02/01/2014

Céline Laguarde

CÉLINE LAGUARDE

http://fr.wikipedia.org/wiki/C%C3%A9line_Laguarde
http://photoseed.com/collection/?k=&p=254

Céline Laguarde est une photographe française né en 1873 et décédée en 1961. Elle est une des grandes figures du pictorialisme. Elève de Robert Demachy (l'un des pères fondateurs de l'église pictorialiste, nous l'évoquerons longuement), elle est elle aussi une spécialiste de la gomme bichromatée (procédé photographique qui utilise la gomme arabique et le bichromate de potassium, procédé qui permet à l'artiste "d'intervenir directement sur une image, d'en donner une interprétation personnelle". C'est "un procédé qui permet de travailler à la fois avec les outils du peintre et ceux du photographe : les pinceaux, les pigments et les négatifs". 

(Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Gomme_bichromat%C3%A9e )

Elle sera la première femme à figurer dans L'Épreuve photographique (1904 et 1905) aux côtés de Puyo ou de Demachy. Portraitiste, auteure d'une iconographie mystique aux influences symbolistes (Dictionnaire mondial de la Photographie, Paris, 2001), photographe scientifique qui illustre par la microphotographie les travaux de son époux, l'entomologiste Fréderic Bugnion, Céline Laguarde est une grande technicienne doublée d'une artiste d'une sensibilité raffinée et merveilleuse.

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Le Pictorialisme

LE PICTORIALISME

Nous avons déjà longuement défini et approché ce mouvement dans notre premier blog.

http://denyslouiscolaux.skynetblogs.be/musee-microscopiqu...

Le Pictorialisme, pour le rappeler très succinctement, c'est ce mouvement artistique qui, entre la deuxième moitié du dix-neuvième siècle et la deuxième décennie du vingtième, a pour objectif de faire de la photographie un art, à l'égal de la peinture. Ici, dans la poursuite de notre ruée vers l'aube de l'art photographique, nous nous promenons dans l'oeuvre des grands artistes de ce mouvement international.

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Edward Steichen

06:48 Publié dans Le Pictorialisme | Lien permanent |  Facebook |

30/12/2013

Witold Wyrwa

WITOLD WYRWA

http://www.sensual-photography.eu/portfolio-uk-witold-wyr...

Issu de la galerie SP de Nicole Fily et François Rommens, voici le polonais Witold Wyrwa. Je l'ai nommé une fois déjà. J'avais aperçu une photo de lui, elle m'avait séduit par son originalité. Ici, j'en découvre six. Chacune d'entre elle fait sens à mes yeux, me parle, me touche, m'émeut. Ce Polonais doué revèle des choses, des magnétismes, des sentiments qui n'apparaissent pas ailleurs. Il a pour lui une magie chaleureuse, une magie humaine qui réconcilie avec l'espèce. Ces images montrent l'étendue et la diversité de son talent, elles m'apprennent que le photographe mène une réelle quête artistique. Elles m'apprennent qu'il y a là un remarquable technicien du collodion humide (voir plus bas), technique mise au point à la moitié du dix-neuvième siècle par le photographe anglais FS ARcher et qui nous renvoie aux temps glorieux du pictorialisme, dont je suis un chantre fervent. Chez Wyrwa, la jonction est faite avec les pionniers de l'art photographique. Il est de cette trempe. Cette technique du collodion humide produit des nuances superbes entre le noir et le blanc. Mais la technique est une chose, le talent en est une autre. La technique sert le talent mais ne le possède pas. Wyrwa a une signature graphique, et son noir & blanc est traversé en filigrane par l'ondulation d'une âme. Son travail a une relation singulière avec le velours, le pollen, la moelle fragile des pétales et ce reflet chaud qu'on voit au bronze. Ces portraits sont pleins de dignité et de grâce, de délicatesse et d'une nostalgie étrange. J'y devine le frisson agréable, musical doublé du pincement au coeur qu'on ressent dans l'instant de mélancolie. Et j'entends parfois Chopin en arrière-plan de cette merveilleuse iconographie. Mais j'entends aussi le pouls rapide du temps présent. Wyrwa est un artiste d'aujourd'hui qui possède une vraie culture et une mémoire de son art.

