06/10/2014

Critiques & avis sur "Les Désirs de l'Esquimaude" de Denys-Louis Colaux

DES AVIS SUR L'ESQUIMAUDE

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(Recension en cours, work in progress)

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Les Désirs de l'Esquimaude, de Denys-Louis Colaux, est un texte raffiné, luxuriant, baroque, d’une intense saveur littéraire, d'une poésie rutilante, vouée passionnément à la femme, à l’amour, à la sensualité. L'écriture est flamboyante, d'une verve réjouissante, jubilatoire. Richesse, subtilité, originalité des images. Perfection de la langue. Une œuvre exceptionnelle, magistrale. 

Corinne Hoex, romancière, poétesse belge

http://fr.wikipedia.org/wiki/Corinne_Hoex
http://www.lesimpressionsnouvelles.com/auteurs/corinne-ho... 
http://www.antipode.be/blog/litterature/2012/03/le-raviss...
http://www.youtube.com/watch?v=dv03vrTqqUY

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J'en ai commencé la lecture et ton texte est à la hauteur de ce que j'en attendais, très rythmé, un découpage parfait, un envol lyrique qui m'a embarqué dès les premiers vers... Alain Adam, peintre belge, illustrateur du recueil

http://alainadampeintre.com/
http://alainadampeintre.com/autresartistes.htm

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Un préambule joliment romancé, ouvrant galamment l’intimité sensuelle, en toute délicatesse, les mots, tel un cœur épris, effleurent et caressent la transe de ce grand désir, mordant à bras le corps la chair de l’ivresse. Mimia Lichani, artiste peintre algérienne

http://www.artmajeur.com/fr/artist/lichanimimia
http://www.mimialichani.com/ 
https://www.facebook.com/mimia.lichani
http://www.djazairess.com/fr/elwatan/166222

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S’il n’y avait que le titre, je garderais une place à part à ce recueil : le livre de Denys-Louis Colaux n’est pas de celui qu’on promet à un avenir de tranche, pressée entre deux gros volumes indifférents. Il doit traîner là, et encore là, chuchotant sa promesse d’un amour oxymore, bruit exquis du désir qui se dit, du silence qui joue avec les allumettes. Mais il n’y pas que le titre ! Il y a tout le reste, tout ce reste qui lutte contre l’oubli du temps. Car voilà le livre embarqué, de ceux qui voyagent avec nous, bagage accompagné de la vie qui s’inquiète. Denys-Louis Colaux, cherche la phrase où il cherche la femme, interroge le mot quand il surprend l’émoi. Et dès les premiers vers plongés dans la chimie du discours amoureux, nous voici à accueillir comme autant de présents arrachés à l’absence, le rêve de femme qui se baigne au détour de la page, « la lune d’un poème drapée dans le rideau ». « Pour qu’elle naisse un instant », il faut que l’Esquimaude fasse résonner une correspondance heureuse ; alors, elle est là, désormais bien ancrée dans la mémoire du lecteur, habillant ses propres désirs des mots de l’écrivain. Nul doute qu’elle aura cette vitalité qu’aucun autre Attila ne saura empêcher de pousser hors du livre.  Jacques Arfeuillère,  professeur de lettres poitevin, rédacteur du journal "Le Peuple Citoyen". 

https://www.facebook.com/jacques.arfeuillere
http://www.agoravox.fr/auteur/arfeuillere

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Dans ces poèmes, la femme n'est vue que comme un corps au service des fantasmes de l'auteur. L'amour, l'intelligence, les émotions sont complètement absents de ce bouquin.  (extrait) Christine Beausson,  retraitée et chroniqueuse Babelio

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Les Désirs de l'Esquimaude : le titre suggère une langue de diamant, à la pureté des sons cristallins des poésies de Pouchkine ou Lermontov. Mais la comparaison cesse ici car Denys-Louis Colaux procède d'une magnifique synthèse. Ou comment amalgamer l'Orient et l'Occident, le verbe cru et la légèreté de l'aile, le chant et la scansion, l'histoire et le fait, la référence et l'intemporel,... il en ressort une danse des eaux, histoire d'Ô,  des volutes de verbes, des sons qui caressent et des mots qui saignent, des désirs tantôt voilés tantôt à vif, mais d'un vif de diamant, de l'unité singulière de la glace où tout se réverbère. Et puis une belle sauvagerie avec ça ! Chapeau l'artiste! Bruno Dugenest, lecteur, communiqué par mon éditrice, Françoise Favretto 

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Devant Les Désirs de l'Esquimaude, ce n'est pas pour te prendre l'hostie dans la bouche que tu t'mets à genoux. Mais plutôt pour recevoir en pleine tronche le luxe de la volupté.

