13/07/2015

Saisons

Oeuvres : Emilie Teillaud - Poèmes : Denys-Louis Colaux
Espace Emilie Teillaud : http://www.emilie-teillaud.com/

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1.
 
Il prépare au printemps
le rouge ardent des feuilles
sème lentement après lui
pour dérouter les chiens
des fleurs étiolées
des souvenirs flétris

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2.
 
Sur les prés de l'été
il étend comme d'eau
un pauvre vin d'église
de longues coulées d'ocre
afin qu'un peu la fête
sous ses battements d'ailes
sente la mort passer

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3.
 
Dans la forêt d'automne
il jette après les faons
comme une meute
dans le souffle des cors ardents
des images de son enfance
des bougeoirs bleus des bourgeons tièdes
mais il serait désappointé
si l'une de ses métaphores
se rapprochait du chevrotin

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4.
 
Comme dans l'eau un orpailleur
des fétus d'espérance
il cherche dans l'hiver
pour affronter les grands voiliers du froid
les ombres noires de la neige
et trouvent quelquefois
des auréoles assoupies

16/12/2013

7 encres d'Emilie Teillaud et quelques nouveautés

a emilie a.jpg7 encres d'Emilie Teillaud

et quelques nouveautés

Emilie Teillaud est une artiste que j'aime beaucoup, j'aime la singularité alerte de son trait, son élasticité graphique, la sensualité de ses compositions, sa grâce particulière et c'est une coloriste extrêmement douée dont les raffinements et le sens des nuances m'enchantent. J'ai aperçu d'elle, aujourd'hui, cette petite suite d'encres. J'ai aimé d'emblée. Oui, elles m'ont plu instantanément. L'artiste m'apprend qu'elle a songé un instant à les sacrifier. Ce qu'elle n'a pas fait puisqu'elle les propose à présent dans on espace facebook. Je les trouve, moi, tout spécialement exquises, délicates, attendrissantes. J'ai eu envie de les placer sur mon blog dès que je les ai aperçues. Ce sont de petites merveilles, elles sont tracées avec de l'encre à poèmes. Je les recueille précieusement. Puis, comme j'étais en visite dans l'espace de mon amie lyonnaise, j'y ai découvert de nouvelles oeuvres. J'en ai frémi d'aise. Elles étaient tellement à mon goût que j'ai décidé d'en ramener quelques-unes. Et j'ai plaisir à les proposer au visiteur. Visiteur à qui je recommande chaleureusement la visite des espaces de l'artiste.

https://www.facebook.com/emilieteillaud
http://www.emilieteillaud.com/
  • 7 encres

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quelques nouveautés

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21/09/2013

Emilie Teillaud

EMILIE TEILLAUD

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Emilie Teillaud est une artiste française née en 1978 et elle vit à Lyon. Séduit au premier contact visuel, on entre immédiatement dans son univers, ses couleurs en fête, ses infusions superbes, son trait sinueux, lourd et léger, nerveux, remarquable par ses insistances, ses magnifiques maladresses, ses grâces sinueuses, ses surcharges, ses belles taches ornementales, vivantes et indispensables, son élégance. Son univers pictural semble issu des quatre coins de l’horizon, il est le bouquet d’une rencontre intercontinentale. Son trait a à voir avec la hampe des fleurs, la tige des plantes, la ficelle qui relie la main au ballon enflé d’hélium. Ce trait est le merveilleux et délicat fruit d’une féminité dansante, profonde et allègre. On aime le bain d’allégresse, le bain de sensualité dans quoi l’œuvre nous immerge. L’univers de l’artiste séduit, envoûte aussi par la complexité de sa composition : ici, comme en un merveilleux vitrail végétal, des réseaux de traits, des résilles traversent les œuvres, les intensifient, y inscrivent des ramifications. Oui, il y a quelque chose de végétal et de luxuriant dans cette œuvre, quelque chose de l’heureuse exubérance d’un éden rêvé. Il y a une merveilleuse respiration amoureuse des lignes et des coloris, un art de la systole amoureuse : une danse, une parade nuptiale des traits, des nuages de couleur. Et pour tout dire, lorsqu’il s’y promène, lorsqu’il s’y aventure, le regardeur fait l’expérience d’une nouvelle dimension, il est parfois au ciel, parfois sous l’eau aussi, mais dans un vol plaisant ou une natation heureuse, quelque part parmi des nuages intra-utérins, une ondée amniotique. Par petits signes, Miro passe ici, le trait le Cocteau, un zeste de Chagall, les couleurs de Redon, la liberté du projet Cobra, enfin une invraisemblable et fantastique convergence, et bien sûr, ce n’est pas cela du tout, c’est autre chose, une personnalité unique, singulière, nouvelle. Art spontané ? Existe-t-il un art spontané ? Teillaud, c’est de l’art, indiscutablement, un art patient et électrique, nerveux et tendre, naïf et savant, un art de la passion transcrite, un art de l’encens et de la matière, un art du feu et de la tendresse. C’est la formidable rencontre d’une lumière solaire et d’une clarté lunaire, l’exaucement d’un vœu poétique et la superbe réalisation picturale d’une métaphore. Souvent, et c’est une des raisons de son formidable pouvoir d’attraction, l’œuvre accueille la fête, la joie, la pétulance, l’ivresse, l’exaltation, l’humour même, le plaisir, l’empressement. Les personnages, à l’image des sentiments qui les habitent, sont invraisemblablement souples, flexibles, élastiques et légers. Parfois, il y a en eux de la divinité, une dimension mythologique. Ils ont une sorte d’irréalité onirique en même temps qu’ils semblent énoncer de belles vérités poétiques. Ils laissent parfois, souvent même, cette troublante impression lumineuse qu’ils vivent une spiritualité bienfaisante en même temps qu’une heureuse vie des sens. Ils sont dans la vapeur et dans le vrai, dans le réel et dans l’ailé. Dans les compositions, mille veines, mille ombilics, mille brindilles et mille racines créent des ondes qui font danser l’œuvre, et ces nervures, ces élans, ces tourbillons de traits sont comme une écriture qui dirait les mouvements unis de l’âme et du corps, leurs émanations conjointes. Mais aussi leur impétuosité, leurs frissons. Et l’on n’a rien dit encore d’Emilie Teillaud lorsque l’on n’a pas associé l’essence même de son œuvre à une merveilleuse euphorie des couleurs, à une grande et contagieuse fièvre chromatique. 

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