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La consultation de ses espaces révèle d'autres recherches, de très beaux travaux et de remarquables suites d'images en couleur.

http://www.wyrwa.com/blackwhite/index.php
https://www.facebook.com/witold.wyrwa

Je recommande vivement le clip esthétique et didactique sur le travail au "collodion humide". Ce sont quatre minutes merveilleuses. C'est de cette technique de travail que sont issus les splendides portraits reproduits ci-dessus. Il y a là un défilé d'oeuvres splendides.

http://www.youtube.com/watch?v=JxWf5ogLMZM

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26/12/2013

Gertrude Käsebier

GERTRUDE KÄSEBIER

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gertrude_K%C3%A4sebier
http://www.moma.org/collection/artist.php?artist_id=3008
http://www.leegallery.com/gertrude-kasebier/gertrude-kase...
http://www.pinterest.com/soos55/gertrude-kasebier/
http://spenceralley.blogspot.be/2010/11/gertrude-kasebier...

Première grande référence féminine de la photographie, l'Américaine Gertrude Käsebier (mai 1852-octobre 1934) est une artiste remarquable et incomparable. Elle est l'un des maîtres de la photographie du vingtième siècle et l'une des fondatrices de son histoire. Sa vision artistique débarrassée de l'ornement, ses portraits d'artistes, ses magnifiques images de la maternité (soutenues par une conception élevée du rôle pédagogique de la mère) et ses portraits d'Indiens (native Americans) appartiennent à l'iconographie artistique du siècle. Dans le monde alors fermé aux femmes de la photographie, Käsebier s'impose et force l'admiration de tous.

American photographer. She studied painting at the Pratt Institute, Brooklyn, NY (1889–93), and in France and Germany (1894–5). She began her professional photographic career c. 1894, as a magazine illustrator, and then c. 1898 she opened a portrait studio on Fifth Avenue in New York. Her simplified portrait style dispensed with scenic backdrops and fancy furniture and was soon widely emulated. Robert Henri, Auguste Rodin, Stanford White and the chorus girl Evelyn Nesbit were among her subjects. Beginning in 1898, her studies of mothers and children as well as her portraits were acclaimed at major photographic exhibitions such as the Philadelphia Photographic Salons. Käsebier was a founder-member of the Photo-Secession in 1902, and ‘Blessed art thou among women’ was among the photographs featured in the first issue of Camera Work in 1903. By 1907 she had begun to drift from the Photo-Secession, exhibiting with them for the last time in 1910. She resigned in 1912. During the second and third decades of the 20th century she was allied with the Pictorial Photographers of America. She closed her portrait studio c. 1920, and a retrospective of her photographs was held at the Brooklyn Institute of Arts and Sciences in 1929.

Käsebier generally printed in platinum or gum bichromate emulsions and frequently altered her photographs by retouching a negative or by rephotographing an altered print. She was the leading woman pictorialist photographer of her day and, as a married woman with children who attained success and fame, she became a model for others, including Imogen Cunningham.

Barbara L. Michaels from Grove Art Online - © 2009 Oxford University Press

Quelques-unes des oeuvres de Käsebier ont atteint à la reconnaissance internationale. Son troublant portrait de Miss N ou ceux des grands Chefs indiens sont de ceux-là. On identifiera notamment ici ses portraits du peintre Robert Henri (que j'aime énormément), du photographe Alfred Stieglitz (pour qui j'ai une immense estime), de l'écrivaine, musicienne, éditrice, enseignante et activitse politique Gertrude Simmons Bonnin dite Zitkala Sa, de la femme de lettres et dessinatrice Rose O'Neil, de la socialiste cubaine Rita de Acosta Lydig et de Maud Balligton Booth, leader de l'Armée du salut et cofondatrice des Volontaires de l'Amérique (aide aux nécessiteux et déshérités, sans domicile, handicapés mentaux, prisonniers).

