05/09/2014

L.O.V.E. A TRIBUTE TO NAT KING COLE

Divin, insoutenablement beau, insupportablement charmant, foutrement ravissant, aérien & céleste, dans la filiation du gazouillis des oiseaux et du zonzonnement des libellules, ambroisie et nectar sonores, projet respectueux, fidèle à son glorieux inspirateur le culminant Nat King Cole, voici 

U N   F R I S S O N   O F   L. O. V. E.

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Holà, je découvre, en errant un peu au hasard des rues virtuelles, une formation française de jazz versée dans la célébration du grand Nat King Cole. Le projet peut paraître démesuré, vaniteux, risible. J'aime rire. Mais s'il est question de rire ici, c'est d'un rire de joie, un rire admiratif, un rire ample et franc, le rire des séduits, des gens tombés sous le charme. Car oui, ces LOVE-là ont un petit et décisif surcroît de grâce, ils œuvrent dans l'élégance, le raffinement, avec cette exquise désinvolture doublée d'un satin de savoir-faire qui n'appartient qu'aux amoureux de leur discipline. Un nonchaloir enflé, parfumé de groove, une aisance d'oiseaux en vol. J'écoutais cela, ravi, aux anges, littéralement subjugué en découvrant que des Français, - d'ordinaire si guindés, crispés, raides, si cramponnés au balai qu'ils chevauchent, si peu conçus pour l'ondulation et la houle - pussent atteindre à cette fluidité hypnotique, cette aisance hallucinante, à cette délectable limpidité sonore. Comment dire... Cette formation respire la classe, le supplément d'âme et de frisson, elle émet le jazz comme certains massifs la fragrance des roses. Ce jazz là évoque le chocolat fondant de l'enfance, le son délicat d'un instant de bonheur envolé avec une abeille, la poésie de Robert Goffin, le miel acoustique, l'irrésistible oscillation de la vénus noire, les mouvements d'ailes de certains oiseaux, le bel aspect du rêve américain dans ce qu'il a d'élégant, de sincère et d'excellent, l'ondulation des sycomores au vent, le poème intitulé La Chevelure de Baudelaire, les lumières impressionnistes, quelques tableaux d'Edward Hopper ou les portraits énamourés d'Andrew Wyeth, l'amble des girafes, les sentiments amoureux en août quand la canicule fléchit, le velouté capiteux d'un cocktail exhaussé d'un indice de rouge-à-lèvres.  Et le génie du crooner de Montgomery, homme de la saveur, de la corolle vocale, musicien décisif dans l'histoire de la musique contemporaine. A toutes les qualités d'interprétation, de doigté, de complicité et de virtuosité du band formé de Charles Tois, Pierre François Maurin, et Didier Vallet on ajoutera, perle sertie dans le chaton de l'alliance, la voix liquide, volatile, malicieuse et délectable de Flore Benguigui, somptueuse crooneuse de poche. Pour tout dire, j'ai rarement éprouvé autant de plaisir à partager une dilection.

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Ecoutez et regardez plutôt ceci :

https://www.facebook.com/L.O.V.E.ATRIBUTETONATKINGCOLE/ap...

N'en restez pas la, écoutez encore ceci :

https://soundcloud.com/florebenguigui/im-through-with-lov...

https://soundcloud.com/florebenguigui/petite-fleur-sidney...

 

Allez ensuite vous perdre dans l'espace du Band :

https://www.facebook.com/L.O.V.E.ATRIBUTETONATKINGCOLE

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Flore Benguigui (photo : Lo lo)

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L.O.V.E. ( l'iconographie est extraite de la page fb de la formation)µ

M E R V E I L L E S

A découvrir de toute urgence : de nouveaux titres sont disponibles : covers délicats, sensibles, feutrés, exhaussés par la voix séraphine de la merveilleuse déesse des jardins. 

https://soundcloud.com/l-o-v-e-tribute-to-nkc/exactly-lik...

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