08/11/2014

Svetlana Kurmaz

SVETLANA KURMAZ

un supplément d'âme

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Toutes les oeuvres présentées dans cet article sont la propriété de leur auteur, Svetlana Kurmaz

Prélèvement de quelques éléments biographiques :

a svet 1.jpgSvetlana Kurmaz est née en 1962 et a grandi à Krasnodar, une ville au sud de la Russie, près de la Mer Noire. Diplômée de la Faculté d’Art de l’Université de Krasnodar, elle y a été invitée en tant qu’enseignante et maître de conférences. Au terme de sept années de cette expérience, après la rencontre d’Alexandre Sokht, elle interrompt sa carrière à l’université et aborde une nouvelle ère de sa vie : être pleinement une artiste.

Depuis 1988, elle est engagée dans des expositions, au départ, essentiellement dans sa région. En 1992, avec un groupe de jeunes artistes, elle expose à quelques reprises à Moscou : « 37 œuvres », « Collection Russe, Fin du vingtième siècle » à la M’Ars Galerie, « 48 œuvres » à la Maison Centrale des Artistes, après quoi, Svetlana, avec Alexander Sokht, va s’établir à Moscou.

Suite à une exposition, après avoir rencontré l’artiste italien Elide Cabassi, Svetlana inaugure dans sa vie une « période italienne ». Elle apprend l’italien et prend part aux expositions suivantes : « Incontro », avec Elide Cabassi, à la Maison Centrale des Artistes à Moscou en 1993, « One-Man Show » à la Galerie L’Immagine , en 1993, à Florence, en Italie, « Ludi », avec Alexander Sokht, en 1994 au Centre international des étudiants Giorgio la Pira, à Florence, en Italie, elle est lauréate du Concours « Libera L’Idea » à la Galerie L’Immagine, en 1993.

a svet 2.jpg« Moscow’s Station » dure pendant 10 années. C’était une période intense et très créative durant laquelle Svetlana avait à peu près une exposition personnelle annuelle à Moscou : « Arbres rouges », 1995, M’Ars Galerie, « Ad Hominem », avec Alexander Sokht, Russian State Art Library, 1996, « Two Good Ones », avec Sokht, à la Maison Centrale des Artistes, 1997, « Le secret est une fleur rouge », Galerie Vostochnaja, 1998, « Island of Apples », avec Sokht, Galerie A-3 en 1999,  « One-Man Show » dans la Maison Centrale des Artistes, 2003. Elle participe ensuite à l’International Art Fairs : « Art Manege » en 1996 et en 2003 et « Art Moscow » en 1999 et en 2004. Mais elle prend également part à des expositions collectives avec la Galerie M’Ars et la Galerie Vostochnaja, elle est membre de deux groupes d’exposition très importants à Moscou : elle participe à Moscou au sein de ces groupes à « Area of Happiness » et « 20 Parallels » au Musée d’Art Contemporain de Moscou et à l’Ambassade de Suède. Elle participe encore aux ventes aux enchères de charité « Peter Batkin & Philips, de Pury & Luxembourg », vente aux enchères de l’Art russe contemporain en 2002-2003, et aux ventes aux enchères d’Art russie avec le soutien de Christie’s. (Ci-contre : Travel notes, Abigail Diary, huile sur toile, 100x70 cm, 2013)

Svetlana a également fait  son entrée en Europe, d’abord à l’Emmanuel College de Cambridge en Grande-Bretagne en 1994, puis à Munich (exposition personnelle sous le patronage de Nicolaus et Caroline von Grundherr) en Allemagne, ensuite successivement à la Galerie russe et à la Collection russe du palais des nations de Genève en Suisse, au Centre culturel russe à Luxembourg, et, avec Alexander Sokht, elle fait en 2000 partie du programme  « Artiste en Résidence » à « La Belle Auriole », sous le patronage d’Hélène Michi, en France. Elle est aussi de quelques expositions collectives au Luxembourg (Galerie Schortgen), 2001 et en Allemagne, au Kunstatleirhouse Mengerzeile, à Londres, à la Hay Hill Gallery, en 2002. Elle est conviée à « Euroart 2000 » à Barcelone.

En 2003, Kurmaz et Sokht quittent Moscou pour s’établir à Prague où ils ouvrent leur propre galerie, la XP Galerie en 2004. Là, à raison de quatre fois l’an, ils proposent des expositions. Pour tout complément d’information relatif à la biographie de Svetlana Kurmaz, on se référera à ce line qu’elle nous indique : http://xpgallery.com/pages/svetlana-kurmaz-bio.