Avec classe, charme et tendresse.

Je le comprends Colaux !

T'as pas envie d'y mettre le silencieux à ses désirs à l'Esquimaude ! Aux tiens non plus. Et ça va gicler ! Il le faut, d'ailleurs ! Aboule ta viande, tranquillement, avec confiance. Laisse-toi aller aux amours sauvages. C'est permis. L'enfer n'existe pas.

Mais après, tu passes au béguin, aux sentiments amoureux, à la tendresse. Tu en pinces pour Casque d'Or, tu l'as dans le sang. Tu l'aimes la petite.

T'en bouffes du X et de la passion.

T'en sortiras pas indemne, elle non plus, mais ça vaut la peine de s'enticher délicieusement.

Une vie sans bleus ni morsures ? Au diable !

Sandro Baguet, dessinateur, peintre, illustrateur, collagiste, revuiste.

https://www.facebook.com/pages/Sandro-Baguet/191044934260...
https://sites.google.com/site/sandrobaguet/sandro-baguet
http://www.dailymotion.com/video/x88ft9_sandro-baguet-cre...

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J'ai achevé "Les désirs de l'Esquimaude". Sensuel, sensible, une alchimie toute personnelle entre le froid et le chaud. (Communiqué par Françoise Favretto, éditrice de l'ouvrage – Claire, lectrice parisienne)

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Je ne sais si l'auteur a voulu ressembler à Georges Batailles (sic) dans une vaine tentative d'ajouter un côté "olé-olé" (sic) à ses désirs et ses perversions... Mais l'effet est vain ! (extrait) BookShellFairy, bibliothécaire par hasard (c’est sa formule et elle est heureuse) et chroniqueuse Babelio

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Je n'ai que de douces images en tête; à la lecture de ces mots, des évocations vaporeuses sous chacune des lettres, je lis et reconstruis les images aux couleurs troublantes, moi j'adhère à l'Esquimaude et à ses désirs ! Laurence Burvenich, artiste peintre, sculptrice, dessinatrice, infographiste, professeur d’arts plastiques.

http://www.laurenceburvenich.com/
http://users.skynet.be/regards/laurence-burvenich.htm
http://laurenceburvenich.skynetblogs.be/
http://www.artabus.com/french/burvenich/
http://burvenich1.rssing.com/chan-5038964/all_p1.html

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Amoureux des femmes, peut-être, mais avant tout amoureux de la langue. Pas seulement celle des femmes mais celle qui nous sert à exprimer – tant bien que mal – ce que nous avons sur le coeur, ce qui nous traverse l'esprit, les chemins tortueux du désir et l'estuaire du plaisir. Denys-Louis Colaux exprime mieux que bien toutes ces nuances du fantasme amoureux qui singularisent chacun(e) de nous. Car, dans « Les Désirs de l'Esquimaude », il est bien question de fantasme et non d'une relation amoureuse ancrée dans le réel et donc partagée. L'auteur ne laisse planer aucun doute à ce sujet lorsqu'il écrit :

« 5.
Aussi bien sûr
elle n'est rien
qu'un vague morceau d'être
errant devant le vide

qu'un ustensile humain
[...]

que la baudruche d'un phantasme
dans quoi j'insuffle tout le soûl
de mon harmonium affolé
[...] »

Que celle qui n'a jamais fantasmé lui jette la première pierre ! L'imagination des femmes ne se borne pas au chaste baiser du Prince Charmant, il suffit de lire des auteurs comme Anaïs Nin, Erica Jong, sans compter les témoignages de femmes recueillis par Nancy Friday, par exemple.
Une fois écartée cette peu pertinente accusation de misogynie, reste un recueil de poèmes ciselés, musicaux, élégants dans leur forme, qui font surgir des images oniriques auxquelles des notes d'humour viennent parfois se superposer de manière impromptue. Les illustrations d'Alain Adam confirment cette sensation onirique, suggérant la diversité des « esquimaudes » qui coexistent tant dans l'imaginaire de l'auteur que dans celle du lecteur. J'ai éprouvé du plaisir à lire ces poèmes et j'aurais trouvé déplorable que cette Esquimaude restât figée dans la glace de son igloo, de son frigo politiquement correct. Jo Hubert, poétesse, plasticienne, peintre, dessinatrice, collagiste. 

