ce n'est pas le réel ? C'est le lieu du poème visuel. 

Bains de lueurs, halos légers, laques et vernis de la clarté. Heureuse la beauté, écrit Lamartine, que le poète adore ! De nouvelles Vénusiennes ont paru. De nouveaux envoûtements opèrent. De nouveaux magnétismes. Là, dans la formulation même qui fait refrain à l'Invitation au voyage de Charles Baudelaire, "tout n'est qu'ordre et beauté, luxe calme et volupté". Il faudrait, pour rendre justice aux blandices de l'espace, qu'on mentionnât la présence constante du talent. Car la beauté, sous un objectif inexpert ou sous un regard inélégant, ne trouve pas à resplendir. Il faut à la beauté un artiste qui sache la servir. En voici. Mais hélas, je ne puis reproduire tout ce que j'aime au risque de déposséder totalement mes amis François et Nicole. Car volontiers je republierais l'essentiel de leurs choix. Et c'est un déchirement, je l'assure, de ne pouvoir rendre justice à tous les artistes qui donnent ici à voir leurs icônes. Promis, j'y reviendrai. 

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Paul Apal'kin

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Svetla Yordanova Shve

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Christian Hang

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Evgeny Nodvikov

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Mira Nedyalkova

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Paola Camiciottoli

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Mark-Meir Paluksht

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Radoslaw Pujan

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Agnès Weber

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Andrea Koporova

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Julienne Rose

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Ludovic Sanchez

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Renata Szarareneta Szczepanik

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Philippe Ollivier

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Alexey Kazantsev

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Nadja Berberovic

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Stefan Vasilev

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Olga Curly

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