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Miss N (Evelyn Nesbit)

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Rose O' Neil

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Zitkala Sa - Alfred Stieglitz - Robert Henri

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Auguste Rodin - Rita de Acosta Lydig - Maud Ballington Booth

24/12/2013

Heinrich Kühn

Heinrich Künh

http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_K%C3%BChn
http://www.musee-orsay.fr/index.php?id=1388&tx_ttnews...
http://www.luminous-lint.com/app/photographer/Heinrich__K...
http://www.amazon.com/Heinrich-Kuhn-The-Perfect-Photograp...
http://videos.arte.tv/fr/videos/les_coups_de_coeur_arte_h...

Ce photographe autrichien (1866-1944) est l'un des génies du courant pictorialiste. Ayant hérité dans sa jeunesse d'une fortune, il renonce à ses études pour se consacrer entièrement à la photographie. Il est l'auteur de quelques-uns des chefs-d'oeuvre de l'histoire de la photographie. Membre du Camera Club de Vienne, il rencontre les deux photographes, Hugo Henneberg et Hans Watzek, avec qui il fondra "Le Trifolium". « Ensemble, ils expérimentent les nouvelles techniques d'impression photographique, particulièrement la gomme bichromatée, procédé mis au point par le Français Robert Demachy, appliquée au pinceau qui donne un aspect pictural à l'épreuve. Leurs photographies de très grands formats montrent leur désir de se mesurer avec la peinture. » 

Citation : http://www.musee-orsay.fr

Kühn étudie les avancées photographiques, collabore, correspond avec les maîtres de son époque que sont Stieglitz et Steichen. Il obtient avec la couleur des résultats d'une grande beauté.

« Créer des photographies dont la valeur artistique rivalise avec la peinture, telle est en effet la grande ambition d'Heinrich Kühn. "L'appareil mécanique n'a pas d'autre importance pour le photographe que par exemple le pinceau pour le peintre" avait-il l'habitude de dire1. D'où une œuvre particulièrement travaillée sur le plan pictural, comme Dans la baie de saint-Marc. Le jeu sur les couleurs et les effets de flous révèlent l'influence des grands peintres comme Claude Monet et Auguste Renoir sur son travail. Contemporain des photographes d'avant-garde Alfred Stieglitz et Edward Steichen, il expérimente avec enthousiasme les nouvelles techniques d’impression photographique, particulièrement la gomme bichromatée, la platinotypie, la gommogravure, la photypie, le tirage et report à l'huile ou encore les autochromes, premier procédé photographique en couleur inventé par les frères Lumière. »

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Heinrich_K%C3%BChn

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Léonard Misonne

LEONARD MISONNE

http://fr.wikipedia.org/wiki/L%C3%A9onard_Misonne 
http://grain-de-sel.cultureforum.net/t8266-leonard-misonn...
http://www.youtube.com/watch?v=KB1slEHnKvU 
http://www.luminous-lint.com/app/photographer/Leonard__Mi...
http://eurasianfinance.com/2013/09/galerie-bkw-accueille-...
http://www.bromoil.info/ARTICLES/misonne/Ma%EEtres%20of%2...
http://www.wbri.be/cgi/bin3/render.cgi?id=0135805_article...
http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/pictorialisme/...

Léonard Misonne (Charleroi, 1870- Gilly, 1943) est la figure de proue de la photographie belge, le plus grand de ses paysagistes. Grand maître du pictorialisme, il pensait que "le sujet n'est rien, la lumière est tout". La lumière, dans son esprit, peut transfigurer le lieu le plus banal. Il porte la photographie vers la création artistique, dans une sorte de filiation impressionniste et dans une conception symboliste de l'art. Lorsqu'il évoque ses photographies, Misonne parle de tableaux. On le surnomme le "Corot de la photographie".  Certains lui reprochent une conception artistique conservatrice et sentimentale. Misonne, handicapé par un asthme préoccupant qui aura raison de lui, a peu voyagé. L'essentiel de ses photographies ont été réalisées en Belgique. 