https://www.facebook.com/jo.hubert
http://johub.blogspot.be/

Le trait qui mène les petits nus d’Alain Adam entrait en correspondance intime avec  l’écriture des poèmes. Ils se parlaient à merveille. Ils communiaient, révélant quelques-uns des différents visages de l’Esquimaude. Denys-Louis Colaux

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Peut-être que si j'avais été un homme, j'aurais pu apprécier, mais voilà, je suis une femme...  Petit-Caillou, chroniqueuse Babelio et étudiante Bibliothécaire-Documentaliste. (Ce touchant aveu nous renseigne sur le sexe des graviers. Je n'ai, ici aussi, cité qu'un court extrait. Rendez-vous sur le site pour connaître l'intégralité des commentaires.)

Là, j’éternuais de contrariété. Je me sentais un vieil Apache gainsbourien mis en joue par trois nonnes frigides et armées, des censeurs féminins musqués aux fumées de l'autodafé, des Ernest Pinard du tribunal de la rue, les trois disgrâces, les trois filandières du Babelio aboli. Denys-Louis Colaux

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J'avoue être très surprise de lire des critiques sur un livre de Denys-Louis Colaux. Que certaines pensent qu'il faut être un homme pour "peut-être" apprécier les textes qui se trouvent dans ce recueil de poésie, me donne une terrible envie de leur dire: Je suis une femme et ce, jusqu'à preuve du contraire et OUI, j'ai aimé ce livre .. Va-t-on me brûler sur la place publique pour autant ??? 
D'autres ont dû se forcer à terminer ce livre .. Mon dieu .. Mais pourquoi se faire tant de mal?? Je vous le demande ? Quand un livre ne vous plait pas, inutile de vous forcer, fermez-le, brûlez-le si ça vous chante mais n'en dégoûtez pas les autres. Vous pensez que ce sont des "histoires de fesses imaginaires, couchées sur papier"?? Je ne vois là que dans la rancœur, une vie sexuelle mal vécue ou encore un manque évident de la compréhension de notre jolie langue qu'est le français .. A chaque problème sa solution: un bon dictionnaire ET l'œuvre complète du Marquis de Sade devraient, en effet, pallier tous ces petits problèmes. Angel sur Babelio (Je signe, je ne me cache pas derrière un pseudo)

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Il m'a fallu une semaine pour lire Les désirs de l'esquimaude (mon nom est synonyme de tortue), me jetant sur internet pour voir la définition des mots inconnus qui enrichissent désormais mes petits savoirs.L'esquimaude a réchauffé mon âme de femme à facettes, celle qui aime qu'on l'envoûte, qui dit oui à Don Juan, le mercredi, parce qu'elle est libre ce jour-là ! Et les retrouvailles avec Lhasa, le livre ouvert au hasard, esprit qui chante aux esprits, l'amour désespéré comme on l'adore.Qu'elle est rare la poésie qui sait parler de l'amour de la femme à la femme, dans son oreille vers son coeur, à sa compagne, assurée d'être aimée parmi toutes. La couverture me rappelle le corps nu photographié d'une de mes 4 soeurs partie jeune. Nous avons été modèles pour peintres et photographes en des temps lointains et les dames dessinées par Alain Adam font sourire les souvenirs de nos corps surpris par l'oeil de l'artiste. Conquise donc. Je ferai lire les textes dans mes cours de théâtre, où j'aime proposer un poète d'aujourd'hui. Je ris d'avance des yeux écarquillés des régents ou futurs bibliothécaires. Denys-Louis Colaux, un amoureux qu'on aime. Doroui - Babelio

25/11/2013

a allard 1.jpgLES DÉSIRS DE L'ESQUIMAUDE de Denys-Louis COLAUX (Atelier de l'Agneau, 2013)

Chair poèmes

On néglige trop les vertus érotiques des climats polaires ou de la saison hivernale, quand les corps corsetés, enlainés, sont soudain pris d’un besoin de se libérer de leur fatras de vêtements pour se livrer au frimas, à la neige, au risque de la pneumonie, de l’embolie poétique.

