18/11/2014

Resa Rot encore et encore

R e s a    R o t

Beauté d'une artiste

On connaissait Resa Rot comme photographe, la voici modèle. Sublime là aussi. Raffinement, poésie, singularité, féminité splendide, maîtrise, écriture graphique, justesse technique, Rot, de quelque côté de l'objectif qu'elle se trouve, ne cesse de me surprendre et de m'enchanter. Il y a du bonheur, de la joie à se promener dans le somptueux imagier où elle trône avec majesté. La voici magnifiquement photographiée par des artistes doués. J'aime ce noir & blanc qui va des feutrés gris et subtils à une ardeur, une incandescence du noir. Resa Rot est définitivement parmi mes prédilections. Je recommande la visite exhaustive des espaces où ses photographies sont visibles. 

http://denyslouiscolaux2.skynetblogs.be/resa-rot/
https://www.flickr.com/photos/maerzblut/
https://www.tumblr.com/search/Resa+Rot
http://www.sensual-photography.eu/portfolio-uk-resa-rot-1...
https://www.facebook.com/resa.rot

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MC FISHER

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ALEXANDRA DUSIN

19:54 Publié dans Resa Rot | Lien permanent |  Facebook |

02/10/2014

Resa Rot

R E S A    R O T

l'art de toucher à l'essentiel ou de l'inventer

Avant de découvrir le travail de l'artiste Resa Rot, découvrons-là d'abord représentée par quelques collègues talentueux.

Quatre portraits de Resa Rot

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Anja Zenker - Michel Picard - Victoria Knobloch - Victoria Knobloch

Où donc ai-je eu vent de Resa Rot ? Là-bas, dans les eaux de Nicole Fily et François Rommens, orpailleurs en pépites de lumière.

Chez Resa Rot, j'aime l'esprit d'aventure, l'originalité, cette présence de la fenêtre et de l'obscurité. La présence et l'isolement, ensemble, presque, comme deux oiseaux sur la même branche. L'appel du large et le recroquevillement. La tension comme signe d'urgence et de vie. J'aime ces femmes au miroir, fenêtre ouverte sur soi.

L'univers de Rot, très centré sur l'individu seul, essentiellement la femme (mais pas seulement) est extrêmement habité. Il s'y joue, - sans démonstration, avec un art élaboré et très discret de la mise en scène -, toutes les scènes des grands drames existentiels. Et la vie dans ses terribles variations : son âpreté, ses dangers, ses tourments, ses émissions de lumière, sa grâce, son perpétuel sablier rotatif, l'enfer derrière la porte, un rendez-vous au paradis. Je vois cela dans les galeries de Rot. Nous ne sommes pas dans le lieu de l'anecdote ou du joli, nous entrons dans un univers intense, ardent, total. 

J'aime aussi, chez Rot, ces femmes qui fument avec majesté et désinvolture. Peu d’œuvres, pas dirai-je, ont la beauté physique et métaphysique d'une femme qui fume. Et là-dessus, la désinvolture est la forme suprême de l'élégance, son taffetas. 

Moi, j'ai cessé de fumer, presque. Le geste me tente encore, la prière, l'émission d'encens. Ces icônes de fumeuses en grâce me ravissent. Foutez, pour le spectacle d'une beauté qui fume, tous les couchers de soleil par-dessus bord. Clichés sordides devant l' ampleur de l'oeuvre d'art. 

Il y a cette rotation de l'être dans l'image, ce cercle qu'il opère dans l'espace comme la métaphore de son errance et/ou de sa quête, la métonymie de sa marche. Et dans ce mouvement, comme les lumières sont essentielles. Il y a ici, - dans la capture de la lumière et dans son rendu, dans son cisèlement -, des merveilles qui me tirent des sourires de ravissement et de contentement. Je regarde, ému, enchanté, j'opine, je dis : "oui, vraiment, une sorcellerie sublime ! ". 

Le genre de nostalgie capturée par Rot, - une nostalgie pleine, tendre, qui frémit dans le silence, dans l'absence peut-être - me plaît. Je reste longtemps dans la contemplation de ces femmes pensives et mélancoliques et puis soudain, un sourire splendide apparaît. Il y a ici un tour des sentiments, un tour des éclairages intérieurs, un tour du visage promu phare, un tour du monde de l'être. 