"Pour ses photographies d’inspiration classique (principalement des paysages et des scènes d’ouvriers ou de paysans), il a développé le procédé du médiobrome. Le médiobrome est un dérivé du bromoil,Ce procédé chimique implique un travail du tirage à base de pigments, ce qui permet de manipuler l’image finale. Chez Misonne, cette manipulation avait pour but de jouer sur la lumière afin dedonner une ambiance toute particulière à ses images. Ses paysages et portraits de rue sont pleins de cette lumière irréelle d’après orage que l’on retrouvesouvent en Belgique. La lumière avant tout. Sa présence éblouissante et rayonnante qui transfigure un paysage d’hiver gris et triste en un scintillant tableau impressionniste. Une lumière vibrante caressant les contours desformes et des figures, surgissant de la brume pour se projeter vers nous. Observez donc la lumière; vous ne la connaissez pas; vous ne la soupçonnez pas ! Vous photographiez les choses pour ce qu’elles sont, alors que vous ne devriez le faire que pour ce qu’elles paraissent, c’est-à-dire pour cequ’en font la lumière, l’atmosphère. La lumière fait resplendir toute chose; elle transfigure et ennoblit les sujets les plus humbles, les plus vulgaires. Le sujet n’est rien; la lumière est tout ! Savoirvoir est la qualité essentielle du photographe; c’est aussi le plus difficile à acquérir écrit Léonard Misonne." (http://grain-de-sel.cultureforum.net/t8266-leonard-misonne)

« Né en 1870 et décédé en 1943, il fut reconnu internationalement pour ce qu’il a apporté à la photographie. Il travaillait principalement avec le processus de photographie obtenu à partir d’une suspension de bromure d’argent dans de la gélatine qu’il apprit en 1910 à Paris auprès du célèbre photographe Constant Puyo. Surnommé “le Corot de la photographie” pour son approche impressionniste de la photo, celui-ci fut le maitre incontesté du “pictorialisme”. Un extrait de sa lettre est, pour découvrir le personnage et son travail, impératif à lire. Elle est issue de “l’Introduction à l’Œuvre Photographique de Léonard Misonne”, Maurice Misonne, Éd. Mereaux, Bruxelles, 1971) : “Observez donc la lumière, vous ne la connaissez pas; vous ne la soupçonnez pas! Vous photographiez les choses pour ce qu’elles sont, alors que vous devriez le faire pour ce qu’elles paraissent, c’est à dire pour ce qu’en font la lumière, l’atmosphère. La lumière fait resplendir toute chose; elle transfigure et ennoblit les sujets les plus humbles, les plus vulgaires. Le sujet n’est rien; la lumière est tout! Apprenez donc à découvrir cette lumière favorable; c’est elle qui fait le tableau. Savoir voir est la qualité essentielle du photographe; c’est aussi la plus difficile à acquérir. “ » http://eurasianfinance.com/2013/09/galerie-bkw-accueille-...

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22/12/2013

Gustave Marissiaux

GUSTAVE MARISSIAUX

Marissiaux est une des grandes figures belges et internationales de la photographie d’art, l’un de ses grands pionniers. Il est l’un des maîtres du pictorialisme. Né à Marles en 1872, il meurt à Cagnes-sur-Mer en 1929. Très singulièrement, cet artiste éminent est aussi connu pour son remarquable travail de reportage sur les houillères du bassin liégeois. Mais, jusqu’en son travail de reporter, jusque dans sa manière de rendre compte de la réalité, Marissiaux est artiste, il est, en tout sujet qu’il aborde, fondamentalement créateur, disposition qui, par ailleurs, donne un relief et une pertinence singuliers à sa production. Marissiaux excelle aussi bien dans le portrait, le nu délicat (parfois en couleur) que dans le paysage (Belgique, Bretagne, Italie,...). Il ne s'agit par pour lui de rendre le réel de façon mécanique, de chercher à lui être conforme, il veut créer, inventer, animer. Il est du nombre de ces pictorialistes, qu’on peut rattacher au symbolisme, qui rêvaient de faire de la photographie un art à part entière, à l’égal de la peinture ou de la gravure. Son œuvre est considérable et fait entrer de plain-pied la photographie dans le monde de la création et de l’art.