Il y a de cette folie, de cette déraison en prise directe avec une aspiration à se détacher des contraintes, stylistiques ici, dans Les Désirs de l’Esquimaude qui donne par ailleurs, à chaque poème, si ce n’est à chaque vers, le sentiment de réinventer la langue, et la femme. Non seulement une poésie claire et riche, sans afféterie mais non sans nuances, mais surtout une poésie qui inclurait toute son histoire dans le temps même où elle s’écrit. Une poésie qui ne craint pas de faire résonner les mots comme, entre autres, opale et épaule, canopée et copeaux, asphodèle et foulque, phlox et fauvette... Mots rares et beaux qui renvoient à de non moins délectables réalités. Allez voir la plaque frontale blanche de la foulque ou les fleurs délicates du phlox !

Une poésie qui lie amour et lecture, peau et page, qui se veut le mariage du gel avec le charbon.

Une poésie qui puise dans le lyrisme la matière concise de son verbe car le lyrisme est coupant comme le gel, il ne faut pas le garder longtemps sur la langue.

On peut lire de nombreuses formules troublantes dictées par la chair et l'âme féminines dont voici un échantillon, un raccourci forcément arbitraire: le temple des hanches ... l’aisselle en nage de Joyce Mansour ... le délicat danger de ton  visage ... le linge mouillé de son âme ... le sirop de sa salive ... les dunes lisses / de ses fesses... les ailes de tes yeux... le réchaud de ton ventre... la nuit ardente de ta chair / sur la forêt de mon poème...

Où on comprend que le poète – et son lecteur ? – n’a au fond besoin de rien d’autre que le corps nu sacré et musical / d’une femme pour établir toutes ses liaisons au monde.

Sont convoquées à cette fête des sens les figures de peintres et de musicien(ne)s, comme si l'Amoureux des Arts ne pouvait les laisser en dehors de la célébration : Modigliani, Dufy... mais aussi l’archet merveilleux de Jacqueline Dupré (sublime fée furtive/ bel orage de lait / et de mélancolie) ou Lhasa de Sela, trop tôt disparue, à la voix de laquelle est consacré toute une section du livre.

Les œuvres, fameuses, d’Alain Adam, qui font face et écho à la poésie de Colaux, sont, dirais-je, d’un expressionnisme discret, comme si les femmes, mesurées dans leurs expressions, et impudiques dans leurs positions, retenaient leurs désirs aux élastiques des vers.

Dans la préface, le terme de truculence est avancé à propos de l’auteur. Le mot générosité, même s’il est plus banal, vient aussi à l’esprit concernant Denys-Louis Colaux qui ne fait pas rétention de mots et d’enthousiasme pour parler des  artistes qu’il découvre et fait connaître sur ses différents blogs, où il démontre une activité rare pour un écrivain de sa réputation. D’habitude, les écrivains de cet ordre sont plus économes de leur production journalière, comme ces trop bons élèves qui cachent d’une main leur feuille jusqu’à la remise des copies...

Mais c'est comme si, pour Louys-Denis Colaux, les livres papier ne pouvaient contenir toute sa verve, son besoin de rendre compte de toutes les créations qu’il admire dans des domaines artistiques divers et qu’il se devait d'employer tous les moyens de diffusion mis à sa disposition.

Ainsi, pour ce présent recueil, qui est sa Centaine d’amour, on compte plusieurs sections, qui sont à elles seules des mini-recueils, agencées en une dramaturgie, en un opéra, comme c’est écrit en préambule. Justement, pour entrer dans ce livre fourmillant, on prendra soin de lire (avant, pendant ou après) la préface dense, signée Otto Ganz, bien à l’image du livre dont elle ouvre la voix.  

Éric Allard 

http://lesbellesphrases.skynetblogs.be/archive/2013/11/25...

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Parce que l'ensemble, justement, est inventif, surréaliste, blasphématoire et terriblement tendre... un grand poème qui respire. Eric Brogniet, poète, directeur de la Maison de la Poésie de Namur, académicien.

