24/05/2013

Guillaume MONTIER

Deux oeuvres de Guillaume Montier

Vite, je suis pressé, je dois me mettre en route dans 10 minutes. Ce matin, je reçois une invitation sur FB de Guillaume Montier. Je vais vite jeter un oeil sur le travail de cet artiste français né en 1973 et qui vit à Rouen. Et je tombe, en circulant hélas très rapidement dans un premier album, sur deux oeuvres qui m'enchantent. Oui, deux oeuvres étranges et envoûtantes que je ne puis laisser passer. Je veux les retenir, les placer dans mon petit panthéon et je pourrai revenir vers elle quand j'en éprouverai le désir. Fréquemment. Il me semble qu'elles sont issues d'un univers avec lequel je développe spontanément des correspondances. La porte angoissante dans la salle d'attente bleue à l'oiseau bleu : quelque chose d'orwellien dans lequel serait descendu un halo de poésie. Singulier, captivant. Je reste en observation et en méditation devant la momie rouge dans son strict encadrement. La vie momifiée et vivante encore... après les pharaons prestigieux, le citoyen lambda momifié, le piéton... Bandelettes rouges. Là aussi, j'identifie dans la travail de l'artiste cette formidable impulsion qui pousse le regardeur à s'interroger mais plus encore à créer. Hautes qualités de déclenchement de deux oeuvres.

https://www.facebook.com/guillaume.montier

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20/05/2013

Langston HUGHES

Le Blues de la Jeune Fille (Young Gal's Blues)

Je vais marcher jusqu'au cimetière
derrière mon amie mam'zelle Cora Lee
marcher jusqu'au cimetière
derrière ma chère amie Cora Lee
Parce que quand je serai morte
il faudra que quelqu'un marche derrière moi
 
Je m'en vais vers la pauvre bicoque
pour voir ma vieille tante Clew
m'en vais vers la pauvre bicoque
pour voir ma vieille tante Clew
quand je serai vieille et laide
je veux voir quelqu'un moi aussi
 
La pauvre bicoque est solitaire
et la tombe est froide
o, la pauvre bicoque est solitaire
la tombe du cimetière est froide
mais je préfèrerais être morte
plutôt que d'être laide et vieille
 
Quand l'amour est parti
que peut faire une jeune fille ?
quand l'amour est parti, o,
que peut faire une jeune fille ?
Continue à m'aimer, Pa'
Parce que je ne veux pas être triste 

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Tatyana Chohadjeva

Tatyana Chohadjeva

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Je découvre cette jeune photographe amateur bulgare, établie à Sofia et qui se donne à connaître en publiant dans son espace intitulé Tatyana Photography. A côté d'un grand nombre de portraits de qualité, je relève chez elle quelques fulgurances que je propose à votre attention. Il me semble détecter là les signes d'un vrai regard, d'un esprit alerte et d'une vraie signature. Voici de quoi permettre au visiteur de se faire une opinion. Pour en découvrir davantage sur elle, consultez ces liens:

https://www.facebook.com/TatyanaPhotography

http://tatyana-photography.blogspot.be/

Toutes ces photographies sont la propriété de Tatyana Chohadjeva / Tatyana Photography.

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Zaz en concert

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17/05/2013

Leila Riselvaltes

Leila Riselvaltes

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Portrait de l'artiste par l'excellente photographe Lamaari Nacera, présente dans nos favorites

Les informations que l’artiste nous transmet sur elle :

Leïla-Marie Daquin Laamari

18 ans, née le 19/05/94

A1.jpgJe dessine depuis toute petite. Mes parents ont une association d’arts plastiques née la même année que moi. J’ai eu la chance alors, de m’exprimer très tôt, car j’ai été baigné dans ce monde artistique. Mon père est dessinateur, et je pense qu’il a participé à mon envie grandissante de dessiner à mon tour. Je dessinais tout le temps, petite. Et encore jusqu’à aujourd’hui. J’ai véritablement commencé la peinture à mes 16 ans, mais c’est vers septembre 2012 que j’y ai consacré tout mon temps. Je voulais progresser, et m’approprier la matière au maximum. Que je puisse ainsi la faire répondre à ce que j’attendais. Je ne la maitrise pas encore, je m’aventure, je cherche, j’essaye d’atteindre au mieux. Mais c’est le début d’une longue quête… 

Tout part d’abord de mes dessins. J’ai longtemps dessiné sur des feuilles volantes, ce que j’ai regretté (ça se perd, s’éparpille, s’abîme) Alors j’ai commencé quelques petits carnets. Associant aux dessins des textes que j’aimais (ou que j’écrivais moi même.) Des extraits de poésie, ou de chanson française. Car oui, j’adore la chanson française. Elle m’inspire beaucoup. Que ca soit Ferré, Brel, Barbara… Des voix et des textes qui me touchent.