Certaines photographies de Rot affirment. Elles sont catégoriques, concises, presque frontales : "Je suis là, je veux être là !". Et plus encore : "Je suis un sujet présent, singulier, unique !". Il me semble même qu'elles déclarent : "Je te vois !". Oui, il y a souvent une densité formidable de la présence. C'est troublant, c'est beau, délectable et précieux. Il y a une once de magie qui opère. 

Il y a de l'expressionnisme ici, et puis, dès que j'ai écrit cela, je renonce à identifier des sources tant tout me paraît singulier et original. C'est l'être dans tous ses états, de l'abandon au tressaillement de joie que je reconnais et que j'adopte dans l'oeuvre. De la présence affirmée, rayonnante ou tragique à la presque disparition. De l'évidence à la presque évaporation.

Je me sens ici parfaitement à l'aise, dans un espace subtil, intelligent et exigeant. Parfois secoué par des images sismiques, brutales. L'univers de Rot me laisse sur une impression de poésie et de force, une sensation d'humanité frémissante, un zeste de désespoir, une étincelle de fête, il me laisse aussi sur une rassérénante impression de culture.

J'ai vu ici des visages qui sont comme des présences au hublot de ma vie, de petits astres humains descendus à ma fenêtre pour favoriser mon questionnement sur l'autre et sur moi. Pour me rappeler aussi que l'image de l'autre, c'est une présence précieuse, fragile, pour me remettre en mémoire que l'image de l'autre, lorsqu'elle est ainsi conçue, c'est aussi le témoignage de quelque chose de sacré. 

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Vous pouvez approfondir votre connaissance de l'oeuvre en découvrant le passionnant espace facebook de la photographe : https://www.facebook.com/ResaRotFotografie 

Je suis, en fin septembre 2014, de retour dans les albums de Resa Rot (ce nom si sonore est conçu pour être mémorisé). J'y reviens avec bonheur et je fais des découvertes superbes. Les jeux spéculaires sont ravissants et profonds, ils embaument la sonate et le poème, ils donnent l'impression une lenteur ample qui est celle de l'art. J'insisite pour qu'on aille voir toutes les photographies que Resa Rot dépose dans l'espace Sensual Photography :

http://www.sensual-photography.eu/portfolio-uk-resa-rot-1...

En revoyant mon papier au moment de rédiger une extension, je m'aperçois que je n'ai pas pris en compte les couleurs de Resa Rot. C'est un oubli regrettable car on va voir qu'il y a des pastels et des couleurs superbes, languides, mélodieuses. Oui, à nouveau, la parenté entre la photographie et la musique m'apparaît. Et les parfums sont là, tout prêts à s'offrir subtils et vaporeux. Conçus avec le sens de la composition d'un peintre, certaines œuvres semblent nager dans le temps. Les ambiances feutrées, traversées de voiles (la femme au loup, par exemple, deuxième de notre nouvelle sélection) semblent former les jeux de dimensions d'une émotion qui apparaît et s'ajuste lentement. Dans les couleurs, j'aime cette invention d'un presque mimétisme entre la femme et le lieu, tout le génie tenant dans ce presque, petite merveille pleine de nuances, de premiers plans délayés laissant une empreinte feutrée de couleur. J'ai été ravi, séduit par un magnifique visage de femme aux yeux clos (cinquième photographie) et constellé de grains de lumière. Etat supérieur de la photographie. Je prends le temps d'évoquer l'une ou l'autre photographie mais, en les sélectionnant, en les recueillant, je me perdais, pour chacune d'entre ces images, en longues et agréables rêveries. Avec cette certitude qu'un être doué, comme l'est Resa Rot, ne cesse de vous surprendre, de vous conquérir par de nouvelles trouvailles, de nouvelles approches, mais surtout, par la formidable richesse, les ressources infinies et subtiles de son nuancier. Ici, le gros plan ou le plan large opèrent avec magie : le gros plan est épanoui, traversé par des ponctuations originales et heureuses, des combinaisons de haute couture, les plans larges aux décors soignés sont des merveilles écloses avec le secours de l'art autour d'une fleur centrale idéalement disposée. Ici, dans ce lieu de création fécond et raffiné, un peu de divinité reste prise après les femmes. 

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