(Pour les éléments biographiques repris dans cette présentation de l'artiste, j’ai essentiellement prélevé mes sources in http://artodyssey1.blogspot.be/2011/03/svetlana-kurmaz.html )

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Equilibriste, huile sur toile, 100x70 cm, 2013 - Marionnette, huile sur toile, 100x80 cm, 2013 - Portrait of a young Lady with a brooch, 50x35 cm, 2013

Ce que nous pensons d’elle :

Il y a chez Kurmaz, avec la formidable exigence de l’élégance, une sorte de candeur adulte, le maintien d’une ingénuité noble, un état presque oxymorique de la candeur ayant fait la rencontre de la sagesse et de la maîtrise. Le trait est d’une finesse et d’une subtilité d’orfèvre ou d’araignée tisserande. Cette fragilité précieuse exhausse le pouvoir de captation des créations de l’artiste. Il y a ce mélange incompréhensible et qui opère à merveille entre la légèreté et l’inoubliable, entre le frôlement et l’indélébile. La grâce de la poésie est avec ces femmes aux regards qui, même parfois légèrement penchés, ont un singulier pouvoir d’hypnose tranquille.

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Summer bird, huile sur toile, 100x70, 2012 - Girl with a telephone, huile sur toile, 100x70 cm, 2012 - Domino, huile sur toile, 100x70 cm, 2013

Dans sa note biographique, il est écrit ceci : L’orientation esthétique et philosophique de sa création peut être qualifiée de « réalisme métaphysique » à l’intérieur de quoi la couleur profonde est combinée à l’image-symbole dans une vibration entre les mondes objectifs et subjectifs.

Chez Kurmaz, il y a bien l’invention d’un espace, une suspension de l’espace. Oui, il advient dans la contemplation de l’œuvre que l’on se trouve dans cet espace poétique entre le vrai et le rêve, entre le réel et le rêvé, entre l’ingénuité et la lingerie, entre la dignité et l’exquisité, entre l’instant et la durée, le présent et le passé, entre la présence et la solitude, entre la distinction et l’isolement.

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Young Lady in french stockings, huile sur toile, 100x50 cm, 2013 - La Petite, huile sur toile, 37x27 cm, 2013 - Domino, huile sur toile, 100x70 cm, 2013 

Ces femmes nous invitent à franchir un seuil, elles nous escortent dans l’histoire de la peinture. Ces beautés étranges sont les hôtesses d’un musée que Kurmaz ne cesse d’inventer. Un incroyable musée qui s’ouvre dans le temps des Primitifs Flamands et s’avance vers Amedeo Modigliani, Marc Chagall, Jules Pascin ou Pablo Picasso. Ces femmes font javelle dans l’histoire de l’art. Des javelles inédites, formidables. Les fleurs féminines de Kurmaz sont un présent somptueux, une invention considérable. De les regarder m’aide à vivre et à respirer. Je sais à présent qu’elles étaient au nombre de mes aspirations secrètes dans le temps où je n’avais pas eu vent d’elles. On doit beaucoup à un artiste à qui l’on est redevable de ceci.

Ce ne sont ici jamais des corps ou des couleurs  qui s’imposent, qui prennent possession de l’espace, la saisissante présence des femmes de Kurmaz est démultipliée en raison même de cette qualité de suspension qui les caractérise : ce sont des bijoux volatils, elles ont le poids des papillons, la densité du vent. Mais les voir, c’est les recevoir, c’est les faire entrer dans la permanence. Dans l’instant de permanence de notre vie. Nos lumières intérieures se prennent à de tels vitraux, à de tels et indispensables vitraux. Il faut, pour orner nos ciels intimes, pour leur donner vie et sens, des oiseaux de cette nature.

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Un cadeau, huile sur toile, 100x50 cm, 2012 - Lady with pear, huile sur toile, 100x80, 2012 - Girl with a pear, huile sur toile, 100x80 cm, 2012

Il y a une lumière Kurmaz, changeante, subtile, pleine de nuances et comme sortie d’un climat doucement tempéré : rien ne se fait en force chez cette artiste délicate. Même ses beaux reliefs de couleur sont si intimement concoctés et liés que tout opère d’une onde paisible. Rien ici ne cherche à inquiéter. Et le trouble que génère l’œuvre agit comme les parfums subtils. C’est au niveau de son essence, au niveau de l’âme que le regardeur perçoit le charme que l’œuvre exerce sur lui. C’est ce qui est bel et fragile en lui, c’est ce qui est frêle et sensible qui est mis en mouvement, profondément ému. L’œuvre vient au regardeur derrière ses barricades, derrière ses grimaces, ses masques, ses emplâtres, ses prothèses, au-delà de ses pilotis et de ses soutènements, là où il y a un peu de cristal et d’eau propre.

Il y a du vrai à sa palette, il y a du miel et du nuage dans ses pinceaux. Ces femmes nous disent qu’elles sont la fragile orée de quelque chose. L’incipit d’un poème. Un lieu à partir duquel nous réapprenons à vaciller et à frémir.

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La Mademoiselle, huile sur toile, 50x35 cm, 2012 - Ginger Girl, huile sur toile, 37x27 cm, 2013 - Profile, huile sur toile, 65x40 cm, 2013

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La Petite Baigneuse, huile sur toile, 37x27 cm, 2013 - Sitting Model, huile sur toile, 37x27 cm, 2013 - Girl with chili peppers, 2013

 

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