Je n’ai toujours dessiné que des personnages, les visages, les regards ont toujours été ce qui m’intéresse le plus.

Les corps s’expriment, s’installent, se figent. Toujours humains, mais pas tout à fait, ils sont l’expression humaine de l’idée de douleur, de crainte du monde, et de quête. Je cherche à atteindre une justesse et une vérité dans mon travail. La peinture apporte à mon sens, à la fois une réponse ainsi qu’une nouvelle question : C’est la quête de soi, à travers la matière.

Ce que nous écrivons à propos d’elle :

AAA2.jpgOui, nous assistons sans doute ici à la naissance d’une artiste. Moi, qui déteste les armes, qui n’en use jamais, j’ai pour agréable de tirer des plans sur la comète. Je vois un essor à ce curieux et bel oiseau. Il y a chez elle une approche fichtrement originale, une contagieuse inquiétude, un univers et des personnages inédits, une audace mêlée à une sorte d’effroi, une sensualité et une sorte de chair froide et frigide, une blancheur presque virginale, une hébétude blême, hagarde ou cette complexion pâle des vampires. Il y a là quelque chose d’indécidable. On se sent à l’orée d’un monde fantastique et les amants exsangues qui le peuplent  sont des créatures ambiguës, des êtres imprécis qui semblent à la fois prédateurs et proies, consentants et distants. Il m’arrive, en regardant les œuvres de Riselvates, de penser à une île de Lesbos accostant soudain sur les plages de l’Angleterre victorienne. Ou à une île de Lesbos polaire. A un dépaysement, un exil peut-être de la sensualité, de la fièvre amoureuse sur les lichens froids de la toundra. Oui, ces femmes nivéales, amoureuses et froides, se livrant et inaccessibles, sont des oxymores incarnés. Ses personnages, souvent, me semblent des fantômes hantés, oui, tentés, oui cédant à la tentation mais pourtant comme suspendus, presque absents. Lunaires. Oui, pas réellement humains, peut-être. La peinture de Riselvaltes inquiète, interroge, déstabilise. On renoue ici avec une des vocations essentielles de l’art : déconcerter, suspendre, rompre le ronron de l’harmonie, jeter le doute. Je marque un très profond intérêt pour cette toile où une très jeune fille pâle, robe noire, cheveux noirs et nattés, tenant un chaton entre ses bras sourit candidement devant un couple qui s’étreint curieusement. La jeune fille elle-même, incarnation peut-être piégée de la candeur, a pourtant les yeux très cernés d’une amoureuse fourbue ou d’une malade, d’une insomniaque. Les yeux cernés, noircis par les cernes sont une constante de l’œuvre. La fille équivoque ne voit pas le couple, le couple s’étreignant ne prête pas attention à la fille. Elle et eux sont presque dans des dimensions différentes. Le propos n’est pas de trouver une très aléatoire clé à ce qui est un mystère davantage qu’une énigme. Le propos, c’est d’interroger, de questionner notre trouble qui est, au demeurant, peut-être apparenté à celui de l’artiste.

A19.jpgJe voudrais évoquer encore, pour asseoir cette idée d’un mystère omniprésent, la présence tranchante, dans certaines œuvres, de corps obscurs, corps actifs, entreprenants qui ont la couleur de l’ombre chinoise, de la nuit, de l’opacité. Est-ce le charbon qui cherche à conquérir la neige, est-ce le phantasme de l’être blafard qui se manifeste sous la forme d’une ombre obsédante, envahissante, est-ce la page blanche et angoissée qui reçoit la visite de l’encre, est-ce, concevant douloureusement leur complémentarité, le yin qui accueille le yang ?

