13/12/2013

Didier Hamey

Didier Hamey

L'émerveilleur émerveillé
 
http://didier.hamey.free.fr  
https://www.facebook.com/didier.hamey

Nous voici dans un univers singulier, charmant et poétique. Chacun des adjectifs qu'on emploie pour désigner Hamey doit être regardé comme un vin dans son meilleur millésime, dans son plus ample parfum, dans sa plus séduisante robe et sa plus vive saveur. Ce type est tellement particulier qu'il oxygène et intensifie les mots qui le désignent. Univers merveilleux que celui du graveur et sculpteur français Didier Hamey, né en 1962. Ici, on dirait que les Shadoks de Rouxel ont rendez-vous avec les personnages de Miro, qu'on entre en même temps dans un univers d'amulettes et de totems, sur la scène où l'on donne le Carnaval des animaux de Saint-Saëns et qu'on franchit la lisière du conte pour entrer dans sa forêt enchantée. Ici, parmi les bestiaires fabuleux et les dingueries attendrissantes de l'artiste, - ici où tout est conçu avec une minutie et un talent exceptionnels -, Hamey dégage une voie royale vers la fantaisie, vers la légèreté volatile, vers des plages inventées, des jardins extraordinaires, des binoculaires hallucinés, des herbiers vivants, des forêts merveilleuses et bienfaisantes. Ici, les trouvailles sont inspirées, les inventions ont la savoureuse et ensorcelante fraîcheur des primeurs. Ici, l'enfance a atteint des doigtés supérieurs pour donner sa pleine mesure, pour descendre dans ses grottes secrètes et s'envoler dans ses espaces aériens. Ici, la muse qui inspire Hamey est fée, fildefériste, magicienne, elle connaît aussi la poésie. Ici, Robert Desnos peut s'asseoir et regarder, il doit se sentir heureux. Ici, il y a l'esprit de la fête, un esprit allègre, pris dans une douce et plaisante ébriété, dans l'ivresse exquise que provoque l'air pur, l'iode, la vie prise par un certain bout. Ici, avec le sens de l'humour, on trouve le sens du délicat, le sens du merveilleux émerveillement (car oui, chez Hamey, c'est le mouvement perpétuel de l'émerveilleur émerveillé). Ici, même ce qui est sombre est merveilleux. Ici, un peu à l'écart du monde, on entre dans une magnifique embellie. Ici, ça sent bon, c'est beau, ça pétille, ça étincelle, la distance entre la luciole et l'étoile s'estompe dans la nuit de la création, et, semé avec grâce, le grain de folie produit des vergers et des jardins luxuriants, de grands et de hauts bois habités et sonores. Le travail a ici la pétillance heureuse des plus belles heures de vacances. Ici, c'est profond comme la mer et alerte comme le ruisseau.

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