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89ric_Brogniet
http://www.mplf.be/auteurs/auteur.php?id_auteur=42
http://www.ecrivainsbelges.be/index.php?option=com_conten...

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Cher Denys, je suis émerveillée. Chaque phrase me coupe le souffle. Tant de beauté. Merci. Jack Ross, désarmante collégienne à l'école buissonnière de la vie.

https://www.facebook.com/messages/jack.ross.9849

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Je viens de recevoir le livre de poésie de Denys-Louis Colaux ... je dois avouer sincèrement que le langage de la poésie n'est pas ce que je préfère lire. Je l'ai feuilleté ... et de page en page ... j'ai savouré cette ode anacréontique dédiée à la femme, Denys-Louis m'a fait partager son univers .. un homme qui aime les femmes et qui par les mots les vêt de sensualité et de beauté. " Pendant que son cœur roule, elle penche sur moi sa gorge de gelée". Cette symphonie est illustrée par les dessins à l'encre de Chine d’Alain Adam et ces femmes très sensuelles, dénudées s'acclimatent... très bien avec notre belle Esquimaude … sincèrement, j'ai adoré ce livre.  Wendy Thibeaudeau, plasticienne, photographe, pop art icône parisienne.

 https://www.facebook.com/wendy.thibaudeau
 

Un article de Vincent Tholomé

Références : http://lacompagniedugrandnord.wordpress.com/author/vincen...

DES CORPS NUS, SACRÉS ET MUSICAUX (à paraître dans "Le Carnet et les Instants" n° 180)

a tholomé.jpgLes Désirs de l’Esquimaude ? Douze suites de poèmes, non pas « érotiques » mais d’amour. De volupté, même. Car, ici, les corps dénudés, le balancement des hanches, la chaleur des cuisses, « le plus beau cul que la terre eût conçu », ne sont que des prétextes. Des « véhicules » transportant le poète-narrateur ailleurs. Lui permettant de jeter « la vie / un instant / au-dessus de la canopée ». Lui permettant de se consoler « de la laideur / de l’univers / de (lui)-même / des hommes ». Se déroule alors devant nous un tapis sans fin de vers baroques, de métaphores improbables où tout se mêle et s’échange : l’animal et le végétal, le trivial le plus trivial et le précieux le plus précieux. C’est que la langue de Colaux est généreuse. Convie à la fête des corps la création toute entière, dirait-on. Qu’elle soit naturelle, picturale, musicale ou littéraire. Les Désirs de l’Esquimaude grouille de références. De mots rares. D’images poétiques fortes. Le but de tout cela ? Réenchanter. C’est que, malgré ses références indubitablement contemporaines ou modernes – on croise ainsi, au détour d’un vers, Jimi Hendrix, Raoul Duffy, Joyce Mansour et autres réenchanteurs –, il y a du poète ancien, très ancien, chez Colaux. Impossible, pour ma part, de lire ces Désirs sans penser aux textes sacrés. Cantique des cantiques en tête. Même envie, alors que l’amoureuse au fond « n’est rien / qu’un vague morceau d’être / errant devant le vide // qu’un ustensile humain », d’insuffler aux corps aimés « tout le soûl / de (son) harmonium affolé ». Même envie de joindre les expériences – réelles, vécues ou fantasmées – de l’extase et de la volupté à la poésie. Même envie de transporter. Par le plaisir des sens à mettre en bouche, à dire comme un chant. Pour faire entendre encore, à nos oreilles de chair et à nos corps tout en os, la douce musique des sphères.

 Anne-Marie Beeckman

(poétesse, éditrice, revuiste, elle fut la compagne du poète Pierre Peuchmaurd, l'un de mes poètes favoris, plusieurs fois cité dans mon ouvrage)

Quel joli livre et comme il donne du bonheur ! Des femmes inventées, cette Esquimaude ? On y croit bien souvent. Je veux croire à l'Esquimaude. J'aime superlativement les Accessoires métaphysiques. Seul petit bémol de tout l'ensemble : Orchestre de son corps que je trouve trop "voulu". Mais peut-être la clef de votre poésie est-elle dans les deux derniers vers de votre Dernier poème d'amour. Auquel cas il y a bien lieu de vouloir. Je vous remercie de croiser à plusieurs reprises la poésie de Pierre avec la vôtre. "Croiser" comme des chevaliers qui partent en croisade. Croisade d'amour, il va sans dire.