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Pour en savoir davantage sur l'artiste :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Gustave_Marissiaux
http://www.photogravure.com/collection/searchResults.php?...
http://www.amazon.fr/Gustave-Marissiaux-La-possibilit%C3%...
http://www.photogravure.com/collection/searchResults.php?...
http://connaitrelawallonie.wallonie.be/sites/wallonie/files/pages/la_photographie.pdf
http://fr.wikipedia.org/wiki/Pictorialisme

04/07/2013

Vincent Descotils

VINCENT DESCOTILS

le dernier des grands pictorialistes

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Sur lui, j'avais écrit un long et enthousiaste article qu'un fumier a dispersé. Un furieux haker qui, plutôt que d'étrangler ses voisins ou de placer des bombes comme le font les honnêtes truands, s'en est pris à mon jardinet internautique et l'a, de son mufle de porc sauvage, entièrement retourné. Il pourrait s'agir d'une laie. je ne suis pas dupe. Passons. Ce n'est pas bien grave. Les écrits s'envolent mais les images demeurent. Je reviens à Descotils. Inlassable, je remets le couvert pour célébrer sans doute un des photographes les plus doués et les plus originaux qu'il m'ait été donner de croiser au cours de ce siècle. Il est, - avec Marie-Pierre Hugard dont j'aime beaucoup la veine, avec Lucie Coulombe dont l'enthousiasme photographique me ravit, avec quelques-uns et unes de mes Pégases de l'écurie Sensual Photography - un de mes photographes favoris. Il est une sorte de couronnement contemporain à l'amour que je porte au Pictorialisme. Descotils est une pointure, une sommité. Il culmine dans la pratique de sa discipline. Il orchestre chacun des états de sa photographie : de la capture à l'état définitif. Il a une manière noire, sombre, que je trouve admirable et unique. Une manière en velours sombre sur quoi la lumière s'épanouit subtilement comme un épiderme sous la caresse. Comme si son image jaillissait des ténébres, de la cécité absolue. Comme s'il venait d'inventer l'image, la lumière, et, pour faire une jonction entre l'une et l'autre, la magie. Il y a un sorcier chez Descotils. Un type à recettes, un alchimiste. Un gars qui brasse des matières, des liquides singuliers. Un peintre. Un archéologue qui cherche dans l'image contemporaine le fossile : le daguerréotype. Tout ça pour aboutir au fossile le plus vivant, le plus sophistiqué, le plus subtil qui soit. La perle pictorialiste. A mon exaltation immodérée pour le somptueux travail de Descotils, un type (un moite crâne de clampin, une glauque cervelle de gastéropode, un déplorable brebis, un étron sublime - il se reconnaîtra sans aucun doute) m'objectait que c'est " tout de même un drôle de retour en arrière ! " Indigence abyssale, connarderie somptueuse, record du monde de pauvreté intellectuelle ! Les grands maîtres ayant peint à l'huile, je suppose que, pour faire original, les peintres d'aujourd'hui s'abstiendront ! Baudelaire, Flaubert, Proust ayant usé des mots, les plumitifs actuels feront bien, s'ils ne veulent pas encourir les foudres d'un con hargneux, de s'en priver définitivement ! Pour le reste, afin de souligner l'élégance de la formule, nous envisagerons plus tard la question des retours en avant. Pour moi, le problème n'est pas, jamais, en aucun cas, là ! Il y a oeuvre ou pas ! Ici, il y a. C'est ce que je vois. Il y a, chez Descotils, des enfilades d'oeuvres, des théories de joyaux originaux ! Avec Descotils, on est au coeur de l'art photographique. Un art qui s'origine sur les premières pentes du dix-neuvième siècle et qui, par sa glorieuse entremise, rutile aujourd'hui encore. Un art qui a une histoire, une mémoire vivante, alerte, allègre. Descotils, comme tout grand artiste, est aussi un artisan, il menuise sa photographie, il l'enduit, il la lave, il la brosse, la frotte, il la soumet à des traitements chimiques, la mène lentement à sa perfection. Il la conduit à son chatoiement si particulier. La geste est sublime, le fruit est à son image.

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http://711.portfolio.artlimited.net/?lg=fr

http://www.galerie-hors-champs.com/Horschamps/index.php?o...

http://www.galeriecorcia.com/Vincent_Descotils.html

http://theworldofphotographers.com/2012/07/19/descotils-v...

 

Au hasard de mes pérégrinations internautiques, je retrouve le premier article que j'ai publié sur Descotils. Le voici.

