12/09/2013

Chantal Roux

Chantal Roux

DE SIMPLES BIJOUX D'HUMANITÉ

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Je propose d’abord à votre attention, pour faire connaissance avec l’oeuvre et se familiariser un peu avec elle, cette profession de foi livrée dans une forme poétique et que je prélève sur le site de l’artiste : http://www.chantal-roux.com/.

Profession de foi 

Je peins égoïstement
pour moi
Je veux poser sur la toile ou le papier 
des sensations 
impressions 
émotions 
par essence instantanées et volatiles 
retenir l’instant 
la fragilité de l’instant 
mettre le doigt sur la blessure 
la faille 
la peur du noir 
transcrire l’absurdité des choses 
l’incontournable solitude 
comme le bonheur inespéré de la rencontre 
le désarroi 
l’éphémère 
l’humain, en somme ! 
évoquer l’autre 
celui qui me regarde et qui fait que j’existe…  
et m’exposer

Voici quelques liens utiles pour faire connaissance avec l’oeuvre :

http://www.artdutemps-drome.com/CHANTAL_ROUX/chantalroux.html
http://www.oliviaganancia.com/index.php/fr/chantal-roux-galerie-art-paris
http://www.lesartistescontemporains.com/Artistes/roux.html 

A chantal roux 14.jpgArtiste plasticienne (peintre et sculptrice) et écrivaine française, Chantal Roux est née en 1949 et est établie à Lyon.  Autodidacte, elle n’expose que depuis 1994.

Dans son œuvre étrange et séduisante, ce qui attendrit ne se sépare pas clairement de ce qui intrigue ou inquiète.  Les choses sont liées, cousues. Car oui, l’œuvre baigne dans le lait d’une infinie tendresse tout de même hantée par les spectres de la solitude, de l’inquiétude, de la peur, de l’absurdité. Ce monde où les personnages, le plus souvent, ont les yeux clos est un monde étrange où l’angoisse succède à l’apaisement, où l’image sensible et émouvante d’une étreinte précède celle de deux personnes se tournant délibérément le dos ou celle d’un être seul contemplant une plante dont la représentation picturale est accrochée au mur. Des couleurs inattendues, vives, festives, parfois mêlées à des grisailles ou à des obscurs, animent ces œuvres au charme singulier où défilent tous les états psychologiques de l’être tantôt perdu, égaré, tantôt trouvé, adulé. Oui, il y a ici, sur un mode inédit, puissamment sensible, une comédie humaine dans le filigrane de laquelle, comme un vivant détail, un peu de drôlerie s’insinue. Ce qui prédomine ici, jusque dans les représentations paisibles, jusque dans la représentation de la fragilité de l’être, c’est la flamme de l’intense : l’intensité est la patrie de toutes ces œuvres. C’est cette intensité qui nous hèle et nous garde dans leur contemplation patiente et émue. Peut-être sont-elles simples, peut-être ont-elles inventé une sorte de nudité artistique étourdissante, mais elles sont d’une intensité unique, elles portent un frisson qui nous remue de fond en comble. Dans cet espace pictural, on dirait que Raymond Peynet rencontre Samuel Beckett , on dirait que Chopin et Satie se partagent l’atmosphère musicale. Mais le silence aussi entre dans la composition de ces peintures, avec la mélancolie, le charme, le désarroi. Il y a là, à l’écart du sérieux pompeux et stérile, une gravité poétique et simple qui bouleverse. Il y a que les choses, les êtres semblent ici ouverts et qu’on en voit le scintillant noyau. On est tout près du simple secret de l’être. L’œuvre porte et est portée par un regard d’une immense humanité, un regard qui a eu vent du sacré de la vie et ne consent pas à y renoncer. Ces œuvres entrent dans nos vies, profondément, trouvent en elles des échos profonds, créent avec elles des affinités essentielles.  Ici, chez Chantal Roux, on s’intéresse (religion ou pas, ce n’est pas le sujet) à l’âme des gens, à leur étrange mélodie intérieure, aux couleurs qu’ils émettent, à leur peine et leur désolation, à leurs battements de cœur, à tout ce qui fait retentir la cloche discrète de l’être.

Tout cela édifie cette œuvre de tact, de doigté, cette œuvre d’une sensibilité merveilleuse, cette œuvre presque en suspension, qui a la légèreté et la profondeur d’un poème, d’une réflexion. La découverte de cette œuvre prend la forme de la chance : oui, c’est une chance, une bénédiction de voir et de savoir que quelqu’un, du fond de son atelier, regarde et peint ainsi les gens.

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