Mon vieil ami, le voyageur et musicien Marc Nacthergaele m'adresse cet aimable message : 

Cher Denys, avant de partir en Inde, je t'envoie un lien avec le morceau de musique que j'ai composé pour "Accessoires Métaphysiques " de ton très bon livre" Les Désirs de l'Esquimaude". J'espère qu'il va fonctionner. La musique n'est pas très longue mais c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce passage du livre.

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J'aime énormément "les Désirs de l'Esquimaude", un vrai bonheur ! Toutes les femmes adoreraientqu'on leur parle comme cela ! Je voulais vous faire ici de "belles remarques" mais les mots memanquent !!!...je ne sais pas dire....... pardon ! Merci encore mille fois. Je me permets de vousembrasser amicalement .  Virginie Broquet (Voilà un avis qui me tient très à cœur, un avis, à mes yeux, très important, j'éprouve un grand bonheur à le faire figurer ici, comme une fragile apostrophe de grâce) -https://www.facebook.com/virginie.broquet.3?fref=ts

12/03/2014

Une lecture des Desirs de l'Esquimaude par Marc Nachtergaele

Copie (2) de A a a a CouvEsquimaude4.jpgMon vieil ami, le voyageur et musicien Marc Nacthergaele m'adresse cet aimable message : 

Cher Denys, avant de partir en Inde, je t'envoie un lien avec le morceau de musique que j'ai composé pour "Accessoires Métaphysiques " de ton très bon livre" Les Désirs de l'Esquimaude". J'espère qu'il va fonctionner. La musique n'est pas très longue mais c'est ce que j'ai ressenti en lisant ce passage du livre.

J'ai écouté cette pièce avec le plus grand intérêt. J'ai été surpris et charmé. Sur une rythmique stable et presque hallucinatoire, cette évocation musicale m'a paru singulière, légère, exotique et comme habitée par une dansante solennité. Cette évocation inattendue a pour effet chez moi d'ancrer le pas de mon Esquimaude dans le présent, dans le sol d'aujourd'hui.  

https://dl.dropboxusercontent.com/u/62811067/1%20M%C3%A9t...

En prime, une magnifique photographie prise par Marc en septembre 2013 au Sri Lanka et qui nous indique, sans le moindre doute, ce qu'est une Esquimaude des pays chauds.

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01/10/2013

Signature de mon ouvrage

ÉVÉNEMENT DINANTAIS

Samedi 26 octobre à partir de 16.00
Libraire DLivre, Rue Grande 67, Dinant, Belgique
082/ 61 01 90 - contact@dlivre.com 
Denys-Louis Colaux (auteur)  & Alain Adam (illustrateur)

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signent leur livre "Les Désirs de l'Esquimaude"
paru aux éditions de l'agneau, Saint-Quentin de Caplong, France

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Quelques illustrations et un poème de l'ouvrage

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Parmi les grappes de glycine
les palmes penchées des dattiers
la chorégraphie des cèdres au vent
je voyais
au loin
derrière
la scène soluble de la mer tiède
blancs et bleus
tremblés
danser les désirs
de l’Esquimaude nue

29/09/2013

Parution de mon nouvel ouvrage

Vient de sortir aux éditions de l’atelier de l’agneau :
Les Désirs de l’Esquimaude
de Denys-Louis Colaux
- douze suites de poèmes d’amour -

Alain Adam - Les Désirs de ... illustrations intérieures 2.JPG   Alain Adam - Les Désirs de ... illustrations intérieures 3.JPG   Alain Adam - Les Désirs de ... illustrations intérieures 4.JPG   Alain Adam - Les Désirs de ... illustrations intérieures 5.JPG

avec des illustrations d’Alain Adam et une préface d’ Otto Ganz
Date de publication : 25 septembre 2013
Ean13 : 9782930440675 
Prix TTC : 15 €
NB pages : 82
Disponible dès à présent
Collection : à l’encre et au crayon
Commander ici :
http://atelierdelagneau.com/spip.php?page=contact
at.agneau@wanadoo.fr

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