10/03/2014

Maud Dardenne

    M a u d    D a r d e n n e

https://www.facebook.com/pages/Maud-Dardenne-Meyou/237708... 

     a mauda da grossesse.jpg    a mauda da fl.jpg    a mauda da fillette.jpg

a maud picture.jpgMaud Dardenne est née le 9 avril 1972 aux Lilas (Seine Saint-Denis). Elle dessine dès sa toute petite enfance. Au cours de sa scolarité, ses enseignants lui conseillent de faire une école d’art. Elle entre à l’école SORNAS où elle découvre la peinture. Elle y étudie durant quatre ans et sort avec un Bas Pro Graphisme. Elle entre dans la vie active et travaille comme graphiste pour la Vallée de la Seine (78) où elle réalise divers travaux entre 1994 et 2002 comme des décors de théâtre, des affiches, des expos, des performances, elle donne également ses premiers cours d’arts plastiques pour l’association Octopus Graphisme en collaboration avec la Médiathèque et le Centre culturel des Mureaux (78). Elle œuvre également dans les squats d’artistes de Paris Bourse de Paris, rue de Rivoli et Matignon. Elle y fera plusieurs expositions et performances. Cela lui permettra de travailler en collaboration avec des danseurs, des musiciens et d’autres plasticiens. Elle s’installe ensuite à Marseille et travaille avec deux associations franco-allemandes pour lesquelles elle donnera des cours d’arts plastiques pour l’association Shebba à Marseille et l’association Landesjungenfarranat à Dresde en Allemagne. Elle exposera et fera des affiches pour Shebba sur le thème « Regards croisés sur les discriminations » de 2002 à 2004. Elle part vivre en Lozère pour élever sa fille pendant trois ans, cependant elle continue à travailler notamment pour l’association L’Arbre Seul (48), résidence d’artistes où elle expose avec des artistes et des artisans du canton Pont de Montvert. Elle y donnera des cours d’arts plastiques de 2003 à 2006. En 2007, elle s’installe à Uzès (30) où elle continue toujours d’enseigner, elle y a ouvert récemment avec sa collaboratrice un lieu où elles exposent toutes les deux, lieu situé au 7 rue saint Théodorit et nommé l’Atelier en chantier.

MD b.jpg

Pour faire connaissance avec l’artiste, écoutons-la s’exprimer : « Peindre, c’est aimer à nouveau, c’est encore être surpris par les intimes secrets qui me relient à mes contemporains, à mes ancêtres, à mes agencements d’idées. Mon travail consiste à reprendre le premier métier du peintre, celui de portraitiste. J’y apporte mon interprétation. Mon inspiration est influencée par le Japon auquel je rends hommage. L’amour, la nature, les femmes, qu’elles soient petites ou grandes, leurs évolutions sont mes thèmes préférés, je les sublime pour faire de leur quotidien un voyage vers la douceur et la poésie. »

Oui, Maud Dardenne, outre le remarquable talent pictural qu’elle a développé, est un être gracieux, délicat et sensible. Même sa sensibilité est douée, sa sensibilité a du talent. C’est une sensibilité supérieure, parfumée, distinguée. Amie pensive et attendrissante des fleurs, de la couleur, du charme de l’art nippon, amie de la vie, de la rêverie des filles et des femmes, elle compose un monde enchanté, paisible où l’âme peut respirer, où l’esprit peut papillonner parmi les pétales, le pollen, les mésanges, les papillons et les idées volatiles. Je l’ai aimée immédiatement parce que c’est une chercheuse de grâce et que par l’élégance raffinée de son trait, par ses couleurs, par la beauté paisible et savante de ses compositions, c’est une trouveuse de grâce. Avec Maud Dardenne, à mille lieues de l’exaspérante innocence qu’on prête aux enfants et aux poètes demeurés, nous sommes dans le désir de la grâce, nous sommes dans la formidable aventure de l’invention de la grâce. Il y a dans cette artiste une superbe Dona Quichotte, une poétesse qui ferraille avec ses pinceaux, qui a, je le pressens, affronté de grandes épreuves, qui renverse d’affreux monstres de scepticisme, de grands édifices de laideur pour créer du beau, du charmant, de l’enchanté. Il y a en elle quelque chose de Gauguin, de Séraphine Louis, il y a quelque chose qui n’appartient qu’à elle, qui résulte d’une conscience perforante mais qui veut, qui réclame autre chose que le constat d’une fatalité ou d’un désarroi existentiel. Il y a une femme qui peint délicieusement, savamment des filles, des femmes ravissantes, splendides parmi des fleurs magnifiques, qui peint des natures mortes qui exhalent la vie, les fragrances délicates, la fête des couleurs. Il y a le merveilleux, l’entêté, l’obstiné, le poétique pari des fleurs de Maud Dardenne, il y a le pari et le choix du beau. Avec des moyens et des résultats d’une beauté qui me figent d’émotion. Je m’incline respectueusement, affectueusement  devant la belle exception que représente Maud Dardenne. 

a mauda da femme.jpg

a mauda da blanche.jpg

a mauda da baroque.jpg

a maud da fleurs.jpg

08:11 Publié dans Maud Dardenne | Lien permanent |  Facebook |