17/03/2016

Mahiou Naise

MAHIOU  NAISE

au vrai cirque de notre vie

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Mais bon sang, qui donc peut porter un blase aussi pourrave, aussi rébarbatif, aussi foutrement répulsif, qui donc ose, pourquoi, comment est-ce possible, où, qu'est-ce à dire, quelle heure est-il ? Il faudrait, pour qu'on tolérât cela, la circonstance atténuante soit d'une terrible maladie mentale soit d'un talent exorbitant. Nous ne connaissons pas l'état de santé de l'artiste mais son talent est exorbitant, fellinien, hénaurme, il est fameux, exaltant, festif, caricatural, détersif, grimaçant, réjouissant, carnavalesque. J'aime cette truculence, cet excès, cette férocité joyeuse, presque tendre, grand-guignolesque. Dans des adaptations boursouflées, génialement trahies, grimacées, on trouve dans le cocktail de cette peinture, un peu de Bruegel, une pincée de Bosch, un rien d'Ensor, une poignée d'Otto Dix, une influence bédéiste, un fond d'inconséquence, une dinguerie émancipée. Voilà à quelle sauce cette Mahiou Naise mange notre belle société, elle la regarde dans le blanc sale des yeux, le jaune, avec un fond d'ironie, une loupe d'ironie et s'en repaît, comme un ogresse. de pauvres petits orphelins perdus. Oh, la vilaine, la judicieuse, la pertinente, l'énormément maboule, oh, le jubilatoire appétit ! Sous le pinceau de l'artiste, ce monde tourne risiblement dans sa galerie des glaces grossissantes, dans ses excès, ses fonds d'huile ! Mais d'où vient que soudain on se sent attendri, touché, attristé, concerné ? De ceci ! Dans cette entreprise picturale, le désastre humain n'est pas mis de côté, il est cité à comparaître, même tordu, étiré, chiffonné, plaisanté, il est là, terrible, il nous ressemble au-delà des courtoisies de sa déformation. C'est notre cirque, ce sont nos pitreries, nos désarrois, ce sont nos naufrages, nos épaves. Ce sont, dans ces contorsions expressionnistes, nos anges affalés, nos lanternes intérieures soufflées, nos certitudes ébranlées qui tanguent, qui tirent la langue, qui se dégonflent. C'est le rire et l'autre côté du rire. Son autre versant. A vol d'oiseau, ils semblent si proches. Mais notre oiseau, il se pourrait qu'on l'ait naturalisé. Empaillé. Qu'on ait réglé son sort à la broche. Ce blase déplorable de Mahiou Naise nous apprend essentiellement, bien sûr, que l'artiste est dans le jeu et que l'importance n'est pas à son goût, l'artiste est du côté du hareng saur de Charles Cros, d'un côté d'où on échappe définitivement à la crampe et aux poses du sérieux. Mais l'artiste n'échappe pas aux griffes du talent !

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