10/03/2014

Fabien Queloz

F a b i e n    Q u e l o z

L'art libertin de la licence poétique

https://www.facebook.com/fabien.quelozphotography?fref=ts

Queloz, c'est autre chose. D'abord, chez lui, il y a une passion de la nudité féminine, du corps. Une passion saine, claire, enthousiaste, esthète. Mais oui, immodérément, il a le goût du galbe, du cintre, de la courbe. Un goût très inspiré. Bien qu'il soit souvent censuré (le système de facebook dont il a souvent fait les frais est purement obscène : une dénonciation suffit à vous écarter. Cette manière ferait exclure l'essentiel des grands maîtres de la photographie mais aussi des peintres, des sculpteurs, cinéastes, graveurs,... - le mot d'ordre de fb est clair : couvrez ce sein que je ne saurais voir, on est chez Tartuffe, en pleine imposture), le type est un artiste, avec les exigences que cela comporte, la mise en scène, l'art des effets, des contrastes, le rendu à la lumière, la création, la perspective, les rapports formels et une célébration impénitente, allègre, ropsienne, inépuisable de la beauté féminine. Il y a quelque chose du dandy chez lui, une tenue, une exigence, un glamour très classieux, et un sens des drapés, des rideaux et de la scène, une dimension théâtrale dans certaines œuvres. Il y a du sculpteur, du potier, du couturier, il aime l'évasement, la sinuosité, la chute des reins et des tissus. Il sait atteindre à la suavité. Ce n'est pas si courant. Il doit entonner souvent la Joséphine de Bashung, l'entonner de telle façon qu'elle ose. Bien sûr. Et elle n'ose qu'avec grâce ici. Oui, il y aurait bien aussi de quoi séduire Brian Ferry, cette épice classieuse, recherchée, sensuelle qui signait l'imagier du chanteur de Roxy Music. Ici, la liberté, l'audace ont une petite particule d'élégance, un zeste d'aristocratie.  Queloz est un poète de la licence, un spécialiste sublime du blason féminin.

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L'art superbe de l'évasement, la manière subtile de la sculpture dans la lumière. Sirène et tragédienne posées sur écrin. De la noblesse. 

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Des merveilles comme s'il en pleuvait. Du lait au miel en trouvant le nuancier qui embellit la peau en lisière d'éclairage. Beaucoup de grâce. De la distinction. 

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Nature et intimité. Une composition très savante en extérieur, une intimité qui rend, par les éléments vestimentaires qui ornent la nudité, un bel écho ropsien. Le libertin, celui dont je parle, est un intellectuel, un affranchi, un libre penseur ici doublé d'un esthète.

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Queloz s'est promené chez Rodin, chez Maillol, chez Zorn, en antiquité, entre la Vénus génitrice et hottentote, celle d'Arles et l'Aphrodite de Cnidos. Puis, il a rencontré ces créatures de l'Olympe, en rue, quelque part, déguisées en piétonnes. Et voilà. L'une séduisait Baudelaire et lui faisait écrire Les Bijoux, l'autre a entendu parler de Pomone, des vergers et des jardins. Elle y a cueilli de la grâce.

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A la scène et à la vie. Dans l'oeuvre et sur le lit. Dans le composé et le cru. Mais toujours, dans l'art savant de la photographie. Et, en passant, un travail chromatique au sommet de la nuance, dans la qualité des correspondances et des mariages. Et l'intensité d'une nudité en fièvre. Métrique et vers libre. Deux instants poétiques.

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Légende de la dame du lac, naïade, nymphe hiératique, beauté formelle. Ici, il s'en faut d'un cheveu, celui qui orne la tête du génie. Charpente souple et jeune sous l'antique toiture. Merveille de cette effigie sur l'eau, devant le ciel, splendeur de ces fesses devant la rusticité superbe d'un lieu à l'orée de quoi la lumière aborde et grésille aux interstices. 

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La femme-phare, la sirène à la lanterne et Mademoiselle Julie de Strinberg, après l'égarement. Théâtralité feutrée, mesurée, superbe. Lumière des lumières. Cantiques de lumières.

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Deux mouvements superbes, deux beaux effets d'estompement. Mains gracieuses de la femme masquée, coupelles ou oiseau immobile, repli délicat, merveilleux angle de la néréide sortant de l'écume. Majesté.

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La femme de velours à peau de neige, aux yeux charbon, la femme de nuit et d'aube et le déshabillage d'un modèle de Maillol. L'une se borde de nuit, l'autre s'en dévêt.

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Une merveille formelle et une autre apparition de la sirène, superbe. Le cube face aux lignes, le noir face au blanc dans une grande nuance de gris, poème. L'art de la dorure, peau d'or de la sirène, magnifique structure, dans une lumière savamment diminuée.

AU THÉÂTRE QUELOZ

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La drôlerie envoûtante, l'humour ensorcelant, l'art raffiné et cumulé du cadrage et de l'encadrement. Drapé fameux, corps superbes, bêtises délicieuses. Un réjouissance. Standing ovation. 

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Oui. Quelque chose de Munch. Une dimension tragique. La première m'est un envoûtement, par l'avancée, la distribution de la lumière, l'effet de solitude fermée. L'autre m"émeut et ce bordel monstre achève de m'empêtrer dans mes émotions.

08:17 Publié dans Fabien Queloz | Lien permanent |  Facebook |