Il m’apparaît, en considérant l’œuvre de la jeune artiste, que cette sorte de mystère de la froideur et de la volupté, de la distance et de l’étreinte, du désir et de la crainte est en fait un lieu de fertilité qui engendre une multitude de questions et qui nous rappelle comment, en nous tous, les sensations, les sentiments, les désirs et les refus continuent à errer, irrésolus, à graviter autour d’astres instables.

Il se pourrait enfin que ces gens indécis, indéfinis, non finis, étranges, humains et pas tout à fait humains nous incarnent dans nos ambivalences, nos fuites, nos peurs, dans ce qui, en nous, demeure indécidable.

Je n’ai jamais pour autre prétention, en rédigeant un écho à une œuvre, que de communiquer assez sommairement le goût que j’en ai, un peu du plaisir que je prends à sa fréquentation, un peu des effets qu’elle produit sur moi. J’ai sans doute aussi le désir (oh, raisonné, un peu tiédi par la conscience et l’expérience) de favoriser, parce que, très subjectivement, je la crois bénéfique, la rencontre lente et patiente du visiteur avec l’œuvre. De susciter chez lui le désir de se laisser affecter par l’œuvre, le désir de courir le risque de la rencontre. Ici, j’annonce une œuvre qui trouble, une œuvre qui dérange, qui démet le rang, qui descelle les emplâtres, qui vient au fond de nous remuer et agiter des sables demeurés mouvants malgré nos épuisants efforts à les immobiliser. Irrésolue peut-être, l’artiste emboutit notre irrésolution.

 

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Toutes les oeuvres reproduites ici sont la propriété de Leila Riselvaltes. Les reproductions sont tantôt des oeuvres, tantôt des détails d'oeuvres.

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16/05/2013

Jean-Michel Uyttersprot

Jean-Michel  Uyttersprot

Jean Michel Uyttersprot est un artiste talentueux, graveur et photographe belge, né en 1962. Voici quelques lieux où vous pouvez approcher son oeuvre.

http://commeunweekendalamer.be/

https://www.facebook.com/pages/Jean-Michel-Uyttersprot/97...

http://jeanmichel.uyttersprot.graveur.over-blog.com/petit...

A3.jpgAh, les belles aquatintes, les formidables photographies, le passionnant univers de mon ami Jean-Michel Uyttersprot. L'aquatinte est un procédé d'eau-forte (procédé de gravure en creux ou taille-douce sur une place métallique à l'aide d'un acide) par lequel on obtient différentes tonalités grâce à la morsure, plus ou moins prolongée, dans un bain d'acide, d'une plaque d'une plaque de métal recouverte d'une couche de résine ou de bitume en poudre (source : wikipédia). Oui, je me suis tellement plu dans cet endroit raffiné que j'ai décidé d'emmener toute une série de travaux dans mon espace. Leur compagnie me fera le plus grand bien. J'aime ici, chez Jean-Michel, le grain subtil, l'art de mesurer et de sentir les choses, j'aime l'achimie de l'aqua-fortiste, j'aime l'intensité, le relief du noir & blanc sans cesse rehaussé de nuances délicates, j'aime ce sens belge et noble du paysage, je partage avec lui l'amour de l'arbre, et ce qu'il rend superbement, cette calligraphie chorégraphique de l'élan des branches. L'arbre comme un signe éperdu que la planète nous adresse. J'aime aussi dans l'oeuvre de Jean-Michel, avec une évidente présence de la poésie, un sens du mystère, du fantastique, un culte de l'étrange. Je devine là un univers à l'affût de l'insolite et de l'étrange. Parfois, sa création flirte avec l'abstraction. Il y a chez lui une vraie fidélité à l'art de la gravure et une aptitude à en faire un art tout fait contemporain, présent, dynamique. Ses photos, par la façon dont il les traite, ont à voir avec la gravure. Elles sont chargées d'âme, de quelque chose d'à la fois menacé de dissipation et d'intensité. Car oui, rien n'est étourdissant chez lui comme l'art permanent, à partir du noir & blanc, d'inventer et de réinventer les trésors de la lumière. Ces photos portent la marque d'une ligne esthétique exigeante et raffinée. Sa photo d'une fillette blonde sur un juchoir au coeur de la forêt est une merveille. Ses sous-bois, ses chemins de forêt, ses lacs gelés, tout cela me parle intimement tant par ce qu'elles évoquent que par la manière dont elles sont précieusement pensées et conçues. Mais il est vain de nommer, vain de distinguer quelques oeuvres car cet univers là ne me déçoit jamais. Il ne cesse de m'aimanter et de me plaire. Il ne dit, ne révèle, ne montre que des choses qui me concernent intimement. Voulez-vous suivre le guide ?