Vincent Descotils

l’obscurité lumineuse

Vincent Descotils est un photographe, plasticien, scénographe, dessinateur  français né en 1967. Il possède un site personnel d’une très grande qualité que le visiteur devra absolument parcourir. En voici le lien :

http://www.vincentdescotils.com/

Là, dans les galeries de Descotils, je tombe sur un univers fascinant, des lieux de haute densité lunaire, sur une opacité qui magnifie la lumière, une sensualité de l’ombre, des obscurités qui me portent à me ressouvenir du très nervalien Soleil noir de la Mélancolie, des sinuosités du spleen baudelairien, des halos léopardiens. La veine poétique traverse l’œuvre, c’en est même l’épine dorsale, la frissonnante échine. Il y a là-dedans un courant poétique, une électricité. Je parle aussi d’une patine qui suscite les hautes références. Parce que l’œuvre, extrêmement dense, étonnamment variée, laisse aussi une impression de polar, des indices de tension, d’angoisse, d’incertitude, de nuit problématique, de jazz nocturne, elle dissémine aussi des halos fantomatiques, des atmosphères fantastiques, la superbe facture d’anciennes et étranges gravures issues de grimoires raffinés.

Et bien sûr, fleur ultime, la femme règne sur l’imagier de Descotils. C’en est le graal, le somptueux calice, la ligne rythmique. Il la rend et l’invente au travers de subtiles et très esthétiques métamorphoses, au travers de singulières opérations alchimiques.

Il use d’une gamme si singulière et si inventive qu’elle semble aller de l’art rupestre avec ses aérosols soufflés dans un os creux à la photo numérique en passant par les arcanes du daguerréotype. Descotils est ce que j’appelle un pictorialiste. Un dompteur de lumière, un capteur de noir. Un créateur d’atmosphères. Un graveur, un peintre. Un artiste qui insère l’émotion en filigrane dans sa photographie. Il traite son image jusqu’à ce qu’elle corresponde à sa vision, jusqu’à ce qu’il y dépose son empreinte, jusqu’à ce que le frisson s’y porte et agisse, rayonne, hante.

Il y a dans le noir & blanc de ses photographies d’authentiques leçons de nuances, j’y vois les grâces, les élégances du satin, du velours, du lamé et, grâce à un travail ingénieux sur le grain, il atteint au puissant attrait des pointillistes parfois. Certains jeux de lumière et d'ombre, dans lesquels Descotils culmine, me font songer à Georges de La Tour. Mais il est toujours, invariablement autre chose que ce à quoi il fait penser. Parce qu’il a son cachet, sa signature, une singularité à laquelle il ne déroge pas et qui le distingue.

En même temps, comme les deux piliers d’un pont, il est à la fois dans le sacré et le profane, dans le sublime et le charnel, devenus proches d’un seul coup, palpitants enfin au même pouls, l’un et l’autre élevés et envoûtants. Descotils est du côté de l’icône et ses images érotiques – toujours à l’écart du grivois – ont une allure impressionnante, une étrangeté captivante : elles ont la puissance fragile d’une lanterne hypnotique dans la nuit. Et ce caractère d’évidence de toute oeuvre qui aboutit.

En même temps, avec l’impression de séduisante étrangeté qu’elles dégagent, les images de Descotils ont souvent un aspect onirique, voire irréel. Elles sont des créations artistiques davantage que des témoignages sur le réel, elles sont des lectures, des interprétations, des incursions poétiques, des œuvres. Elles sont à mi-chemin du photographié et du peint. L’image de Descotils n’est pas une reproduction, c’est une invention, elle se revendique œuvre. A juste titre.

Peut-être aussi ces lieux obscurs habités et savamment éclairés sont-ils aussi le produit d’une aventure intérieure, d’une visite par l’artiste de ses propres opacités, de ses souterrains, ses douves, d'une exploration de ses cryptes au sein desquelles il ferait descendre une lumière.

Descotils a quelque chose d’un sculpteur  qui opère à mains nues, à mains blanches dans la chair même de la nuit. Il y a en lui, je ne sais trop comment le formuler, un genre d’artiste qui délivrerait la nuit de sa cécité ou créerait une sorte d’âtre dans les ténèbres.

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