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AQUATINTES

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PHOTOGRAPHIES

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14:37 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent |  Facebook |

14/05/2013

Sensual Photography

Sensual Photography

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Un blog élégant consacré à la sensualité féminine

http://www.sensual-photography.eu/

Nicole Fily et François Rommens, elle, modèle dilettante, lui photographe, l'une et l'autre français, en sont les créateurs et les gestionnaires. Ils président aux admissions. Le site, très prospère, a un an d'âge et présente environ 1400 artistes issu de 72 pays sur le thème de la sensualité féminine. En flânant dans ce vaste web site, j'ai eu l'impression d'un beau lieu et d'une véritable quête de la beauté, j'ai éprouvé la permanence d'une réelle exigence esthétique. J'ai découvert et admiré de vraies perles, des soies précieuses, des émeraudes, des nymphes célébrées.  Un bel endroit, très haut de gamme. Un ensorcellement. Une galerie très select. On y admire des rivières d'images délicieuses, inventives, raffinées,  à l'écart des clichés et de la verroterie vulgaire. On y rencontre partout la femme regardée comme une oeuvre d'art. Pour en convaincre le visiteur, je présente une quinzaine de photographies prélevées dans ce blog. 

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Philomena Famulok

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Nikolay Kolev

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Marian Sztrecsko

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Mon ami l'excellent Vincent Descotils

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Charles Lemaire

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Andrea Koporova

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Renata Szarareneta Szczepanik

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Roberto Gioli

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Adrian Blachut

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Dasha & Mari K

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Andreea Chiru

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Anita Michniewska

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Eugene Reno

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Mark Rafaelov

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Kap. Lena

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Camilla Douraghy

22:43 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent |  Facebook |

Hugo URLACHER

Là aussi, une oeuvre m'a beaucoup impressionné et séduit par cette composition incendiée, à la fois paisible et fervente de formes et de couleurs. Ce grand corps informe marin ou céleste, la chevelure baudelairienne (ô toison moutonnant jusque sous l'encolure ...), la ferveur du beau visage aux yeux clos, tout m'a ravi. Ce magnifique oxymore pictural m'a saisi. Le peintre est autodidacte, il est argentin et est né en 1958 à Buenos Aires. Il commence à peindre en 1982, à l'âge de 24 ans. On le surnomme "El Escarbajo", ce qui signifie Le Scarabée. Urlacher compte plusieurs cordes à son arc : il réalise des portraits, il peint l'art sacré, il grave, il grave aussi du papier monnaire et il dessine des vitraux. Son oeuvre abondante est dispersée aux quatre coins du monde, ai-je lu. "Due to Urlachers artistic expression and diversity in paintings, portraits, engravings on paper currency and stained glasses, examples of his workcan be found all over the world" (Sources : http://www.boswellmourot.com/pages/artists/20_urlacher.html)

Voici quelques liens :

http://www.urlacherarte.com/

http://www.tumblr.com/tagged/hugo+urlacher

http://www.youtube.com/watch?v=FpgbTWFexSc

http://www.boswellmourot.com/pages/artists/20_urlacher.html 

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10:15 Publié dans Coups de coeur | Lien permanent |  Facebook |

Renato Ferrari

En circulant sur le net, je tombe en arrêt sur cette magnifique peinture. Je fais quelques recherches sur son auteur. Il s'agit du peintre brésilien Renato Ferrari. Il est né en 1954 à Rio de Janeiro. En 1973, il prend la route des Etats-Unis pour étudier les Beaux-Arts à Washington, au Montgomery College. Il est de retour au Brésil en 1976 et étudie à l'Escola de Belas-Artes. En 1985, il retourne au Etats-Unis pour étudier au Maryland Institute, Hoffberger School of Painting pour l'obtention de son master en Beaux-Arts. Depuis 1987, il se consacre entièrement à la peinture et en 1997, il a ouvert la prémière école d'Art réaliste à Rio de Janeiro. Voilà cette oeuvre qui m'a émerveillé.

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Du même artiste, j'ai encore remarqué ceci :

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12/05/2013

Abbie Cornish, éblouissante dans Bright Star

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Je reste sous le choc que le film Bright Star, de Jane Campion, a produit sur moi. Voilà un film qui a une grande tenue, qui, à l'écart d'un grand nombre de laborieux et nigauds biopics, parvient à palpiter, à faire percevoir une respiration et un halètement, voilà une oeuvre qui est merveilleusement éclairée, qui s'inscrit aussi dans une dimension pratiquement picturale et qui, me semble-t-il, rend son époque (le début du dix-neuvième siècle) avec une élégance, une intensité parfois tragique et une originalité séduisante. Voilà un film qui vit au rythme d'une excellente bande-son. Voilà un film où il y a place pour le poème, où le poème trouve à scintiller. Coup de coeur ? Sans doute, oui. Mais, voyez-vous, aussi, je suis épaté par la remarquable prestation d'Abbie Cornish. Son rôle d'abord se présente sous l'aspect d'une coquette superficielle. Une demoiselle élégante qui aime à paraître. Abbie Cornish interprète cela à merveille. Elle affiche d'abord un visage plein, lisse et presque insolent. Et je suis subjugué par la façon dont l'actrice va, presque insensiblement mais irrésistiblement, passer de cette légèreté taquine, de cette rondeur adolescente à l'ardeur fièvreuse, au tempérament passionné de l'amoureuse. Abbie Cornish réussit là, dans une partition difficile, une métamorphose exceptionnelle et un authentique exploit d'actrice.

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Réalisation & scénario : Jane Campion - date de sortie en salle : 2009 - Ben Whishaw, excellent dans le rôle de John Keats - Musique : Mark Bradshaw - Costumes : Janet Patterson - Photographie : Craig Fraser

SOUNDTRACK - Mark Bradshaw

http://www.youtube.com/watch?v=EvmqOUZyJqM

http://www.youtube.com/watch?v=QVTW8-dceOY

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11/05/2013

Asiye SOUFI

ASIYE SOUFI

Vigueur, adresse & charme d'un trait

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A1.jpgAsiye Soufi est iranienne, de Téhéran. Elle est née en 1983 et elle a fréquenté la Shariaty Technical University de Téhéran. Au premier coup d'oeil, j'ai été sensible à la qualité de son trait, une vitalité, une force même, une vraie patte d'artiste, un tour de main allègre. Il se dégage de sa manière un plaisant mélange de réalisme et de bienveillance parfois épicé d'un petit quelque chose qui rit à l'arrière-plan. Elle surprend, étonne et séduit par ses angles d'attaque, par sa fougue qui nourrit et amplifie la ligne, par sa façon d'enluminer et d'illuminer le travail d'un rapide et très adroit apport de couleur. Elle sait saisir une mimique, rendre une attitude, lui conférer quelque chose d'attendrissant, de profondément humain. Elle a le génie, la vitesse du caricaturiste, elle n'use toutefois jamais de la distorsion ou de la dérision. Tout au plus, parfois taquine-t-elle. Elle semble plutôt  paisible et bienveillante. Son trait me réjouit, me met en joie, il a sur mon caractère un effet apaisant. Je lui trouve aussi beaucoup d'aisance dans le dessin du pied, c'est sans doute anecdotique mais les pieds tels qu'elle les dessine m'agréent et me charment. Ils ont une jolie tournure. Je trouve aussi à l'ensemble de l'oeuvre cette nature du travail graphique qui semble conçu pour rencontrer la littérature, l'orner, l'illustrer. J'aime ce que ce dessin dit, j'aime le rapport qu'il entretient avec les gens, j'aime la qualité du dialogue et la nature de la rencontre qu'il établit. Je pressens chez Asiye Soufi, j'insiste là-dessus car cela me ravit,  une intelligence émue, une intelligence douée du merveilleux pouvoir de vibrer. Il y a, avec une vive habileté, beaucoup de tendresse dans ce travail. Tout cela, et c'est comme un couronnement, a la densité, l'intensité de la poésie.

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Toutes les oeuvres reproduites dans cet article sont la propriété d'Asiye Soufi

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